François Ruffin confirme qu’il sera bien candidat à la primaire de la « gauche unitaire »

Le député François Ruffin, à Tours (Indre-et-Loire), le 24 janvier 2026. ROMAIN PERROCHEAU/AFP

Le député de la Somme François Ruffin a confirmé, lundi 26 janvier, dans des interviews à Libération et TF1 qu’il serait bien candidat à la primaire de la « gauche unitaire », comme Marine Tondelier pour les Ecologistes et Clémentine Autain pour L’Après (mouvement des anciens « insoumis »). Les participants à cette primaire – à laquelle ni Raphaël Glucksmann (Place publique), ni Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI), ni le Parti communiste français (PCF) ne participeront – ont annoncé ce week-end qu’elle se tiendrait le 11 octobre.

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« La primaire est actée : ce sera le 11 octobre. Et oui, sans surprise, je serai candidat », a dit le fondateur du parti Debout ! dans Libération. « Elle se fera », a assuré François Ruffin dans Libération, sans préciser s’il pourrait être candidat si la primaire n’avait pas lieu. « Et je ne reculerai pas : une fois récoltés les 500 [signatures de] maires et les 100 000 soutiens, 100 000 parrains citoyens, je serai candidat à l’élection présidentielle », a-t-il ajouté. « J’y vais pour gagner, et surtout j’y vais pour faire gagner les Français », a-t-il insisté sur TF1.

En mai 2025, l’ancien « insoumis » – qui a rompu avec LFI au moment des législatives de 2024 – avait déjà appelé de ses vœux une primaire et annoncé qu’il y serait candidat. Depuis, le député de la Somme, fort de trois victoires dans sa circonscription depuis 2017, dont deux face au Rassemblement national, a notamment lancé son mouvement Debout !, une déclinaison nationale de son petit parti Picardie debout !

Souvent critiqué pour ses difficultés à s’intéger dans un collectif, il est devenu l’un des principaux défenseurs de la primaire, qu’il souhaite être « de débordement ».

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« Premier président au smic »

François Ruffin continue de tendre la main à Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann pour qu’ils y participent. « De quoi ont-ils peur ? Du vote, du peuple de gauche, de leurs électeurs ? », a-t-il interrogé dans Libération, alors que le fondateur de Place publique, crédité d’environ 13 % des voix, a redit, lundi, son refus de participer à un processus qui, selon lui, « est une volonté de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche » : la social-démocratie et la gauche radicale. Il a appelé ses « partenaires socialistes » à construire une « plateforme commune ».

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En cas de victoire à la présidentielle, François Ruffin, âgé de 50 ans, promet « une nouvelle abolition des privilèges ». « L’exemple viendra d’en haut : je suis le premier député au smic, je serai le premier président au smic. Je paierai mes factures d’électricité comme de Gaulle et j’achèterai ma vaisselle au supermarché comme sa femme, Yvonne. Nous ferons 20 millions d’euros d’économies sur le budget de l’Elysée, quatre cents postes d’infirmières. C’est un symbole », a-t-il promis. Et d’ajouter, sur TF1 : « Je ne suis pas né pour ça, enfant je ne me revais pas président, mais je me sens habité par mille voix, mille vies, mille visages. »

La cofondatrice de L’Après Clémentine Autain, qui a également rompu avec LFI, et la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier, ont déjà annoncé leur candidature dans le cadre de cette primaire, où le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, souhaite engager les socialistes.

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Le Monde avec AFP

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Sandrine Josso « soulagée » après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau pour l’avoir drogué en vue de la violer

L’ex-sénateur Joël Guerriau a été condamné ce mardi à 4 ans de prison dont 18 mois ferme pour avoir drogué à son domicile en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer.

Ce mardi 27 janvier, Sandrine Josso partage son « immense soulagement pour (elle)-même et la cause ». Le tribunal correctionnel de Paris a condamné l’ex-sénateur centriste Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, reconnu coupable d’avoir lourdement drogué la députée Modem Sandrine Josso à son domicile en 2023 afin de la violer.

« La constance et la cohérence de mes déclarations me font dire que je suis soulagée. Je pense que maintenant je vais me reposer », a déclaré la victime.

Au terme de plus de quatre heures de délibéré, le tribunal a considéré que l’ancien élu centriste de 68 ans, qui plaidait l’accident, avait bien intentionnellement drogué à la MDMA une amie députée, Sandrine Josso, lors d’un dîner en tête-à-tête le 14 novembre 2023 à son domicile parisien.

L’intention sexuelle du prévenu « se déduit » notamment des « conditions intimistes de la soirée », des « déclarations constantes de la victime » et de « l’insistance » du sénateur à la faire boire du champagne contenant de la MDMA diluée, a indiqué le président Thierry Donard.

Le tribunal a décerné un mandat de dépôt à effet différé mais sans exécution provisoire. Celui-ci sera suspendu par l’appel du sénateur, que son avocat a annoncé dès la sortie de l’audience.

L’ex-sénateur « interdit d’entrer en contact » avec elle

La peine de Joël Guerriau est accompagnée d’une « obligation de suivre des soins psychologiques ou psychiatriques » d’une « interdiction d’entrer en contact avec Sandrine Josso » et d' »une obligation d’indemniser la partie civile ». L’inscription de l’ex-sénateur au fichier d’information des auteurs d’infractions sexuelles ou violences (FIJAIS) a été « écartée au regard de l’absence d’antécédent et des conclusions de l’expertise psychiatrique concernant » Joël Guerriau.

À l’encontre de celui qui avait été l’un des représentants de la Loire-Atlantique au Sénat de 2011 à 2025, charge dont il a démissionné en octobre 2025, le parquet avait requis dans l’après-midi quatre ans de prison, dont trois ferme, estimant que son geste était « préparé, prémédité ».

« Je suis totalement écrasé par ce que le procureur a pu dire et ses conclusions. Je n’ai jamais eu l’intention de commettre une agression ou de faire du mal à Mme Josso », a réagi Joël Guerriau, visiblement abattu, lors de son ultime passage à la barre avant que le tribunal ne se retire pour délibérer.

Les deux jours d’audience ont donné lieu à l’affrontement dans le prétoire de lectures opposées de ce huis-clos vespéral survenu dans le pied-à-terre de Joël Guerriau, à deux pas du Sénat. « Je suis allée voir un ami, je suis allée le cœur léger fêter sa réélection. Au fur et à mesure de la soirée, j’ai découvert un agresseur, en fait », a résumé lundi d’une voix faible à la barre Sandrine Josso, 50 ans, qui s’est dite meurtrie psychologiquement et physiquement par cette soirée.

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Daniel Kretinsky en France, une galaxie protéiforme d’achats et d’investissements

L’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, à Prague, le 17 octobre 2023. DAVID W CERNY/REUTERS

Lorsqu’il surgit à Paris, en avril 2018, pour acheter les magazines français de Lagardère – dont Elle – et l’hebdomadaire Marianne, personne, ou presque, n’a entendu parler de Daniel Kretinsky. Le Tchèque a beau être la cinquième fortune de son pays, ses coups d’éclat dans l’immobilier pragois et dans l’énergie en Europe centrale n’ont pas franchi les frontières. Près de huit ans plus tard, avant même qu’il ne révèle, le 26 janvier, son projet d’offre publique d’achat sur Fnac Darty, rares sont ceux à ne pas connaître son nom.

A 50 ans, le juriste est devenu un homme d’affaires incontournable dans l’Hexagone, tissant progressivement sa toile à coups d’acquisitions, d’abord dans les médias (Elle, Marianne, la création du magazine Franc-Tireur et de la chaîne de télévision T18), pour amorcer son influence, puis dans l’énergie (dont une partie est en passe d’être repris par TotalEnergies), la distribution (Casino, Monoprix, Fnac Darty) et l’édition (Editis). Des secteurs où le Tchèque avait déjà investi dans son pays. Le chiffre d’affaires cumulé des actifs français détenus majoritairement par le milliardaire tchèque avoisine les 20 milliards d’euros. Ils emploient près de 45 000 personnes.

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