Un contrat de plusieurs milliards d’euros pour produire des drones est en jeu: Berlin veut clarifier la participation du milliardaire américain controversé Peter Thiel dans la start-up allemande Stark

Le fabricant de drones Stark fait face à une opposition politique croissante en raison de ses liens avec le milliardaire américain Peter Thiel – alors que la commission des finances allemande doit valider prochainement un contrat pour la production de drones.

Ce sont des liaisons dangereuses. Selon le Financial Times, le ministère allemand de la Défense réclame des clarifications sur le rôle exact que joue le milliardaire américain Peter Thiel dans la start-up allemande Stark, alors qu’un contrat qui pourrait atteindre plusieurs milliards d’euros est sur le point de lui être attribué pour produire des drones. Les préoccupations concernent le montant de la participation de Peter Thiel à Stark, ainsi que son rôle effectif au sein de l’entreprise, en raison de ses liens avec Donald Trump et sa vision sceptique de la démocratie.

Le FT rapporte que le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius a déclaré qu’il partageait « expressément » les inquiétudes émises. « Nous devons simplement clarifier l’influence réelle de Peter Thiel », a-t-il affirmé au cours d’une visite auprès des forces spéciales cette semaine.

« S’il a une influence sur les opérations et/ou qu’il détient une minorité de blocage sous quelque forme que ce soit, alors c’est une situation différente de celle où il ne serait, par exemple, qu’actionnaire à moins de 10% et sans influence sur les opérations. »

Une vision stratégique qui pose question

Le parti écologiste a pour sa part averti du danger que représenterait la signature d’un contrat avec une entreprise dont l’un des actionnaires serait lié à l’administration Trump, alors que l’Europe cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis (à rebours, cependant, de la potentielle décision allemande de se doter d’avions de combat F-35 supplémentaires).

Sebastian Schäfer, le spécialiste des questions de défense du parti a déclaré au FT: « Je ne veux pas dépendre d’actionnaires qui veulent mettre fin à nos démocraties européennes ». Il a par ailleurs suggéré que l’entreprise, récemment valorisée à un milliard d’euros, devrait trouver un investisseur pour racheter les parts de Peter Thiel.

Interrogée par le Financial Times, la start-up a refusé de préciser le montant exact de la participation de Peter Thiel, indiquant uniquement qu’elle était inférieure à 10% et ne comprend pas de droits spéciaux en matière de vote, qui seraient susceptibles d’occasionner un examen au titre des règles allemandes relatives aux investissements étrangers.

Un contrat controversé

Selon une précédente information du FT, l’accord en passe d’être conclu avec Stark, mais aussi avec Helsing, pourrait s’élever jusqu’à 4,3 milliards d’euros pour fournir des munitions téléopérées (des « drones kamikazes ») aux forces armées allemandes. Le média rapporte que l’accord initial avec Stark s’élève à 269 millions d’euros, pouvant potentiellement grimper jusqu’à 2,86 milliards d’euros, tandis que le montant alloué à Helsing serait moindre, évalué à 1,46 milliard d’euros. Ce contrat a fait l’objet de campagnes d’essais menées fin 2025, lors de laquelle les drones Virtus de Stark n’auraient pas donné entière satisfaction, manquant leurs cibles à plusieurs reprises.

Le député Andreas Schwarz, député social-démocrate et membre de la commission budgétaire, a déclaré plus tôt dans la semaine au Süddeutsche Zeitung que ce contrat nécessiterait « des éclaircissements », alors que l’Allemagne cherche à se réarmer massivement et veut simplifier certaines de ses procédures d’acquisition. Le ministre allemand de la Défense a déclaré que ces questions seraient abordées lors d’une prochaine réunion avec la commission de la Défense avant la fin du mois de février.

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JO 2026 : Emily Harrop et Thibault Anselmet médaillés en ski alpinisme, Alysa Liu sacrée en patinage artistique… Le résumé de la journée du jeudi 19 février

La médaillée d’argent, Emily Harrop, et le médaillé de bronze, Thibault Anselmet, après leurs épreuves de ski alpinisme, jeudi 19 février, à Bormio (Italie). DENIS BALIBOUSE / REUTERS

La journée du jeudi 19 février marquait l’entrée au programme olympique du ski-alpinisme, la seule discipline ajoutée au calendrier de Milan-Cortina. Et sur le sprint individuel, les Bleus ont pris part à la fête, chez les femmes comme chez les hommes, portant à 19 le total de médailles de la délégation française, alors qu’il reste encore trois jours de compétition.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Ski-alpinisme aux JO 2026 : pour la Française Emily Harrop, une médaille d’argent teintée de regrets

Les sourires semblaient scotchés aux visages d’Emily Harrop et de Thibault Anselmet, à l’issue de l’épreuve. Il faut dire qu’ils ne pouvaient pas rêver mieux – si ce n’était de finir une ou deux marches plus haut sur le podium – pour leurs premiers JO, sur les pistes du Stelvio (Trentin-Haut-Adige). La première a décroché l’argent, le second le bronze.

« Remporter une médaille olympique, ça représente beaucoup, exprimait avec fierté Thibault Anselmet au micro d’Eurosport, dès la fin de sa course. Je suis très fier. C’est super pour notre sport d’être olympique. » S’il considère avoir été « en difficulté dès les quarts de finale », il s’est tout de même adjugé la troisième place avec 3 secondes d’avance sur le Suisse Arno Lietha. Emily Harrop, elle, peut nourrir quelques regrets. En tête des deux manches qualificatives, elle a craqué en finale. La faute à une troisième transition mal négociée, au cours de laquelle elle a concédé 9 secondes à la Suissesse Marianne Fatton, sacrée.

La Norvège patronne du combiné nordique

A l’inverse, la finale du combiné nordique avait, elle, des airs de déjà-vu. Sur les trois dernières éditions des Jeux, la Norvège a empoché l’or à deux reprises sur le sprint par équipes : en 2014, à Sotchi (Russie), puis en 2022, à Pékin – il avait dû se contenter de la médaille d’argent en 2018, à Pyoeongchang (Corée du Sud). Cette édition 2026, n’a pas dérogé à la règle.

Emmenée par le duo Andreas Skoglund – Jens Luraas Oftebro – celui-ci compte déjà deux titres olympiques à Milan-Cortina, sur le petit et le grand tremplin –, la Norvège a longtemps joué des coudes avec la Finlande. A 1,5 kilomètre de l’arrivée, leurs rivaux étaient même devant. Mais Jens Luraas Oftebro a accéléré pour reléguer son homologue Eero Hirvonen à une demi-seconde et décrocher l’or, donc. Le duo français, composé de Marco Heinis et Maël Tyrode, a, lui, terminé 9e.

Le patineur Zhogyan Ning signe un record olympique

C’est un sacre qui vaut de l’or, aux deux sens du terme. Le Chinois Zhongyan Ning s’est adjugé la finale du 1 500 m en patinage de vitesse, avec le record olympique à la clé. Fait encore plus rare, le précédent record – détenu par le Néerlandais Kjeld Nuis en 1 min 43 s 21 – a été battu… quatre fois lors de cette finale. D’abord par son compatriote Joep Wennemars, qui a terminé 4e, puis par Kjeld Nuis lui-même, finalement en bronze. L’Américain Jordan Stolz, sacré sur 500 m et 1 000 m à Milan, prend la médaille d’argent. Le Français Valentin Thiebault termine, lui, à la 17e place.

En fin de journée, l’équipe féminine de hockey sur glace des Etats-Unis s’est offert le sacre aux dépens du Canada, tenant du titre (2-1). Menées jusqu’à la fin du dernier tiers-temps, les Américaines ont arraché la prolongation, avant de s’imposer. Médaillée sur toutes les éditions olympiques depuis l’entrée de la discipline au programme en 1998, la Team USA n’avait plus décroché l’or depuis Pyeongchang 2018.

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En patinage artistique, Alysa Liu a offert aux Etats-Unis leur premier sacre olympique dans l’épreuve individuelle femmes depuis Salt Lake City 2002. Elle devance les Japonaises Kaori Sakamoto et Ami Nakai. Adeliia Petrosian, très attendue après quatre années de mise au ban de la Russie des compétitions internationales et qui concourrait à Milan sous bannière neutre, a terminé 6e.

Célien Milioni-Brunet

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