Mort de Quentin Deranque: Emmanuel Macron demande à Giorgia Meloni d’arrêter de « commenter ce qui se passe chez les autres »

Le chef de l’État s’est dit « frappé de voir que des gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu’on les embête chez eux sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres » après les propos de la Première ministre italienne au sujet de la mort de Quentin Deranque.

Le président français Emmanuel Macron a demandé jeudi 19 février à Giorgia Meloni d’arrêter de « commenter ce qui se passe chez les autres », après des propos de la Première ministre italienne sur la mort en France du militant nationaliste Quentin Deranque, battu à mort par des adversaires politiques.

« Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés », a ironisé Emmanuel Macron depuis New Delhi, en marge d’une visite officielle en Inde, en référence aux propos mercredi de Giorgia Meloni.

Elle avait notamment écrit sur X que « la mort d’un garçon d’à peine plus de 20 ans, attaqué par des groupes liés à l’extrémisme de gauche dans un climat de haine idéologique qui se répand dans plusieurs pays, est une blessure pour l’Europe entière ».

« Je suis toujours frappé de voir que des gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu’on les embête chez eux sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres », a grincé en retour Emmanuel Macron.

Le ministre italien des Affaires étrangères Atonio Tajani a par la suite écrit sur X qu’il s’agissait d’un « fait grave qui nous concerne tous ».

« Rien ne saurait justifier (…) l’action violente »

Le chef de l’État français s’exprimait près d’une semaine après l’agression mortelle de Quentin Deranque, 23 ans, à Lyon, pour laquelle 11 suspects sont en garde à vue.

La plupart sont liés à des mouvements d’ultragauche, et parmi eux figurent trois proches du député de gauche radicale Raphaël Arnault, fondateur du groupuscule La Jeune Garde Antifaciste, dissoute par décret en juin 2025 notamment pour des « violences ».

« À chaque fois qu’il y a des gens qui vous expliquent qu’ils ont mis en place des milices pour faire de l’autoprotection parce qu’il y aurait de l’autre côté un discours de violence (…), ils ne commettent pas simplement une faute politique mais aussi une faute morale et ils créent les conditions de ce qui arrive. Donc tout le monde partout doit faire le ménage », a encore lancé Emmanuel Macron lors d’un point presse.

« Il faut rester calme » et « rappeler les principes de la République », a encore enjoint le président qui a ciblé « les mouvements d’extrême gauche » comme « d’extrême droite qui a aussi parfois dans ses rangs des militants qui justifient l’action violente ».

« Rien ne saurait justifier, ni chez les uns ou chez les autres, et ni même dans un face-à-face qui est mortifère pour la République (…) l’action violente », a-t-il encore insisté.

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Le député RN Emmanuel Taché condamné à verser près de 135 000 euros à son ex-salarié

Le député (Rassemblement national, Bouches-du-Rhône) Emmanuel Taché, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 12 octobre 2023. BERTRAND GUAY/AFP

Une ardoise, toutes condamnations confondues, de 134 859 euros. C’est la somme à laquelle le conseil des prud’hommes de Marseille a condamné, jeudi 19 février, le député Rassemblement national (RN) de la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône Emmanuel Taché. Un total à verser à son assistant parlementaire, Nicolas Tellier, qui, comme l’avait révélé Mediapart en février 2025, l’a attaqué devant la justice pour contester son licenciement et demander des indemnités liées au non-respect de son contrat de travail.

Embauché à temps partiel le 5 août 2022 par M. Taché, qui venait d’être élu député dans une des plus vastes circonscriptions de l’Hexagone, M. Tellier a été licencié le 9 juin 2024, au moment de la dissolution de l’Assemblée nationale. Pendant près de deux ans, ce militant du RN, très connu dans le département – il est le cousin du député RN de la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille – a fait les allers-retours entre Arles et Marseille pour répondre aux sollicitations du parlementaire et faire fonction de chauffeur et d’accompagnateur.

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