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Guerre en Iran: qui pour remplacer Ali Khamenei après la mort du guide suprême?

Un conseil de transition a été formé en Iran pour assurer l’intérim du pouvoir après la mort du guide suprême Ali Khamenei. Un nouveau leader religieux et politique doit désormais être désigné, mais son sort reste incertain face à la volonté américaine de renverser le régime islamique en place depuis près de 50 ans.

Le régime des mollahs menacé de disparition. La mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué samedi 28 février dans l’opération américano-israélienne après 36 ans passés au pouvoir, plonge l’Iran dans l’inconnu.

Privé de son leader politique et religieux, éliminé en même temps que d’autres très hauts responsables, le régime iranien a entamé dès dimanche un processus de transition pour renouveler sa tête.

Ce processus passe par la formation d’un Conseil de direction provisoire réunissant le président iranien, Massoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, et un dignitaire religieux membre de l’Assemblée des Experts et du Conseil des Gardiens de la Révolution, Alireza Arafi. Ce triumvirat est chargé d’assurer l’intérim jusqu’à l’élection d’un nouveau guide suprême.

Le Conseil de direction provisoire « a commencé son travail », a annoncé dimanche le président iranien Massoud Pezeshkian.

Vers l’élection d’un nouveau guide suprême

Le nouveau guide suprême doit désormais être désigné – à vie – par l’Assemblée des experts. Cet organe composé de 88 hauts dignitaires religieux est élu au suffrage universel tous les huit ans, mais tous les candidats doivent au préalable être approuvés par le Conseil des gardiens de la Constitution, lui-même composé de 12 membres.

Ce vote n’a eu lieu qu’une seule fois dans l’histoire du régime islamique, lors de la nomination en 1989 d’Ali Khamenei après la mort de son prédécesseur, le fondateur du régime islamique l’ayatollah Rouhollah Khomeini.

Selon CNN, le profil du nouveau guide devra répondre à plusieurs critères stipulés dans la Constitution: être un homme et un religieux doté de compétences politiques, représentant une autorité morale et faisant preuve d’une loyauté indéfectible envers la République islamique.

La chaîne d’informations américaine cite plusieurs candidats potentiels pour le poste: Alireza Arafi, membre du triumvirat qui assure l’intérim du pouvoir, Mojtaba Khamenei, fils du défunt guide, Mohammad Mehdi Mirbagheri, un représentant de l’aile la plus conservatrice du clergé chiite, ou encore Hassan Khomeini, petit-fils de Rouhollah Khomeini.

Les « candidats » de Trump « tous morts »

En théorie placé sous le contrôle de l’Assemblée des experts, le guide suprême garde en pratique le dernier mot sur les grandes orientations, tant en politique intérieure qu’extérieure. Il nomme les responsables des principales institutions, dont le chef du pouvoir judiciaire, la moitié des membres du puissant Conseil des gardiens de la constitution, les commandants militaires et le directeur de la radiotélévision d’État.

En sa qualité de commandant en chef, il supervise l’ensemble des appareils de sécurité, militaires et de renseignement. Son pouvoir surpasse celui du président de la République islamique d’Iran, élu pour quatre ans, qui pilote notamment la politique économique, un défi majeur dans un pays fragilisé par les sanctions internationales.

L’avenir du futur guide est toutefois plus qu’incertain: Donald Trump a annoncé une guerre de « quatre à cinq semaines » contre l’Iran et appelé le peuple à « prendre le pouvoir » pour renverser le régime islamique en place depuis 1979.

Le président américain choisira-t-il, comme au Venezuela, un dignitaire à même de suivre les ordres venus de Washington? Auprès du New York Times, il a indiqué dimanche qu’il avait « trois très bons choix » de candidats pour diriger l’Iran à l’avenir, sans dévoiler de nom.

Mais ce lundi, le chef d’État américain a déclaré à un journaliste d’ABC News que l’attaque israélo-américaine avait été « si réussie qu’elle avait éliminé la plupart des candidats ». « Il ne s’agira d’aucun de ceux auxquels nous pensions, car ils sont tous morts », a-t-il ajouté.

De son côté, le fils du dernier chah d’Iran, Reza Pahlavi, attend son heure. Dans une tribune dans le Washington Post samedi soir, il a remercié Donald Trump pour son intervention et réaffirmé qu’il était prêt à mener une transition de pouvoir en Iran, sans rétablir la monarchie de son père.

« De nombreux Iraniens, souvent au péril de leur vie, m’ont appelé pour mener cette transition. Je suis impressionné par leur courage et j’ai répondu à leur appel », a écrit le prince, bien que son profil soit loin de faire l’unanimité dans le pays.

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