LFI va-t-il être classé à l’extrême gauche ? Devant le Conseil d’Etat, le rapporteur public défend le choix du gouvernement pour les municipales

Louis Boyard, député du Val-de-Marne, Arnaud Le Gall, député du Val-d’Oise, Clémence Guetté, vice-présidente de l’Assemblée nationale, Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône, Paul Vannier, député du Val-d’Oise, Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise, et Bastien Lachaud, député de la Seine-Saint-Denis, lors d’une conférence de presse au siège du parti, à Paris, le 6 octobre 2025. THIBAUD MORITZ / AFP

Le Conseil d’Etat examinait, mercredi 25 février, le recours de La France insoumise (LFI) contre la décision du ministère de l’intérieur de classer le mouvement populiste à l’extrême gauche pour les élections municipales. « C’est pour le moins paradoxal de voir un parti critiquer régulièrement l’office du juge et, en même temps, de quémander son soutien face à une supposée manœuvre politicienne », ironisait l’ancien ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas avant l’audience.

Une audience attendue où le rapporteur public a finalement préconisé le rejet de la requête du mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon. Le magistrat indépendant a aussi demandé le rejet du recours de l’Union des droites pour la République (UDR) contre la décision de la Place Beauvau de classer à l’extrême droite le parti d’Eric Ciotti, allié au Rassemblement national. Les décisions du Conseil d’Etat sont attendues rapidement au vu de la proximité du scrutin municipal. Il n’est pas pour autant tenu de suivre les conclusions du rapporteur.

L’établissement de la grille des nuances politiques relève d’un pouvoir propre au ministère de l’intérieur pour « disposer de résultats électoraux faisant apparaître les tendances politiques » et « les présenter de manière lisible et sincère », a rappelé le magistrat durant l’audience. Aussi, les blocs de clivage auxquels une formation politique est rattachée « sont susceptibles de varier au cours du temps et peuvent être remis en cause », a-t-il abondé. Et ce, compte tenu notamment des alliances électorales des partis.

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Élections municipales: « Je ne suis pas pour une alliance avec La France insoumise », dit Eduardo Rihan Cypel, ancien député et membre du PS


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La ministre et porte-parole du gouvernement Maud Bregeon estime que LFI a érigé « la violence politique et l’antisémitisme en stratégie électorale »

Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a aussi estimé que le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon menait « une cabale contre la République ».

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon estime que Les Insoumis (LFI) ont érigé « la violence politique et l’antisémitisme en stratégie électorale », dans une interview au Figaro ce vendredi 27 février.

« Les dérives antisémites sont désormais assumées au grand jour. La filiation avec des groupuscules violents, comme La Jeune Garde, aussi », pointe Maud Bregeon, également nouvelle ministre déléguée à l’Énergie.

« Son rapport à la presse et aux journalistes, qualifiés ‘d’agents’ et de ‘nazis aux petits pieds’ cette semaine par (la députée LFI, ndlr) Sophia Chikirou, relève d’une vision totalitaire et complotiste », ajoute-t-elle.

« Jean-Luc Mélenchon mène lui-même une cabale contre la République et contre nos institutions démocratiques », assène encore la porte-parole du gouvernement.

Jean-Luc Mélenchon à nouveau accusé d’antisémitisme

Le leader LFI a réveillé le procès en antisémitisme qui lui est fait, en ironisant jeudi sur la prononciation du nom « Epstein » jeudi à Lyon.

Les Insoumis sont aussi dans la tempête politique après la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque et l’arrestation et la mise en examen pour « complicité de meurtre » de Jacques-Elie Favrot, collaborateur du député LFI Raphaël Arnault.

« Le RN n’en est pas pour autant devenu plus acceptable sur le fond, a martelé Maud Bregeon à deux semaines des municipales, en appelant aussi à « éviter un duel mortifère entre LFI et le RN lors de la prochaine élection présidentielle » en 2027.

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Municipales à Lille : la gauche part divisée dans une ville aux mains des socialistes depuis 1955

Arnaud Deslandes, maire par intérim et candidat socialiste à la mairie de Lille, le 20 février 2026. BAZIZ CHIBANE/VOIX DU NORD/MAXPPP

Il voulait l’éviter, mais, à Lille, la guerre des gauches aura bien lieu. Arnaud Deslandes, le successeur socialiste depuis avril 2025 de Martine Aubry a, un temps, caressé l’espoir d’une union avec les écologistes, voire avec les « insoumis ». Elu maire de Lille à la suite de la démission de celle qui a tenu le beffroi pendant vingt-quatre ans, Arnaud Deslandes a rapidement été confronté à la réalité locale : Stéphane Baly, le chef de file des écologistes, veut prendre sa revanche – battu de 227 voix seulement en 2020, il a toujours refusé d’entendre parler d’une liste commune au premier tour.

Cet enseignant-chercheur a pour lui d’avoir été investi très tôt pour repartir au combat. Dès novembre 2024, il s’est posé en candidat et a ratissé un terrain lillois qu’il connaît déjà bien. Alors que les écologistes siégeaient aux côtés de l’équipe Aubry lors du mandat 2014-2020, les tensions se sont accumulées et cristallisées autour du projet d’aménagement de la friche Saint-Sauveur, ancienne gare SNCF en bordure du cœur de ville où Martine Aubry voulait créer un nouveau quartier. Les écologistes ont dénoncé une « bétonisation » et défendu l’idée d’un grand parc urbain, qui scellera la rupture. L’union chère à Pierre Mauroy, le maire socialiste de 1973 à 2001, qui avait toujours prévalu jusque-là, n’est plus une valeur cardinale à Lille depuis 2020.

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« Complètement nouveau »: le chef de la diplomatie omanaise annonce que l’Iran accepte finalement de ne pas stocker d’uranium enrichi

La fin du stockage d’uranium enrichi par les Iraniens fait partie des demandes des États-Unis.

Une percée dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran. L’Iran a accepté de ne pas stocker d’uranium enrichi, a indiqué ce vendredi 27 février le chef de la diplomatie omanaise.

« C’est quelque chose de complètement nouveau, qui rend vraiment l’argument de l’enrichissement moins pertinent, parce que désormais nous parlons de l’absence de stockage », a expliqué sur la chaîne américaine CBS le ministre omanais des Affaires étrangères Badr Albusaidi.

Le ministre, dont le pays a été médiateur jeudi dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran à Genève, a déclaré que toutes les questions relatives à un accord pouvaient être résolues « à l’amiable et de manière exhaustive » dans un délai de trois mois.

Ces discussions sont perçues comme l’une des dernières chances pour éviter une guerre, après les menaces de frappe américaine sur l’Iran et un important déploiement militaire au Moyen-Orient de la part des États-Unis.

« Un accord est à notre portée »

« Si l’objectif ultime est de garantir pour toujours que l’Iran ne puisse pas se doter de la bombe nucléaire, je pense que nous avons résolu ce problème grâce à ces négociations en convenant d’une avancée très importante qui n’avait jamais été réalisée auparavant », a-t-il déclaré.

« Je pense que si nous pouvons saisir cela et le mettre à profit, un accord est à notre portée », a-t-il déclaré.

Selon le chef de la diplomatie omanaise, l’Iran ne pourra pas stocker d’uranium enrichi et il y aura des vérifications.

L’Iran dément vouloir se doter de la bombe atomique

Il a également ajouté que l’Iran allait faire descendre son stock actuel « au plus bas niveau possible ».

Accusant Téhéran – qui dément – de vouloir se doter de la bombe atomique, les États-Unis insistent pour une interdiction totale d’enrichissement d’uranium, l’Iran ayant jusqu’alors défendu son droit au nucléaire civil.

Mais « si vous ne pouvez pas stocker de matière enrichie, vous ne pouvez en aucun cas fabriquer une bombe », a déclaré Badr Albusaidi à CBS.

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Electricité : la Cour des comptes alerte sur « les orientations peu claires » de l’Etat pour l’après-charbon

La centrale à charbon EDF de Cordemais (Loire-Atlantique), le 25 septembre 2024. SEBASTIEN SALOM-GOMIS/AFP

Le charbon, le plus polluant des combustibles, n’occupe plus qu’une part minime dans la production électrique française. Il représentait à peine 0,1 % en 2025 (0,7 térawattheure), contre 5 % encore en 2020 (26 térawattheures) – une part bien inférieure à celle de la Pologne (environ 50 %) ou de l’Allemagne (environ 20 %), par exemple. Pour autant, « entre enjeux climatiques et enjeux de sécurité d’approvisionnement », explique la Cour des comptes dans un rapport sur la fin du charbon en France, présenté mercredi 25 février, l’après-charbon reste un sujet d’importance.

En 2017, reprenant une promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, le « plan climat » du gouvernement avait d’abord fixé à 2022 la fin des quatre dernières centrales à charbon de l’Hexagone. Deux d’entre elles ont effectivement cessé de fonctionner au printemps 2021, celles d’EDF au Havre (Seine-Maritime) et de GazelEnergie, filiale du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, à Gardanne (Bouches-du-Rhône). Mais pas les deux autres, qui pourront finalement tourner jusqu’en 2027, celles d’EDF à Cordemais (Loire-Atlantique) et de GazelEnergie à Saint-Avold (Moselle), pour parer à d’éventuels pics de consommation hivernale.

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