Un « texte fantôme », « une mascarade »… Les sénateurs enterrent toute forme d’aide à mourir lors des débats sur la fin de vie

Lors de débats chaotiques et confus, ce mercredi 21 janvier, le Sénat, en majorité à droite, s’est opposé à la réforme sociale majeure sur la fin de vie. Les élus ont remplacé assistance médicale à mourir par un « droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance », vidant le texte de sa substance.

Les sénateurs se sont opposés mercredi 21 janvier à la création de toute forme d’aide à mourir lors des débats sur la fin de vie, l’hémicycle dominé par la droite enterrant cette réforme sociétale majeure qui devrait toutefois bientôt revenir à l’Assemblée nationale.

Très chaotiques et confus, les débats ont tourné court avec le rejet d’un premier article fixant les conditions requises pour accéder à un dispositif de suicide assisté ou d’euthanasie. Plus tard, dans la soirée, la droite sénatoriale a définitivement enterré le projet de loi en réécrivant entièrement l’article-clé créant l’aide active à mourir, le vidant de sa substance.

L’amendement déposé par des sénateurs, dont certains proches du patron des Républicains Bruno Retailleau, a remplacé cette assistance médicale à mourir par un « droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance ».

« Nous sommes en train de voter, chers collègues, un texte qui revient sur la loi Claeys-Léonetti », s’est inquiété le sénateur communiste Pierre Ouzoulias, estimant que la mesure votée pourrait interdire demain l’arrêt de l’hydratation lors d’une sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès.

L’examen du reste des articles, par exemple sur la clause de conscience des médecins, s’est poursuivi et fini dans la soirée malgré la suppression dans le texte du dispositif d’assistance médicale à mourir, les sénateurs dénonçant l’absurdité des débats sur un « texte fantôme », « une mascarade » pour certains.

Des échanges houleux

Les échanges ont été particulièrement houleux au sein de l’hémicycle pourtant réputé plus sage que le Palais-Bourbon. Une partie de la gauche a notamment accusé certains sénateurs de rejeter le texte en raison de leurs convictions religieuses.

Un vote solennel sur l’ensemble de la proposition de loi du député Olivier Falorni reste prévu mercredi 28 janvier, mais il n’aura guère de sens, car le texte est amputé de son ossature.

La suite du processus parlementaire risque donc essentiellement de se dérouler à l’Assemblée nationale, où une nette majorité avait pu se dégager, au contraire du Sénat. Le gouvernement espère saisir les députés en deuxième lecture au plus vite, potentiellement dès le mois de février.

L’article concernant les conditions d’accès à l’aide à mourir a été rejeté pour des raisons diverses.

Une grande partie de la droite et des centristes, opposés à toute forme d’aide à mourir dans le sillage de Bruno Retailleau, ont voté contre. Pourtant la ligne tenue jusqu’ici par la majorité sénatoriale militait non pas pour un rejet du texte, mais pour l’adoption d’un dispositif beaucoup plus strictement encadré. Le président de la commission des Affaires sociales du Sénat, Philippe Mouiller (Les Républicains) s’est ainsi ému du rejet de cet article « clé de voute » du texte.

Le groupe socialiste s’y est opposé car la rédaction avait été considérablement modifiée et s’éloignait trop, selon lui, du dispositif voté à l’Assemblée nationale en juin 2025.

L’enseignement de ce vote est sans appel: les divergences de vue du Sénat étaient sans doute trop importantes pour que la chambre haute puisse aboutir à un texte cohérent soutenu par une majorité.

« C’est un triste soir pour le Sénat que nous vivons collectivement », s’est désolé le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner. « Le Sénat a fait de ce texte une forme d’agonie politique. Nous sommes en train de ridiculiser la Haute assemblée sur un sujet essentiel pour les Français », a-t-il ajouté, s’attaquant aux divisions de la droite.

Le parti-pris : La convention citoyenne favorable à une « aide à mourir » – 20/02

« On ne peut pas demander à des sénateurs qui sont opposés à l’euthanasie et au suicide assisté de voter pour un article comme (celui-là). C’est impossible. C’est tout », a rétorqué le centriste Loïc Hervé. « En mon âme et conscience, je ne peux pas voter un texte de reconnaissance de l’aide à mourir si nous n’avons pas le droit aux soins palliatifs », a renchéri la sénatrice LR Marie Mercier.

Un autre projet de loi sur les soins palliatifs

Le Sénat examinera en effet à partir du lundi 26 janvier une autre proposition de loi sur les soins palliatifs, plus consensuelle. De nombreux parlementaires ont d’ailleurs regretté que ce texte n’ait pas été examiné en premier.

Le calendrier parlementaire de cette réforme sera long, car il faudra encore au moins un aller-retour entre les deux chambres. Mais l’absence de majorité au Sénat semble désormais indiquer une chose: le consensus aura probablement lieu à l’Assemblée, à qui le gouvernement peut donner le dernier mot.

« Le Sénat montre son incapacité, contrairement à l’Assemblée, à trouver un compromis sur un texte aussi important », a regretté Jonathan Denis, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), appelant au retour rapide du texte à l’Assemblée.

Si cette réforme majeure du second quinquennat d’Emmanuel Macron aboutissait, la France rejoindrait d’autres pays ayant légiféré sur la question, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Canada.

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Israël lance la destruction du siège de l’UNRWA à Jérusalem, une opération à forte visée politique

Des bulldozers israéliens démolissent un complexe de l’UNRWA, à Jérusalem-Est, le 20 janvier 2026. MAHMOUD ILLEAN/AP

Les tractopelles et les bulldozers sont arrivés, mardi 20 janvier au petit matin, au cœur du quartier de Cheikh Jarrah, dans la partie orientale de Jérusalem, pour commencer la destruction de locaux du siège de l’UNRWA, l’Agence de secours et de travaux des Nations unies, qui, depuis 1949, vient en aide aux réfugiés palestiniens. L’opération, spectaculaire, marque une nouvelle étape dans la volonté du gouvernement israélien d’empêcher le travail de cet acteur-clé de la protection des réfugiés palestiniens à Gaza, en Cisjordanie, mais aussi en Syrie, en Jordanie et au Liban.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’UNRWA est menacée d’« effondrement » selon un rapport des Nations unies

Depuis la fin de 2024, en effet, l’Etat hébreu a interdit toute activité de l’agence sur son sol et dans la partie arabe de Jérusalem, occupée en 1967 et annexée en 1981. Une loi votée par la Knesset (le Parlement monocaméral) a également proscrit tout contact entre les autorités israéliennes et l’UNRWA.

Un nouveau texte, voté à la fin de décembre 2025, a prévu de couper l’accès à l’eau et à l’électricité des derniers bâtiments utilisés par l’agence. Le 12 janvier, les autorités ont annoncé qu’elles prévoyaient de fermer un centre de santé dans la vieille ville de Jérusalem. Depuis mai 2025, les enfants de plusieurs camps de réfugiés situés à Jérusalem n’ont plus accès aux écoles de l’UNRWA, fermées sur ordre du gouvernement.

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Pour obtenir une augmentation, rien ne vaut la démission


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Accident de trains en Espagne : le bilan monte à 42 morts après la découverte d’un nouveau corps dans la carcasse d’un wagon

Sur le lieu de la collision entre deux trains à Adamuz (Espagne), le 20 janvier 2026. MANU FERNANDEZ/AP

Un nouveau corps a été retrouvé dans la carcasse de « l’un des wagons Alvia », le train de la Renfe impliqué dans la collision tragique de dimanche soir à Adamuz, dans le sud de l’Espagne, ont annoncé, mardi 20 janvier, les autorités régionales.

Cela fait monter le bilan de cette catastrophe à 42 morts, alors que l’Espagne observe à partir de mardi trois jours de deuil national. Ce bilan pourrait encore s’alourdir à mesure que les recherches continuent dans les carcasses des deux trains qui sont entrés en collision près d’Adamuz, à environ 35 kilomètres de Cordoue. Les secouristes tentent notamment d’extraire d’éventuels corps restés coincés dans la ferraille.

Le président régional andalou, Juan Manuel Moreno, a estimé lundi soir que les autorités pourront déterminer « avec certitude » le nombre total de victimes de cet accident ferroviaire dans les « prochaines vingt-quatre à quarante-huit heures ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Accident de trains en Espagne : après la collision, Pedro Sanchez promet « toute la lumière » sur le drame qui a fait au moins 40 morts

« Effort collectif » de la gestion de crise

Le roi Felipe VI et la reine Letizia, qui sont arrivés mardi à la mi-journée à Adamuz, ont remercié et salué « l’effort collectif » des institutions, des services d’urgence et de secours et des voisins qui ont aidé les victimes de l’accident, ainsi que la coordination de la gestion de la tragédie.

« Nous tenons à saluer le très grand professionnalisme de toutes les personnes qui ont participé à la gestion de l’urgence, d’où qu’elles viennent, ainsi que la volonté de toutes les administrations de mettre la main à la pâte et de tout coordonner », a déclaré le roi après avoir rendu visite aux personnes hospitalisées à Cordoue.

Dimanche à 19 h 45, les deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision, avec à leur bord près de 500 passagers au total. En cause : un train Iryo – un opérateur de train privé, filiale à 51 % du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) – dont des voitures ont déraillé et se sont déportées sur l’autre voie, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (Sud).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Accident de trains en Espagne : une collision « très étrange » sur une ligne droite et un bilan d’au moins 39 morts

Si le ministre des transports, Oscar Puente, a évoqué un accident « extrêmement étrange », le ministre de l’intérieur espagnol a écarté, mardi, la possibilité d’un acte de sabotage.

Le Monde avec AFP

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INFO BFM NICE CÔTE D’AZUR. Municipales à Menton: la candidate RN Alexandra Masson a choisi son premier adjoint en cas de victoire

Ce sera Jean-Christophe Storaï, actuellement conseiller municipal dans l’opposition, qui occupera le poste de premier adjoint si Alexandra Masson remporte la mairie de Menton.

Il sera son premier adjoint si elle est élue maire de Menton. Alexandra Masson a choisi Jean-Christophe Storaï, actuellement conseiller municipal dans l’opposition, siégeant au sein du groupe « pour Menton, une autre voie », comme n°2 de sa liste pour les élections municipales en mars.

À moitié une surprise étant donné que Jean-Christophe Storaï avait déjà pris la parole lors d’un conseil municipal en septembre pour dire qu’il souhaitait voir Alexandra Masson devenir candidate. De plus, en novembre 2024 il avait annoncé son engagement au sein de l’UDR – le parti d’Éric Ciotti – pour « fédérer » à Menton.

La candidate promet « une équipe expérimentée »

Alexandra Masson le nommera donc adjoint si elle est élue maire, il sera alors en charge des finances et de l’administration générale.

« Ce choix s’inscrit dans une démarche de rassemblement et de responsabilité, au service de notre ville », explique la candidate RN dans un communiqué.

« En cas de victoire, il sera mon premier adjoint, en charge des finances et de l’administration générale, afin d’assurer une gestion responsable, transparente et efficace de la ville de Menton », poursuit Alexandra Masson, saluant « une équipe expérimentée, rassemblée et tournée vers l’avenir que je propose aux Mentonnaises et aux Mentonnais ».

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L’UE entend bannir Huawei des réseaux mobiles européens

Le stand Huawei lors du Mobile World Congress (MWC) de Shanghaï (Chine), le 18 juin 2025. HECTOR RETAMAL/AFP

Bruxelles durcit sévèrement le ton à l’égard de Huawei. Mardi 20 janvier, la Commission européenne a ouvert la voie à une exclusion du géant chinois des télécommunications – tout comme à celle de son compatriote ZTE – des réseaux mobiles du Vieux Continent, à travers la révision de la loi sur la cybercriminalité.

Cette proposition fixe pour la première fois un cadre juridique permettant de considérer leurs équipements comme « à haut risque »,afin de les interdire dans toute l’Union européenne (UE) pour des raisons de sécurité, tout en s’affranchissant des réserves exprimées par certains pays.

Aux yeux de Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission, ce texte, qui entend plus largement améliorer la cybersécurité de l’UE, se révèle indispensable pour « protéger [ses] citoyens et [ses] entreprises », a-t-elle déclaré aux eurodéputés réunis mardi au Parlement européen de Strasbourg, qui devront l’approuver.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Huawei : l’Union européenne prête à frapper fort contre le géant chinois des télécoms

Même si elle ne nomme pas directement Huawei, ZTE ou la Chine, cette nouvelle loi marque un tournant dans la politique de la Commission à l’égard des deux entreprises, réputées proches du pouvoir central de Pékin. Inquiet depuis des années de la place que prennent leurs équipements dans les réseaux mobiles européens jugés critiques, l’exécutif communautaire s’était contenté, depuis janvier 2020, de conseiller aux Etats membres de ne plus y recourir, alertant sur des risques d’espionnage ou de coupure des réseaux.

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« Non, les enfants ne sont pas exclus de nos TGV »: la SNCF réagit à la polémique sur l’interdiction des enfants dans sa nouvelle classe Optimum Plus (qui ne représente que 8% des places)

Cet espace de seulement 39 places au sein des TGV de Paris à Lyon a été pensé pour les professionnels ou des clients qui cherchent la tranquilité, notamment pour travailler. Mais pour une association, « une ligne rouge a été franchie ». De quoi créer une belle polémique.

La polémique s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Ce mercredi, l’association Les Adultes de demain s’est émue des conditions de vente de la nouvelle classe Optimum Plus lancée par SNCF Voyageurs en début d’année sur ses TGV Paris-Lyon.

Outre des services de flexibilité d’échange de billet et d’accueil en gare, Optimum Plus est un espace réservé de 39 places dans ces TGV du lundi au vendredi, un espace de tranquililté permettant aux voyageurs de travailler et de se restaurer. La cible? Les salariés nomades dont les entreprises sont prêtes à débourser entre 108 et 180 euros le billet.

Dans ce cadre, les conditions de vente de SNCF Voyageurs précisent que « pour garantir un maximum de confort à bord de l’espace dédié, les enfants ne sont pas acceptés ».

Il n’en fallait pas moins pour provoquer le scandale. « Une ligne rouge a été franchie et personne n’en parle. La première entreprise publique de transport française cède à son tour au ‘no kid’. Au lieu de créer des wagons pour enfants, le Groupe SNCF les exclut », s’emporte l’association Les Adultes de demain. De quoi générer des centaines de commentaires sur le désamour de la SNCF envers les familles, qu’elle cède à la tendance du « no-kid » que l’on voit se développer dans les hôtels, les restaurants, qu’il s’agit d’un scandale « honteux », qu’il « faut attaquer en justice la SNCF »… Pire, certains parlent de de « discrimination ».

Des critiques reprises par la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry interrogée sur BFMTV. « Lorsqu’on donne le sentiment que le confort des adultes passe par l’absence d’enfant, c’est choquant ». Si « l’on a besoin de services spécifiques » lorsque l’on voyage pour le travail, « certaines offres avancent plus vite que d’autres », ajoute-t-elle. « Si on pense une offre Optimum, alors on pense quoi pour les familles? » car selon elle, voyager avec des enfants « est une réalité à accompagner » et non « une option dans le service public ».

Une vision quelque peu excessive car l’impression qui est donnée est que des TGV entiers ou des voitures entières sont interdits aux enfants. On rappellera donc simplement qu’Optimum Plus, ce sont 39 places sur 510 à 634 selon les configurations et seulement du lundi au vendredi, sur une seule ligne… Par ailleurs, les enfants peuvent très bien voyager en Première classe classique.

« Nous n’avons jamais accepté les nombreuses demandes réclamant des voitures entières sans enfant »

C’est d’ailleurs ce que s’attache à démontrer Gaëlle Babault, directrice Offres TGV Inoui dans une vidéo postée en urgence sur les réseaux sociaux pour tenter d’éteindre cette polémique. « Ces places Optimum ne représentent que 8% des espaces qui sont proposés dans nos trains du lundi au vendredi, ce qui veut dire que 92% des places sont proposées à tous et 100% les week-ends. Cette classe est ouverte à tous à partir de 12 ans (un âge qui n’était pas précisé initialement dans les CGV, NDLR), ce qui était déjà le cas de notre précédente offre Business Premiere », souligne-t-elle.

« Rien d’une nouveauté »

Interrogé par BFM Business, l’opérateur ajoute que « la classe Optimum est un espace dédié pensé pour les attentes spécifiques de nos clients professionnels ou ceux qui souhaitent une expérience de voyage particulière avec un accompagnement personnalisé et de la flexibilité. C’est pourquoi le forfait bambin et billet enfant ne sont en effet pas vendus dans cet espace. Cela n’a rien d’une nouveauté, c’était déjà le cas depuis des années dans notre offre précédente Business Première ».

Surtout, la SNCF souligne être régulièrement sollicitée pour justement interdire les enfants dans certains espaces des TGV. « Nous n’avons jamais accepté les nombreuses demandes de clients qui depuis longtemps réclament des voitures entières, par exemple la 1ère classe, sans enfant dans les TGV Inoui. Le train est un lieu de vie en commun ouvert à tous, nous y sommes très attachés ».

« Nos offres sont pensées pour tous et bien évidemment pour les familles. Nous retrouvons dans chacun de nos TGV un espace nurserie, et chaque année, ce sont plus de 300.000 enfants qui voyagent grâce à notre service Junior et Cie. Nos TGV sont ouverts à tous et nous y sommes vraiment très attachés », souligne Gaëlle Babault. Sans oublier les voitures réservées aux familles.

Comme le résume un cheminot: « la SNCF doit être une entreprise qui fait des bénéfices pour s’autofinancer et le TGV n’est pas un service public. Mais on lui reproche de faire des choix pour attirer une clientèle qui dépense beaucoup pour un transport serein et qualitatif…Dire que la SNCF ne fait rien pour le transport des enfants est un véritable mensonge ». Par contre, la compagnie ferroviaire aurait certainement échappé au bad buzz avec une autre formulation que « les enfants ne sont pas acceptés », qui sortie de son contexte peut en effet choquer.

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