« Ça nous met dans la merde »: les rappeurs Bigflo et Oli « bloqués à Dubaï »

Les deux rappeurs toulousains Bigflo et Oli expliquent, sur les réseaux sociaux, être coincés à Dubaï depuis le début de la guerre en Iran.

Comme eux, de nombreux Français se sont retrouvés bloqués par la guerre en Iran. Dans une vidéo postée sur leurs réseaux sociaux, les rappeurs toulousains Bigflo et Oli expliquent être coincés à Dubaï depuis « quatre jours », alors qu’ils revenaient d’un voyage professionnel.

De nombreux vols ont été annulés après la fermeture de l’espace aérien au-dessus des Émirats arabes unis en raison des frappes iraniennes, perpétrées en réaction à l’attaque d’Israël et des États-Unis.

« Bon, on ne voulait pas trop en parler parce qu’on attendait d’avoir des nouvelles, mais on est bloqués à Dubaï depuis quatre jours », commence Bigflo, lunettes sur la tête et maillot de l’équipe indienne de cricket sur le dos.

« Au départ on était au Népal, on faisait un clip, le clip du morceau Karma« , continue l’artiste depuis ce qui semble être une chambre d’hôtel.

« Ça nous met dans la merde »

Sur la route du retour en France, le duo, qui doit sortir son prochain disque vendredi 13 mars, n’a pas pu aller plus loin que Dubaï. « Malchance, on était en escale deux heures, et on s’est retrouvé à l’aéroport, ajoute Oli. Rien de très grave, on entend juste des missiles des fois et on sent qu’on est en sécurité quand même, mais ça fait bizarre. »

« Ça nous met dans la merde, on avait des promos, des trucs comme ça », ajoute-t-il, complété par son frère: « On vous le dit parce qu’on est en train de décaler des trucs pour la promo de l’album, on est à dix jours de la sortie et on est dans la merde. »

Comme eux, plusieurs personnalités françaises ont pris la parole sur les réseaux sociaux pour expliquer qu’ils étaient bloqués aux Émirats arabes unis, notamment l’ancienne Miss France Élodie Gossuin ou l’animateur Vincent Moscato.

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Aux Etats-Unis, un père reconnu coupable après la tuerie commise par son fils dans un lycée de Géorgie

Colin Gray, père de Colt Gray, le tireur du lycée d’Apalachee de 14 ans, lors de son procès au tribunal du comté de Barrow à Winder, en Géorgie, le 3 mars 2026. ABBEY CUTRER / AP

Le père d’un adolescent américain qui avait tué quatre personnes dans le lycée qu’il fréquentait a été reconnu coupable, mardi 3 mars, de meurtres et homicides involontaires, dernière affaire en date dans laquelle des parents doivent répondre d’une tuerie en milieu scolaire perpétrée par leur enfant aux Etats-Unis.

Colin Gray, 55 ans, n’a manifesté aucune émotion à l’énoncé du verdict, au terme d’un procès de deux semaines. Sa peine sera fixée à une date ultérieure.

Il avait, lui aussi, été arrêté et inculpé après que son fils, Colt Gray, âgé à l’époque de 14 ans, avait tué deux enseignants et deux élèves en septembre 2024 dans l’établissement qu’il fréquentait à Winder, à environ 70 kilomètres au nord-est d’Atlanta, capitale de l’Etat de Géorgie.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Face aux tueries dans les écoles américaines, parents et policiers doivent désormais rendre des comptes

Un fusil d’assaut à Noël

Il lui était notamment reproché d’avoir ignoré de multiples signaux d’alarme et, en particulier, d’avoir offert à son fils, lors de Noël de l’année précédente, le fusil d’assaut avec lequel il a commis son crime. Et ce alors qu’en mai 2023 deux policiers s’étaient rendus au foyer familial, alertés par la police fédérale, qui avait constaté l’envoi, à partir de l’adresse IP du domicile, de messages menaçant d’une tuerie dans une école.

La défense a affirmé, de son côté, que Colin Gray ignorait les intentions de son fils, à présent âgé de 16 ans. Il doit être jugé ultérieurement comme un adulte, malgré son jeune âge.

Si les tueries en milieu scolaire ou universitaire demeurent une tragédie récurrente aux Etats-Unis, en raison notamment de la facilité d’accès aux armes, la mise en cause de la responsabilité des parents de mineurs auteurs de tels actes constitue une évolution récente et encore rare.

En avril 2024, les parents d’un adolescent condamné à perpétuité pour avoir tué en 2021 quatre élèves dans un lycée du Michigan (Nord) avec une arme qu’ils lui avaient offerte ont été condamnés à une peine de dix à quinze ans de prison pour homicide involontaire.

Lire l’enquête : Article réservé à nos abonnés L’ado tueur, les parents défaillants et la justice : mécanique d’une tuerie de masse dans le Michigan

Le Monde avec AFP

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Guerre en Iran: ce qu’il faut retenir de cette quatrième journée de conflit au Moyen-Orient

L’opération « Fureur Épique » lancée conjointement par Israël et les États-Unis contre l’Iran samedi 28 février s’est poursuivie pour une quatrième journée. L’Iran ainsi que l’alliance israélo-américaine ont poursuivi et intensifié leurs bombardements entre les réactions de la communauté internationale.

La guerre en cours au Moyen-Orient déclenchée par l’opération militaire menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran samedi 28 février en est à son quatrième jour et continue à s’étendre sur plusieurs fronts.

• Poursuite de frappes israélo-américaines et riposte iranienne

Le Commandement militaire central américain (Centcom) a affirmé sur X ce mardi 3 mars tôt dans la matinée avoir détruit des sites de lancement de missiles et de drones et des défenses anti-aériennes en Iran ainsi que des postes de commandement des Gardiens de la Révolution.

Ces derniers ont annoncé riposter avec une « attaque à grande échelle » contre une base aérienne américaine à Bahreïn. Ils ont affirmé dans un communiqué, cité par l’agence de presse officielle Irna, avoir « détruit le principal poste de commandement de la base », sans fournir de preuve.

L’armée israélienne (Tsahal) a de son côté annoncé ce matin mener « des frappes ciblées et simultanées » sur les capitales iranienne et libanaise, Téhéran et Beyrouth.

La présidence iranienne et le Conseil suprême de sécurité nationale à Téhéran ont été frappés par Israël, selon la porte-parole de Tsahal. Les médias iraniens ont fait état de frappes sur l’aéroport de la capitale, le palais du Golestan à Téhéran, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, ainsi que sur le bâtiment abritant l’institution chargée d’élire un nouveau guide suprême.

« Nous continuons à frapper l’Iran avec force » a assuré Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien.

Le Croissant-Rouge a annoncé que plus de 780 Iraniens avaient été tués à travers le pays depuis le début des frappes américano-israéliennes samedi. L’AFP et BFMTV ne sont pas en mesure de vérifier ce bilan. L’organisation a précisé que, depuis samedi, 153 villes et plus de 500 sites ont été touchés à travers l’Iran, pour un total de plus de 1.000 attaques.

L’armée iranienne a de son côté riposté en lançant des attaques sur l’État hébreu. Sept personnes ont été blessées dans le centre d’Israël après des tirs de missiles iraniens, selon la Magen David Adom, équivalent de la Croix-Rouge. Le régime des Mollahs a aussi frappé le Qatar, et plus particulièrement la base militaire américaine d’Al-Udeid.

• Emmanuel Macron ordonne au Charles de Gaulle de se diriger vers la Méditerrannée

Lors d’une allocution, Emmanuel Macron a demandé au porte-avions Charles de Gaulle de faire route vers la Méditerranée. Selon la ministre des Armées Catherine Vautrin, invitée de nos confrères de LCI, « on peut imaginer qu’en une dizaine de jours le Charles-de-Gaulle sera en Méditerranée, peut-être même huit jours ».

Le chef de l’État a aussi annoncé l’envoi à Chypre de moyens de défense anti-aérienne « supplémentaires » et de la frégate Languedoc qui arrivera au large de l’île « dès ce (mardi) soir ».

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait réaffirmé ce matin sur BFMTV-RMC que la France était « prête à défendre ses partenaires de manière proportionnée » si ces derniers le demandaient. Il a confirmé que des Rafale français avaient conduit des « opérations de sécurisation du ciel au-dessus de nos bases » durant le week-end.

• Deux vols évacuant des Français du Moyen-Orient arrivent cette nuit

Deux « premiers vols » rapatriant des Français du Moyen-Orient en guerre arriveront « dès » ce soir à Paris, a annoncé Emmanuel Macron. D’après le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, près de 400.000 ressortissants français se trouvent actuellement au Moyen-Orient. Parmi eux, 25.000 se sont inscrits sur les listes de rapatriement.

• Donal Trump a affirmé que les États-Unis ont « à peu près tout détruit » en Iran

« L’opération se déroule bien, ils n’ont plus de marine, de force aérienne, de radars, de capacité de détection », a dit Donald Trump lors d’une entrevue avec le chancelier allemand, Friedrich Merz qu’il reçoit dans le bureau ovale.

« On a à peu près tout détruit », a assuré le président américain, qui affirme avoir remporté la guerre « sur le plan militaire. »

Le président américain a affirmé que la plupart des responsables iraniens auxquels il pensait pour « l’après-guerre », étaient morts. Il a également assuré que le « pire scénario » serait l’arrivée d’un dirigeant « aussi mauvais » qu’Ali Khamenei.

Dans une interview réalisée un peu plus tôt sur Fox News, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l’offensive israélo-américaine ne serait qu’une « action rapide et décisive » et ne se transformerait pas en « guerre sans fin ».

Il a également justifié la temporalité de cette entrée en guerre en arguant que les programmes nucléaire et de missiles balistiques du pays auraient été « intouchables » d’ici quelques mois.

Guerre en Iran: la France et ses alliés européens peuvent-ils basculer malgré eux dans le conflit?

• Une « incursion terrestre » de Tsahal au Liban

L’armée israélienne a annoncé créer « une zone tampon » au Liban, peu après que le ministre de la Défense Israël Katz a autorisé les soldats à se déployer sur de nouvelles positions dans le sud du pays, frontalier du nord d’Israël.

En parallèle, une source militaire a confirmé à l’AFP le déclenchement d’une incursion terrestre « au niveau de Kfar Kila et de la plaine de Khiam », des zones frontalières d’Israël.

Toute la journée, Tsahal a émis des ordres d’évacuation concernant des localités de la banlieue de Beyrouth et du sud du Liban en raison d’opérations contre le Hezbollah. Après des « frappes [israéliennes] ciblées et simultanées » sur Beyrouth et Téhéran, le Hezbollah a affirmé avoir ciblé trois bases militaires en Israël en représailles.

• L’ONU « profondément choqué » par l’impact du conflit sur les civils

Volker Türk, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme s’est dit « profondément choqué » par l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur les civils et les infrastructures civiles. En parallèle, l’ONU a décompté au moins 30.000 personnes déplacées au Liban.

L’Iran a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à agir pour arrêter la guerre opposant la République islamique aux États-Unis et à Israël.

Donald Trump a de son côté dit à l’Iran qu’il était « trop tard » pour négocier.

« Ils veulent parler. J’ai dit : ‘trop tard!' », a-t-il écrit sur son réseau social Truth.

• Les Bourses européennes et asiatiques poursuivent leur chute

Le CAC 40 a abandonné encore 3,46% à 8.103,84 points aujourd’hui, au lendemain d’un repli de près de 2,2%, soit sa pire séance depuis près d’un an. Toujours en Europe, la Bourse de Francfort a lâché 3,44% et Milan de 3,92%. Sur le continent asiatique, l’indice vedette Kospi de la Bourse de Séoul a ce matin lâché 5,09% à 5.926 points.

La Bourse de New York a terminé en baisse mardi, se remettant toutefois en partie des fortes pertes du début de séance, crispée par les craintes d’une guerre prolongée au Moyen-Orient et des répercussions sur l’économie américaine. Le Dow Jones a reculé de 0,83%, l’indice Nasdaq a perdu 1,02% et l’indice élargi S&P 500 a cédé 0,94%.

Le prix du gaz européen s’envole à nouveau, poussé par la fermeture du détroit d’Ormuz et l’arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) par la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy.

Le cours du baril de pétrole Brent a gagné plus de 4% à 81 dollars lors des échanges en Asie. Vers 9 heures, heure française, le prix du baril de Brent de la mer du Nord progressait de 4,41% à 81,17 dollars, tandis que le West Texas Intermediate était en hausse de 3,99% à 74,07 dollars le baril.

Le ministre de l’Économie Roland Lescure a expliqué qu’une cellule de crise est mise en place tous les jours à Bercy. Il n’y a « aucun risque d’approvisionnement à court terme » en France sur le gaz et sur l’essence, a-t-il rassuré.

• Le sport aussi rattrapé par le conflit

Le Challenger de Fujairah (nord-est des Emirats arabes unis), tournoi du deuxième échelon du circuit professionnel masculin de tennis, a été définitivement annulé mardi en raison des risques liés aux combats en cours dans la région.

La perturbation du trafic aérien a entrainé de nombreuses difficultés pour acheminer le personnel de la Formule 1 pour le premier Grand Prix de la saison à Melbourne ce week-end. La course n’est pas pour autant menacée d’après son organisateur. À moins d’1h30 de route de Dubaï, le Challenger de Fujaïrah aux Émirats arabes unis a dû être interrompu ce mardi matin. Il avait été maintenu lundi malgré les frappes iraniennes.

Plus généralement, de nombreux athlètes sont bloqués à l’étranger, à l’image de plusieurs pongistes à Singapour: quatre rencontres de Pro A française ont par exemple dû être annulées pour cette raison.

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Municipales à Nantes : face à la socialiste Johanna Rolland, la droite veut croire à sa dynamique

Foulques Chombart de Lauwe, candidat (Les Républicains) aux municipales, à Nantes, le 14 janvier 2026. LOIC VENANCE/AFP

Il l’annonce tout de go : en ce mois de mars, Foulques Chombart de Lauwe, candidat du parti Les Républicains (LR) à Nantes, rêve d’être « la bonne nouvelle de la politique française pour la droite et le centre ». Et escompte ravir la ville à Johanna Rolland, maire (Parti socialiste, PS) qui brigue un troisième mandat.

Le conseiller municipal d’opposition a pour l’heure déjoué tous les pronostics. Il a pris de court son propre camp, lorsqu’il s’est élancé dans la campagne en franc-tireur, à l’automne 2023. Puis a arraché l’organisation d’une primaire LR à la fin de l’été 2025, au terme de laquelle il a sèchement battu son rival Julien Bainvel, élu nantais et conseiller régional pourtant adoubé par la sénatrice de Loire-Atlantique, Laurence Garnier. Enfin, il est parvenu à sceller une alliance inédite avec les différentes composantes de la droite et du centre, notamment le MoDem représenté par Sarah El Haïry, haut-commissaire à l’enfance, à qui la présidence de la métropole est promise en cas de victoire.

M. Chombart de Lauwe a désormais « hâte d’être fixé ». Le candidat affiche l’ambition de « virer en tête au soir du premier tour » et scande, sûr de son fait : « II se passe quelque chose, on a une dynamique qu’on n’a jamais eue avant. » Même si Mme Garnier roule désormais pour lui, l’union vantée n’est tout de même pas aussi parfaite que celle qui est présentée. M. Bainvel a refusé de se rallier à M. Chombart de Lauwe, expliquant les raisons de sa défection dans un communiqué, ponctué de cette phrase assassine : « J’ai l’outrance, le mensonge et le sectarisme en horreur. »

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