Le siège de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), à Paris, le 19 septembre 2025. THIBAUD MORITZ / AFP
Aussi sûrement que le mimosa fleurit en janvier et que la Saint-Valentin tombera le 14 février, l’annonce des règles du pluralisme dans les médias précède de quelques semaines les scrutins électoraux. Vendredi 23 janvier, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), a donc dévoilé le calendrier et le cadre que devront respecter, à partir du 2 février (soit six semaines avant le scrutin) et jusqu’au 22 mars, les médias audiovisuels (France Inter, RTL, TF1, France 2, Franceinfo, BFM-TV, etc.) ainsi que les plateformes en ligne.
Sans surprise, puisque la délibération du 4 janvier 2011 relative au principe du pluralisme politique en période électorale reste la référence, les radios et les télés devront respecter un « principe d’équité » envers les personnalités et les partis représentés, dans tous les programmes (journaux télévisés, magazines, etc.), tout au long de la période concernée. Une première fois, elles fourniront les relevés des temps de parole des candidats et de leurs soutiens au bout de deux semaines, le 16 février, puis chaque semaine jusqu’au second tour.
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Le gouvernement français a inscrit ce dimanche 25 janvier dans la règlementation le rythme du réchauffement climatique, basé sur les projections mondiales, après une consultation publique lancée en septembre.
+4°C en France métropolitaine à horizon 2100, +2,7°C en Martinique, +2,9°C à La Réunion… Le gouvernement a inscrit dans la réglementation le rythme du réchauffement climatique, basé sur les projections mondiales, selon un arrêté au Journal officiel publié ce dimanche 25 janvier.
Attendu depuis plusieurs mois, l’arrêté fixant la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique, ou Tracc, a été publié après une consultation publique lancée en septembre.
+2°C à l’horizon 2030 en métropole, +4°C en 2100
Cette trajectoire s’appuie sur les travaux des scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) combinés à ceux des chercheurs français et de Météo-France.
Pour la France métropolitaine le réchauffement anticipé dans ce document est ainsi de 2°C à l’horizon 2030, de 2,7°C à l’horizon 2050 et de 4°C à l’horizon 2100. Pour la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, le réchauffement attendu est de 1,4°C à l’horizon 2030, de 1,9°C à l’horizon 2050, et de 2,7°C à l’horizon 2100.
Réchauffement climatique: a-t-on définitivement dépassé le seuil symbolique des +1,5°C?
Pour la Guyane il est de 1,7°C à l’horizon 2030, 2,3°C à l’horizon 2050, et 3,5°C à l’horizon 2100. Pour La Réunion, respectivement de 1,5°C, 2°C et 2,9°C. Pour Mayotte il est de 1,5°C, 2°C, et 3°C.
Le thermomètre mondial affiche depuis trois ans des niveaux jamais vus à l’échelle de l’humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C au niveau préindustriel (1850-1900), a observé l’observatoire européen Copernicus dans son bilan annuel publié à la mi-janvier.
L’ensemble des plans, nationaux ou locaux, adoptés pour l’adaptation au changement climatique devraient ainsi se fier aux mêmes projections de températures.
Voté il y a dix ans et effectivement mis en œuvre il y a cinq ans, le Brexit devait permettre au peuple britannique de « reprendre le contrôle », selon la promesse de ses promoteurs. Mais il a surtout été un outil politique pour le Parti conservateur, qui a cru pouvoir absorber et neutraliser ainsi l’essor de la droite radicale, portée par le United Kingdom Independence Party [UKIP, parti pour l’indépendance du Royaume-Uni] de Nigel Farage.
Malgré des gains à court terme,les conservateurs se sont heurtés à l’asymétrie cruelle du populisme : les partis au pouvoir sont jugés sur leurs résultats, tandis que les partis protestataires prospèrent sur un récit. Ce nouveau clivage explique la lente disparition de la droite de gouvernement britannique, tiraillée entre la progression de Nigel Farage et la social-démocratie à l’anglaise.
Avec le Brexit, le pari des tories était simple : reprendre le vocabulaire de l’insurgé et assécher la protestation. Depuis 2016, la droite britannique n’a pas seulement durci sa ligne, elle a surenchéri en reprenant le logiciel de l’extrême droite : Bruxelles comme entrave, les frontières comme bouton magique, la souveraineté comme revendication morale. Sauf qu’on ne copie pas un récit sans en payer le prix. En faisant leur le discours de la « reprise de contrôle » et de la « trahison des élites », les conservateurs ont déplacé la norme : si le Brexit échoue, c’est qu’il est mal ficelé.
Voici un paradoxe : alors que le Brexit est jugé comme un « succès » uniquement par 13 % des Britanniques (enquête YouGov, juin 2025), les tories, qui ont géré la sortie, sont blâmés, tandis que Nigel Farage est, lui, en tête dans les sondages depuis avril 2025 sur une ligne encore plus dure. Il est crédité en moyenne autour de 30 % des intentions de vote, dans un pays pourtant historiquement marqué par le bipartisme droite-gauche.
Les termes du débat
Le résultat politique est toxique : chacun y trouve matière à accuser. Les pro-européens y voient une perte d’intensité commerciale et d’attractivité, et tiennent les tories pour responsables. Les pro-Brexit y voient une rupture inachevée, donc une trahison et un Brexit mal géré par les conservateurs.
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La nouvelle Alpine F1 A526 a été présentée ce vendredi à un peu plus d’un mois du coup d’envoi de la saison 2026 de Formule 1 en Australie. Le pilote français Pierre Gasly a expliqué ses premières impressions et ses attentes avant le début de la saison.
Alpine veut aller de l’avant. Après une saison 2025 calamiteuse marquée par une dernière place au classement des constructeurs, l’écurie française a présenté vendredi à Barcelone sa nouvelle monoplace de Formule 1, l’Alpine F1 A526, avec l’ambition de se battre chaque week-end pour inscrire des points. Une monoplace désormais équipée d’un moteur Mercedes, à moitié électrique, qui va demander une gestion de sa batterie.
« La voiture sera moins rapide dans les virages et potentiellement beaucoup plus rapide en ligne droite. Ça veut dire que les zones de freinage seront un peu plus rallongées. C’est un feeling qui est différent », a expliqué Pierre Gasly en marge de la présentation. « Je pense que très clairement pour tous les pilotes, même les plus expérimentés sur la grille, il va y avoir un gros changement. Il va falloir un peu oublier le passé et repartir sur de nouvelles références parce que ça va être différent de ce qu’on a connu ».
Gasly a « hâte »
Après une saison en fond de grille (17e place du classement des pilotes avec 22 points en 2025), Pierre Gasly a « beaucoup d’attentes » pour la nouvelle année. « J’ai aussi confiance dans notre staff technique. Ça fait des mois que j’attendais ce moment. J’ai hâte de pouvoir enfin mesurer tout le travail qui a été fait depuis l’année dernière et de voir ce que ça va donner et où est-ce que cela va nous placer. »
Les prochaines semaines, marquées par neuf jours de roulage (trois à Barcelone la semaine prochaine avant deux nouvelles sessions à Bahreïn mi-février) s’annoncent capitales pour arriver avec plus de certitudes et de repères au premier Grand Prix début mars à Melbourne (Australie).
Les écuries sont reparties à zéro pour concevoir leurs nouvelles voitures
Flavio Briatore, conseiller exécutif d’Alpine, espère replacer l’écurie tricolore, mais qui est désormais basée uniquement en Angleterre, dans la première moitié du peloton alors qu’une onzième équipe (Cadillac) va rejoindre la grille cette année. « On espère être dans les six premiers. On veut être là à la bagarre à tous les Grands Prix et avoir toujours la possibilité de prendre des points. Et pourquoi pas réaliser des podiums », a-t-il déclaré à l’AFP.
Beaucoup d’interrogations demeurent avec cette nouvelle règlementation technique qui rendra les monoplaces plus petites et plus légères. Le moteur, déjà hybride depuis 2014, va aussi changer avec une augmentation de l’apport de l’énergie électrique à hauteur de 50% et l’utilisation de carburants dits « 100% durables ». Autant d’éléments qui ont quasiment fait repartir les écuries de zéro pour concevoir leur nouvelle voiture.
Le logo du groupe agroalimentaire français Danone, à Paris, le 5 février 2024. SARAH MEYSSONNIER / REUTERS
Après Nestlé et Lactalis, qui ont fait des rappels de lots de laits infantiles à cause d’une possible contamination par la bactérie Bacillus cereus, Danone annonce, dans un communiqué, « un rappel ciblé de certains lots de laits infantiles », vendredi 23 janvier.
« Compte tenu de nouvelles recommandations d’une autorité européenne, et par mesure de précaution, nous procédons au rappel volontaire de deux lots très limités des produits suivants » : Gallia Calisma Relais 1er âge (0-6 mois), boîte de 830 grammes – date de durabilité minimale : 13/10/2026 – code EAN : 3 041 091 725 943 ; Blédilait 1er âge (0-6 mois), boîte de 400 grammes – date de durabilité minimale : 29/10/2026 – code EAN : 3 041 091 470 966, selon une déclaration transmise par le géant agroalimentaire français Danone à l’Agence France Presse (AFP), vendredi soir, quelques heures après qu’il a dit élargir ses rappels à d’autres pays que Singapour où des lots avaient été bloqués le week-end passé.
En France, tous les lots concernés par une possible contamination d’origine bactérienne ont « été retirés » du marché, a assuré, vendredi, la ministre de la santé, Stéphanie Rist.
« Danone ne transige jamais sur la sécurité alimentaire, écrit la société française. Les contrôles de routine et les analyses ciblées supplémentaires menées dans le contexte sectoriel actuel confirment que les produits de Danone sont sûrs et pleinement conformes à l’ensemble des réglementations applicables en matière de sécurité alimentaire. »
Les lots de Nestlé et Lactalis concernés par les rappels auraient subi une « possible contamination » par une substance d’origine bactérienne. L’acide arachidonique, essentiel au développement des nourrissons, est suspecté d’avoir été contaminé par un fournisseur international, potentiellement basé en Chine.
Le ministère de l’agriculture a confirmé au Monde qu’un même fournisseur, en Chine, avait produit l’huile riche en acide arachidonique à l’origine de la présence potentielle de céréulide, la substance toxique produite par la bactérie Bacillus Cereus, dans les lait infantiles Nestlé et Lactalis. Il pourrait s’agir de la société Jiabiyou (Cabio Biotech à l’étranger). Cette entreprise, fondée en 2004 et dont le siège se trouve à Wuhan, est la principale productrice chinoise de ce type d’huiles et fournit de nombreux fabricants de lait infantile locaux ou internationaux (Nestlé, Danone, notamment).
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L’acide arachidonique est un acide gras poly-insaturé de la famille des oméga-6 rajouté dans les laits infantiles pour se rapprocher du lait maternel où il est naturellement présent. Il est artificiellement produit par fermentation microbienne, puis intégré à une huile.
Objectif de 400.000 logements par an construits: « On dira aux Français où on en est », déclare Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
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