Après avoir massivement embauché durant la pandémie de coronavirus, puis amorcé une cure d’amaigrissement en Europe dès 2022, le groupe FedEx annonce aujourd’hui un nouveau plan social qui pourrait entraîner la suppression de 500 emplois en France, en passant de 103 à 86 sites.
La branche française du groupe américain de livraison de plis et de colis entend réduire son maillage en France, passant de 103 à 86 sites, afin de « moderniser et simplifier » ses opérations en supprimant des « redondances structurelles ».
Cela « pourrait entraîner la suppression de jusqu’à 500 postes au sein de nos opérations », explique FedEx, qui assure par ailleurs investir 78 millions d’euros pour accompagner cette transformation.
Une « intensification de la concurrence »
Outre les suppressions de postes, quelque 800 salariés pourraient voir leur lieu ou leurs horaires de travail modifiés, précise l’entreprise. Elle explique que le secteur de transport de colis en France est « confronté à une intensification de la concurrence, qui exerce une forte pression sur les prix ».
« Le plan de transformation proposé viserait à rationaliser et consolider son réseau de sites d’opérations routières, à moderniser ses infrastructures et ses outils technologiques, et à réorienter son offre de services vers la livraison internationale, au départ et à destination de la France », est-il développé.
Après avoir massivement embauché durant la pandémie de coronavirus, FedEx s’était lancé dans une cure d’amaigrissement en 2022, pour prendre en compte le ralentissement progressif des livraisons de plis et colis. Dès 2024, le groupe prévoyait de supprimer 1.700 à 2.000 emplois en Europe au sein de ses équipes administrative et commerciale.
Le groupe indique toutefois que 770 nouveaux emplois, à temps plein ou partiel, pourraient « potentiellement » être créés grâce à la mise en place de nouveaux outils et à la réorganisation du réseau.
Le plan vise notamment à moderniser des sites clés et déployer des technologies avancées de scan, ainsi qu’une nouvelle plateforme numérique d’optimisation des tournées de livraisons, qui serait déployée pour la première fois en Europe par l’entreprise.
« Force ouvrière fera tout son possible pour que l’ensemble des salariés soient reclassés, pour qu’il y ait le moins de départs possibles », déclare à l’AFP Mohammed Hjiaj, représentant du personnel FO, deuxième organisation syndicale.
« On est vigilant, il nous manque des éléments, mais on est confiant pour aller chercher des garanties » sur la sauvegarde des emplois, ajoute-t-il.
Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, lors d’une conférence de presse pendant la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, au siège de l’instance, à New York, le 24 septembre 2025. ANGELA WEISS/AFP
« Au lieu de vouloir réparer l’ONU (…) que se passe-t-il ? Le président Trump propose de créer une nouvelle ONU dont il serait le seul maître » a accusé le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, vendredi 23 janvier, en référence au Conseil de la paix lancé par son homologue américain.
Déplorant que « la Charte de l’ONU soit en train d’être déchirée », M. Lula a déclaré avoir passé « une semaine à téléphoner à tous les pays du monde » pour tenter de « trouver une manière de se réunir » et de défendre le système multilatéral et défendre les Nations unies face à ce qu’il a décrit comme l’avancée de l’« unilatéralisme » et la « loi du plus fort ». La veille, il s’était entretenu au téléphone avec le président chinois, Xi Jinping, qui a dit sa volonté de défendre « le rôle central » de l’ONU, sans mentionner le Conseil de paix créé à l’initiative de Donald Trump.
Lors d’un événement du Mouvement des sans-terre à Salvador de Bahia, dans le nord-est du pay, le président brésilien a aussi précisé avoir parlé notamment avec le président russe, Vladimir Poutine, le premier ministre indien, Narendra Modi, et la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum. Il a également critiqué le projet de reconstruction de Gaza lancé par l’administration Trump après l’offensive israélienne. « Ils ont détruit, tué plus de 70 000 personnes pour dire que maintenant on va reconstruire Gaza et y faire des hôtels de luxe », a-t-il fustigé.
Le président américain qui avait envoyé des invitations à de nombreux dirigeants mondiaux pour rejoindre son « conseil de paix » − dont à Lula qui n’a pas répondu − a lancé formellement sa nouvelle instance, jeudi, à Davos (Suisse). « Une fois que ce conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près tout ce que nous voulons », a déclaré le président américain à l’occasion du Forum économique mondial.
La France et le Royaume-Uni, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ont refusé de faire partie des signataires, tout comme l’Espagne. « Nous avons de sérieux doutes quant à un certain nombre d’éléments de la charte du Conseil de paix concernant son champ d’action, sa gouvernance et sa compatibilité avec la Charte des Nations unies », a déclaré de son côté, tôt vendredi, le président du Conseil européen, Antonio Costa, à l’issue d’un sommet des Vingt-Sept à Bruxelles.
La Maison Blanche avait annoncé un Conseil de paix présidé par Donald Trump dans le cadre du plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de la bande de Gaza. Mais le projet de « charte » révèle une initiative et un mandat bien plus vaste, avec l’ambition d’en faire un véritable substitut des Nations unies.
Logements: l’interview en intégralité de Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
Emmanuel Macron annonce engager une procédure accélérée au Parlement pour interdire l’usage des réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès « la rentrée prochaine » (document BFMTV)
Construction de 400.000 logements par an: « Il faut qu’on arrête de jeter l’argent par les fenêtres », déclare Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement
Un dispositif fiscal pour permettre aux Français d’investir dans plus de « 50.000 logements neufs », annonce Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement
Le Pentagone se reflète sur un mur poli du Mémorial de l’armée de l’air américaine à Arlington (Virginie), le 24 mars 2025. CHIP SOMODEVILLA / AFP
Le Pentagone a officialisé une nouvelle stratégie de défense nationale qui modifie ses priorités et confirme la volonté de Washington de mettre à distance ses partenaires historiques. Dans un document de 34 pages, publié vendredi 23 janvier au soir, l’armée américaine exhorte les alliés des Etats-Unis à prendre en main leur propre sécurité et réaffirme l’importance accordée par l’administration Trump à la sécurité intérieure et à la dissuasion vis-à-vis de la Chine.
« Pendant trop longtemps, le gouvernement américain a négligé – voire refusé – de donner la priorité aux Américains et à leurs intérêts concrets », affirme dès la première phrase le document, critiquant les partenaires européens et asiatiques pour leur dépendance envers les précédentes administrations américaines en matière de financement de leur défense.
« Tandis que les forces américaines se concentrent sur la défense de leur territoire et de la région indo-pacifique, nos alliés et partenaires assumeront la responsabilité de leur propre défense, avec un soutien essentiel mais plus limité de la part des forces américaines », prévient cette stratégie de défense nationale pour 2026.
« Relations respectueuses » avec Pékin
La précédente stratégie de défense nationale, publiée sous la présidence de Joe Biden, décrivait la Chine comme le défi le plus important pour Washington, et affirmait que la Russie représentait une « menace grave ». Mais le nouveau document préconise, lui, des « relations respectueuses » avec Pékin, sans faire aucune mention de Taïwan, allié des Etats-Unis, que la Chine revendique comme son territoire. Il décrit aussi la menace russe comme « persistante mais gérable » et soutient que les alliés de l’OTAN, beaucoup plus puissants, sont donc « bien placés pour assumer la responsabilité principale de la défense conventionnelle de l’Europe ».
De même, « la Corée du Sud est capable d’assumer la responsabilité principale de dissuader la Corée du Nord, avec un soutien américain essentiel mais plus limité », avance le Pentagone, donnant un nouvel exemple d’une sécurité régionale déléguée aux alliés.
Les stratégies de défense de Joe Biden et de Donald Trump soulignent toutes deux l’importance de la défense de la sécurité intérieure, mais leurs descriptions des menaces existantes diffèrent considérablement. Le Pentagone « donnera la priorité aux efforts visant à fermer nos frontières, à repousser toute forme d’invasion et à expulser les étrangers en situation irrégulière », peut-on lire dans le document de 2026. Joe Biden s’était, lui, concentré sur la Chine et la Russie, affirmant qu’elles représentaient « des défis plus dangereux pour la sécurité et la sûreté intérieure » que toute menace terroriste.
A la suite de ces déclarations, la nouvelle stratégie américaine préconise la coopération avec le Canada et les autres pays voisins, tout en lançant un avertissement sans équivoque.
Le Monde Mémorable
Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde »
Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde »
Découvrir
Newsletter
« A la une »
Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »
S’inscrire
Le Monde Application
La Matinale du Monde
Chaque matin, retrouvez notre sélection de 20 articles à ne pas manquer
Télécharger l’application
Newsletter abonnés
« International »
L’essentiel de l’actualité internationale de la semaine
S’inscrire
« Nous dialoguerons de bonne foi avec nos voisins, du Canada à nos partenaires d’Amérique centrale et du Sud, mais nous veillerons à ce qu’ils respectent et contribuent à la défense de nos intérêts communs », dit le document. « Et s’ils ne le font pas, nous serons prêts à prendre des mesures ciblées et décisives qui fassent concrètement progresser les intérêts des Etats-Unis. »
A l’instar de la stratégie de sécurité nationale publiée par la Maison Blanche au début de décembre 2025, le nouveau document place l’Amérique latine en haut des priorités américaines. Le Pentagone « rétablira la domination militaire des Etats-Unis au sein du continent américain. Nous l’utiliserons pour protéger notre patrie et notre accès aux zones-clés de la région ». Il s’agit du « corollaire Trump à la doctrine Monroe », stipule la feuille de route.
Le président américain avait justifié l’opération de capture de son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, par la nécessité de restaurer la suprématie incontestée des Etats-Unis sur l’ensemble des Amériques. Il avait présenté cette opération nocturne à Caracas, la capitale du Venezuela, comme une remise au goût du jour de la doctrine Monroe, datant d’il y a plus d’un siècle, considérant que l’Amérique latine est la chasse gardée des Etats-Unis.
Les Etats-Unis mènent depuis septembre dernier une trentaine de frappes contre des embarcations de trafiquants présumés, lesquelles ont fait plus de 110 morts dans les Caraïbes et le Pacifique. L’administration Trump n’a jamais fourni la moindre preuve que les navires visés étaient effectivement impliqués dans un quelconque trafic.
Par ailleurs, le document ne fait aucune mention des dangers liés au changement climatique, que l’administration Biden avait identifiés comme une « menace émergente ».
Donner « beaucoup plus de responsabilité aux maires en matière de logement », déclare Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
Emmanuel Macron annonce engager une procédure accélérée au Parlement pour interdire l’usage des réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès « la rentrée prochaine » (document BFMTV)
Construction de 400.000 logements par an: « Il faut qu’on arrête de jeter l’argent par les fenêtres », déclare Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement
Un dispositif fiscal pour permettre aux Français d’investir dans plus de « 50.000 logements neufs », annonce Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement