Fin de vie: le texte arrive au Sénat, l’Association pour le droit à mourir dans la dignité craint qu’il ne soit « détricoté par la droite »

Le Sénat examine à partir de ce mardi 20 janvier la proposition de loi sur l’aide à mourir adoptée par l’Assemblée nationale et le deuxième texte relatif aux soins palliatifs. Le président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), Jonathan Denis, s’attend à ce que la droite sénatoriale le modifie et cherche à gagner du temps jusqu’à la trêve estivale et l’élection présidentielle. « Ceux qui souffrent ne peuvent plus attendre 2027 », assure-t-il.

La réforme sur la fin de vie se fait encore attendre. Ce chantier avait été effleuré durant le premier mandat d’Emmanuel Macron dès 2018 avant d’être relégué derrière d’autres dossiers jugés plus urgents. Le président de la République l’avait promis en avril 2023. L’Assemblée nationale avait commencé à travailler lorsque la dissolution l’a interrompu. Finalement, les députés ont voté deux textes en mai dernier, un sur la fin de vie et l’autre sur l’accès aux soins palliatifs.

La proposition de loi du député Modem Olivier Falorni permet à une personne atteinte « d’une affection grave et incurable » et que son pronostic vital est engagé, de demander l’administration d’une substance létale. Le texte a ensuite été transmis à la commission des affaires sociales du Sénat, qui a limité l’aide à mourir « aux situations engageant le pronostic vital à court terme. »

Jonathan Denis, le président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) répond aux questions de BFM avant l’ouverture des débats.

Comment analysez-vous le travail de la commission des affaires sociales du Sénat après les nombreuses modifications effectuées sur le texte des députés?

« La commission des affaires sociales s’est réunie en catimini, en trois heures, sans diffusion et a détricoté tout le texte. Le droit à l’aide à mourir est supprimé, on parle maintenant d’une assistance médicalisée qui ne serait accessible qu’aux personnes qui auraient un pronostic vital engagé à court terme. C’est-à-dire plus que quelques heures ou quelques jours à vivre.

Il faut quelques jours pour pouvoir analyser leurs demandes, c’est-à-dire que, in fine, ce n’est pas applicable. Ils ne bénéficieraient jamais d’une demande d’aide à mourir.

Si vous ne pouvez pas vous administrer vous-même la substance, la commission a rajouté la nécessité pour un officier de police judiciaire d’être présent pour s’assurer que la personne n’ait pas de pression et que le soignant n’ait pas fait n’importe quoi ».

Telle que réécrite par cette commission sénatoriale, cette nouvelle loi ne pourrait pas bénéficier par exemple à des personnes atteintes de maladies dégénératives comme la maladie de Charcot?

« Dans l’inconscient collectif, c’est la maladie qui parle à tout le monde et Charles Biétry, qui en est atteint, porte le sujet de l’aide à mourir. Avec la maladie de Charcot, on est prisonnier de son corps, on garde toute sa conscience en sachant que l’on va mourir mais pas quand.

Il y a des personnes qui font face à des souffrances qui leur sont insupportables et ils ne veulent pas connaître cette phase agonique. Ils ne vont peut-être pas mourir dans quelques heures ou quelques jours, mais ils veulent devancer cela parce qu’ils n’en peuvent plus.

Aujourd’hui, la loi telle qu’elle existe, celle de 2016, ne s’adresse pas à eux. Il y avait cette ambition de le permettre avec cette nouvelle loi, mais la droite sénatoriale a balayé cela ».

Aide active à mourir, soins palliatifs… Deux médecins confrontent leurs points de vue sur la fin de vie

Les opposants à l’aide à mourir défendent souvent un développement des soins palliatifs. C’est la raison pour laquelle, deux textes sont examinés par le Parlement plutôt qu’une loi unique. Vous n’êtes pas plus satisfaits par la première que la seconde. Pourquoi?

« En France, nous n’avons pas la culture des soins palliatifs. Un étudiant en médecine consacre 8 heures à la mort sur dix ans d’études. En France, on apprend à guérir, mais pas à soigner. Les soins palliatifs ne peuvent pas guérir. Ils sont là pour accompagner, pour soigner, prendre soin. Notre association a défendu le doublement du budget dédié aux soins palliatifs, ça n’a pas été adopté et le milliard consacré est insuffisant.

La réalité, c’est que les soins palliatifs, vous en avez partout. Par contre, vous avez ce qu’on appelle dans les soins palliatifs, des unités de soins palliatifs, pour accompagner les cas les plus complexes. Et là, oui, vous avez une vingtaine de départements qui ne sont pas dotés.

Maintenant, ce n’est pas parce que demain vous auriez 100% de couverture de soins palliatifs qu’il n’y aurait plus de personnes qui feraient face à des maladies graves et incurables, avec des souffrances insupportables et qui demanderaient à bénéficier d’une aide à mourir ».

Compte tenu des divergences profondes entre l’Assemblée nationale et le Sénat, ce texte devrait faire l’objet d’une commission mixte paritaire et déboucher sur deux lois proches de la rédaction des députés. Pourquoi tirez-vous la sonnette d’alarme?

« Je m’en moque un peu de l’avis du Sénat. Je n’en attendais pas grand-chose. Peu importe ce qu’il votera. Tout en respectant le travail du Sénat, le dernier mot, on le sait, il reviendra à l’Assemblée nationale. Il y aura une commission mixte paritaire qui, très certainement, ne tombera pas d’accord.

On aura un dernier mot à l’Assemblée nationale, et c’est ce dernier mot qui est important. Et moi, je salue vraiment le travail qui a été fait à l’Assemblée, parce que vous avez des gens de tous les partis, donc tous les bords politiques, qui se sont mis d’accord.

S’il y a enlisement du texte, c’est-à-dire, si le Sénat fait absolument n’importe quoi pour empêcher l’étude du texte et que l’on arrive à l’été, il n’y aura pas de vote. Il faudra attendre 2027! On ne sait pas ce qui peut se passer. Les gens qui souffrent ne peuvent plus attendre 2027″.

Face à l’allongement de ce calendrier, de nombreuses voix réclament depuis plusieurs années l’organisation d’un référendum à Emmanuel Macron. Qu’en pensez-vous?

« Emmanuel Macron est responsable de cette situation. Il a fait beaucoup de promesses sur l’aide à mourir. Il ne faut pas oublier qu’au moment de la dissolution, le texte qui était en train d’être étudié, c’est le texte sur l’aide à mourir.

Si Emmanuel Macron n’avait pas dissous l’Assemblée nationale, deux jours plus tard, le texte aurait été voté. Aujourd’hui, on se retrouve dans cette situation parce que M.Macron a dissous l’Assemblée Nationale. On a dû repartir de zéro là-dessus.

Si le texte ne peut pas être voté avant l’été, le président de la République devra prendre sa responsabilité et convoquer un référendum. Maintenant, je préfère la voie législative parce que tout le travail sérieux, il a été fait. Cela fait 50 ans qu’on en discute. La première proposition de loi c’est 1978. Vous avez eu 30 propositions de loi sur ce texte qui existe depuis ces années-là. Donc il y a un moment donné, il faut être un peu sérieux et savoir avancer par la voie législative ».

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Nouvel accident de train en Espagne : un mur s’effondre sur les voies près de Barcelone

Des secouristes interviennent après le déraillement d’un train de banlieue à la suite de l’effondrement d’un mur de soutènement sur les voies, à Gelida, près de Barcelone, le 20 janvier 2026. JOAN MATEU PARRA / AP

Deux jours après la catastrophe ferroviaire à Adamuz, en Espagne, qui a fait au moins 42 morts, un train de banlieue a heurté, mardi 20 janvier, les débris d’un mur de soutènement qui s’était effondré sur les voies, en Catalogne, dans le nord-est du pays, faisant au moins un mort et cinq blessés graves, selon les pompiers.

Selon Rodalies de Catalunya, gestionnaire public des chemins de fer dans la région, la personne tuée était un employé de la société. Il s’agit, d’après les médias locaux, du conducteur du train.

« Un mur de soutènement est tombé sur la voie, provoquant un accident avec un train transportant des passagers » dans la commune de Gelida, à une quarantaine de kilomètres de Barcelone, avait annoncé la protection civile de la région de Catalogne, sur son compte X.

Un autre déraillement, pas de blessé

Les secours ont pris en charge 37 personnes, dont la plupart voyageaient dans le wagon de tête, le plus accidenté, a précisé le chef des interventions des pompiers catalans, Claudi Gallardo.

Le gestionnaire du réseau ferroviaire national ADIF a avancé que l’effondrement du mur avait été provoqué par une tempête et des pluies qui s’abattent sur une grande partie de la région. Sur X, il a ajouté que la circulation restait suspendue sur les lignes de banlieue « en raison des effets de la tempête sur les infrastructures ».

Selon le quotidien El Pais, un autre train, qui transportait une dizaine de passagers entre les gares de Blanes et Maçanet-Massanes, a déraillé en raison de la présence de rochers sur les voies, à la suite de la tempête qui a frappé Gérone, mardi. Ce déraillement n’a blessé personne.

Ces accidents surviennent alors que l’Espagne pleure ses morts après la collision meurtrière de deux trains à grande vitesse, dimanche près de Cordoue. Mardi, le corps d’une 42e victime a été découvert, ont annoncé les autorités régionales andalouses. Selon le ministre des transports espagnol, Oscar Puente, le bilan définitif pourrait s’élever à 43 morts, soit le nombre de signalements de disparus.

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Trente-sept personnes, dont quatre enfants, restent hospitalisées, parmi lesquelles neuf adultes sont toujours en soins intensifs. Plus de 120 personnes au total ont été blessées à des degrés divers. L’enquête se poursuit pour connaître la cause de l’accident.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Accident de trains en Espagne : après la collision, Pedro Sanchez promet « toute la lumière » sur le drame qui a fait au moins 40 morts

Le Monde avec AFP

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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un compare son vice-Premier ministre à une chèvre avant de le limoger en public

Jugé « inapte à assumer de lourdes responsabilités », le vice-Premier ministre nord-coréen a été limogé par le dirigeant Kim Jong Un.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a limogé son vice-Premier ministre au cours d’une visite d’un complexe industriel, fustigeant l' »incompétence » des responsables économiques de Pyongyang, a rapporté ce mardi 20 janvier l’agence de presse étatique KCNA.

« Kim Jong Un a démis de ses fonctions Yang Sung Ho, vice-Premier ministre, sur-le-champ », le considérant « inapte à assumer de lourdes responsabilités », a indiqué KCNA.

« Pour le dire simplement, c’était comme atteler une chèvre à un chariot, une erreur accidentelle dans notre processus de nomination des cadres », a-t-il expliqué, ajoutant: « Après tout, ce sont les boeufs qui tirent les chariots, pas les chèvres ».

« Irresponsables, grossiers et incompétents »

Kim Jong Un inaugurait un projet de modernisation de ce complexe industriel de Ryongsong, dans la province de Hamgyong du Sud (est). « À cause de fonctionnaires de l’orientation économique irresponsables, grossiers et incompétents, la première étape de la modernisation » du site « a rencontré des difficultés », s’est agacé le dirigeant.

Il s’en est pris aux cadres du gouvernement qui « ont été habitués au défaitisme, à l’irresponsabilité et à la passivité pendant trop longtemps ». Le N.1 nord-coréen a estimé « que les actuelles forces de l’orientation économique sont à peine capables de piloter les travaux de réajustement de l’industrie du pays dans son ensemble et de sa mise à niveau technologique ».

Vladimir Poutine et Kim Jong-un: une “amitié” inquiétante?

En décembre, il avait promis lors d’une réunion de hauts placés d’expurger le « mal » au sein de l’appareil gouvernemental, et réprimandé des responsables jugés fainéants. Les médias officiels n’ont pas donné plus de détails, même s’ils ont fait état de nombreux cas d' »écarts » à la discipline, qui pourraient renvoyer à de la corruption.

Par ailleurs, Pyongyang se prépare toujours à tenir le premier congrès du Parti des travailleurs au pouvoir en cinq ans. Les experts l’attendent dans les prochaines semaines. Cette grand-messe est habituellement l’occasion de dévoiler les principales orientations du pays et les défis à relever.

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Ligue des champions : le PSG frustré et défait par le Sporting Portugal, Kylian Mbappé et le Real Madrid plombent l’AS Monaco

L’attaquant colombien Luis Suarez célèbre son deuxième but face au Paris Saint-Germain (1-2), lors de la victoire du Sporting Lisbonne, en phase de ligue de la Ligue des champions, à Lisbonne, le 20 janvier 2026. PATRICIA DE MELO MOREIRA/AFP

Il y a des soirs où rien ne sourit, et le Paris Saint-Germain a vécu l’un de ceux-là, mardi 20 janvier à Lisbonne, frustré et renversé par le Sporting Portugal (1-2), pour son avant-dernière rencontre dans la poule unique de la Ligue des champions. En domination totale, les tenants du titre ont longtemps fait planer la menace de l’ouverture de la marque, sans réussir à véritablement la transformer.

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Warren Zaïre-Emery, d’abord, pensait avoir concrétisé la pluie de frappes parisienne sur la cage lisboète (30e), mais une faute initiale de Senny Mayulu, et une vérification des images, avaient conduit à l’annulation du but. Ousmane Dembélé, ensuite, se faisait prendre en situation de hors-jeu face à Rui Silva (42e), alors que Nuno Mendes avait à son tour percé la muraille des Portugais. Et le Ballon d’or 2025, encore lancé trop tôt, se voyait à nouveau refuser une réalisation inscrite cette fois-ci de la tête (57e).

La délivrance, tant attendue, est finalement venue pour les locaux. Et le coup du sort a voulu que Luis Suarez, l’ex-attaquant colombien de l’Olympique de Marseille, en soit l’auteur, profitant d’un ballon errant sur corner pour surprendre la défense francilienne (74e). Entré après l’heure de jeu, l’ailier géorgien Khvicha Kvaratskhelia débloquait enfin le compteur des Parisiens, d’une frappe magistralement enroulée (79e). Un réveil bienvenu, mais sans doute trop tardif.

« Un film qu’on a déjà vu beaucoup de fois »

Mais les Lions du Sporting, l’appétit désormais ouvert, dans un dernier coup de boutoir, scellaient la rencontre d’un doublé de Luis Suarez (90e), s’appliquant de la tête sur un renvoi de Lucas Chevalier. « C’est un film qu’on a déjà vu beaucoup de fois, maugréait Vitinha au micro de Canal+. On fait ce qu’on peut, mais si on ne marque pas, ça devient difficile. Ce n’est pas un bon soir pour nous en termes de résultat. »

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Passablement agacé par cette défaite qu’il qualifiait de « décevante, injuste », Luis Enrique, l’entraîneur du PSG, a préféré témoigné de son estime pour son équipe : « Je suis très fier de mes joueurs, et je suis sûr qu’avec cette mentalité, on va aller très loin. J’ai vu une seule équipe pendant tout le match, on a été très supérieur à l’adversaire, qui a été très bon. »

Désormais tombé à la cinquième place de la poule unique – comptant 36 clubs –, le Paris Saint-Germain (13 points) est toujours assuré de voir les barrages de la compétition. Mais son ticket directement qualificatif pour les huitièmes de finale est quant à lui menacé. Si le club de la capitale a toujours son destin entre ses mains, il devra toutefois obtenir un résultat positif lors de son dernier match de la phase de ligue, lors de la réception de Newcastle, le 28 janvier.

Monaco, naufragé du Bernabeu

Un déplacement délicat, sur la pelouse d’un Real Madrid pourtant en reconstruction, n’était sûrement pas la manière la plus simple de se relancer pour l’AS Monaco, en proie aux doutes et à une crise de résultats. Et l’addition a bel et bien été lourde pour le club du Rocher, soufflé par la « Casa Blanca » (6-1), pour son avant-dernière rencontre dans la poule unique de la Ligue des champions.

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Au terme d’une première période placée sous le signe de la résilience, les Monégasques ont été rapidement dépassés par la vivacité de Kylian Mbappé, bourreau par deux fois de son club formateur (5e, 26e). Mais la machine madrilène, encore en rodage, s’est véritablement mise en marche dans le second acte. Profitant d’erreurs et d’errances de la défense de l’ASM, le mastodonte espagnol a déroulé son talent, bien aidé par Thilo Kehrer, l’arrière allemand ayant été plusieurs fois fautif.

A l’initiative de relances manquées, ou de marquages trop lâches, l’ancien défenseur du PSG s’est rendu coupable sur les réalisations de Vinicius Jr. (63e) et de Jude Bellingham (80e), marquant également contre son camp (55e). Dans cette soirée cauchemardesque, la réduction anecdotique de l’écart par Jordan Teze (72e), sur une relance manquée du géant belge Thibaut Courtois, n’a toutefois pas permis de tirer du positif. « On a vu l’écart avec une grande équipe comme le Real Madrid », soulignait l’international tricolore Maghnes Akliouche.

Retombé à la vingtième place de la poule unique, l’AS Monaco, qui reste sur sept défaites en huit rencontres de Ligue 1, a cependant encore ses chances pour prolonger son aventure européenne. Et Maghnes Akliouche avait déjà la suite dans un coin de sa tête : « On sait qu’on est encore en course, le dernier va être crucial, il va falloir prendre des points contre la Juventus à domicile. »

Service Sports

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Près de cinq tonnes de cocaïne saisies sur un navire au large de la Polynésie française

4,81 tonnes de cocaïne ont été saisies à bord dun navire de pêche au large de la Polynésie française. Néanmoins, les marins du navire ne seront pas poursuivis par la justice française.

La marine nationale a saisi 4,87 tonnes de cocaïne sur un navire de pêche dans la zone maritime polynésienne, a indiqué ce lundi 19 janvier (mardi 20 janvier à Paris) le Haut-commissariat de la République en Polynésie française, confirmant une information révélée dimanche par la chaîne locale TNTV.

Le navire venait d’Amérique centrale et a été intercepté par la frégate Prairial le 16 janvier, précise le Haut-commissariat dans son communiqué.

Pas de poursuites judiciaires

Les marins ne seront cependant pas poursuivis par la Justice française. « L’article 17 de la Convention de Vienne prévoit que la Marine peut intercepter un navire en haute mer, après des vérifications sur l’état de pavillon, et demander au procureur (et le haut-commissaire est impliqué dans la décision) s’il accepte que la procédure ne soit pas judiciarisée, et qu’elle ne soit donc traitée qu’au plan administratif », a déclaré à l’AFP la procureure Solène Belaouar.

L’objectif est de concentrer les moyens judiciaires français sur les faits qui concernent directement le territoire national. Or, la drogue n’était pas destinée au marché polynésien, qui ne peut en absorber une telle quantité.

Il n’y aura donc pas d’enquête, mais les États des trafiquants ont la possibilité d’engager des poursuites à leur encontre.

Cette opération coordonnée par le Haut-commissaire « a mobilisé d’importants moyens humains et matériels des forces armées en Polynésie française, en lien étroit avec la gendarmerie nationale et l’antenne locale de l’office anti-stupéfiants (Ofast) », selon le communiqué.

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Procès des assistants du FN : Marine Le Pen livre un argumentaire bien rodé, au premier jour de son interrogatoire

Marine Le Pen. SERGIO AQUINDO POUR « LE MONDE »

La présidente de la cour d’appel de Paris est sortie de son déjeuner de fort bonne humeur. Autant Michèle Agi avait, la veille, lundi 19 janvier, vivement rudoyé l’eurodéputé Nicolas Bay, étrillé l’assistant parlementaire de ce dernier, Timothée Houssin, haché menu, le matin même, l’ancien assistant et actuel député de l’Yonne Julien Odoul, autant la présidente a écouté aimablement Marine Le Pen, mardi après-midi, dérouler un argumentaire bien rodé, au quatrième jour du procès des assistants du Front national (FN) au Parlement européen.

Il est vrai que la position de Julien Odoul, condamné en première instance à huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité, est inconfortable. Passé sans faiblir du Parti socialiste au Nouveau Centre d’Hervé Morin, puis à l’Union des démocrates et indépendants et au cabinet de Bruno Le Maire, il a rejoint le FN en septembre 2014. Il y rencontre Marine Le Pen (qui ne s’en souvient pas), et rêve de travailler au cabinet de cette dernière. Mais on ne lui propose, en octobre, que d’être l’assistant parlementaire d’une nouvelle élue, Mylène Troszczynski, même s’il a un bureau au siège du parti, à Nanterre, où il se rend utile. Elle ne lui donne rien à faire, d’ailleurs. « Elle n’était pas très productive, dit le député, elle n’était pas très chevronnée. » Il en profite pour trouver sa place au cabinet et devient, en février 2015, « conseiller spécial de Marine Le Pen ».

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LE MONDE DE CLEMENCEAU – Sommet de Davos: Donald Trump bouscule l’ordre du jour


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Les Etats-Unis annoncent l’interception en mer des Caraïbes d’un septième pétrolier lié au Venezuela

Cette capture d’écran publiée le 20 janvier 2026 sur le compte X du commandement militaire américain pour le sud du continent américain (US Southern Command) montre le navire à moteur « Sagitta » en mer des Caraïbes. US SOUTHERN COMMAND/AFP

Les Etats-Unis ont annoncé, mardi 20 janvier, avoir saisi un pétrolier en mer des Caraïbes, la septième opération de ce type depuis que Donald Trump a décidé en décembre un blocus de navires sous sanctions en lien avec le Venezuela.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Venezuela : quel serait le coût environnemental d’une reprise de la production de pétrole ?

Ce navire, le Sagitta, « agissait au mépris de la quarantaine imposée aux navires sous sanctions par le président Trump », a expliqué sur X le commandement militaire américain pour le sud du continent américain (US Southern Command), précisant que l’opération s’était déroulée « sans incident ».

« Le seul pétrole qui quittera le Venezuela, c’est le pétrole autorisé », a ajouté l’armée dans un message contenant une vidéo montrant un navire en pleine mer.

Parmi les sept pétroliers interceptés par les Etats-Unis figure un navire lié à la Russie et appréhendé dans l’Atlantique Nord après une poursuite de plusieurs semaines dans le cadre du blocus américain visant l’exportation du pétrole vénézuélien.

Une première vente de pétrole à 500 millions de dollars

La manne pétrolière du Venezuela – qui détient les plus importantes réserves prouvées de brut du monde – est au centre de l’intervention des Etats-Unis dans ce pays, dont ils ont enlevé, dans la nuit du 2 au 3 janvier, arrêté et emprisonné le président, Nicolas Maduro.

Moins de deux semaines après cette capture, les Etats-Unis ont procédé à une première vente de brut vénézuélien, une opération à 500 millions de dollars (426 millions d’euros).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Pourquoi les réserves pétrolières du Venezuela ne sont sans doute pas « les plus importantes du monde »

Mardi, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a annoncé investir 300 millions de dollars, obtenus par cette vente de pétrole par les Etats-Unis, pour défendre sa monnaie, le bolivar, en perte de valeur constante.

Des « fonds provenant de la vente de pétrole sont entrés. Sur les premiers 500 millions, 300 millions ont été encaissés (…) Ces premiers flux seront utilisés sur le marché des changes au Venezuela (…) pour stabiliser le marché, et pour protéger le revenu et le pouvoir d’achat de nos travailleurs », a-t-elle dit à la télévision.

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Les devises sont vitales pour l’économie vénézuélienne depuis 2018, lorsque le dollar est devenu la monnaie de facto dans un contexte de grave crise économique. Mais le Venezuela peine à obtenir des devises en raison de l’embargo pétrolier imposé en 2019 par Washington sur son principal produit d’exportation.

Voir aussi | Article réservé à nos abonnés Venezuela : pourquoi les Etats-Unis ont besoin de pétrole lourd

Le Monde avec AFP

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Flambant neuf, le réacteur d’un Airbus A350 d’Air India complètement détruit après avoir aspiré un conteneur au sol

L’appareil et ses 240 passagers roulait vers son point de stationnement après avoir atterri dans un épais brouillard quand le moteur droit a avalé ce conteneur oublié sur la piste.

Les images des dégâts sont très impressionnantes mais il n’y a heureusement aucune victime à déplorer. Le 15 janvier dernier, alors qu’il roulait sur la piste de l’aéroport Indira Gandhi de Delhi en Inde, un Airbus A350‑900 flambant neuf de la compagnie Air India a « avalé » un conteneur à bagages perdu sur le tarmac, relate la BBC.

L’appareil et ses 240 passagers roulait vers son point de stationnement après avoir atterri dans un épais brouillard quand le moteur Rolls-Royce droit a aspiré ce conteneur qui l’a complètement détruit, éjectant de multiples débris sur la piste. L’avion a lors dû être remorqué pour débarquer les passagers.

Selon Air India, « le conteneur est tombé après qu’une roue s’est détachée d’un chariot de bagages remorqué par un véhicule de piste ». Si l’opérateur est parvenu à dégager certains objets tombés de son chariot, « un conteneur qui était tombé est resté sur le taxiway (voie de circulation, NDLR) et a été par la suite ingéré par le moteur ». La visibilité était très réduite en raison d’un épais brouillard, a indiqué l’autorité de régulation de l’aviation civile.

L’avion neuf est désormais « immobilisé pour inspection approfondie et réparations nécessaires » complète la la compagnie. Une enquête sur les procédures de manutention au sol a été ouverte par l’aviation civile indienne.

Cet incident renforce les inquiétudes concernant la sécurité au sol dans les aéroports indiens très fréquentés. En juin dernier, l’aviation civile du pays avait déjà pointé du doigt d’importantes défaillances en matière de sécurité dans les principaux aéroports et compagnies aériennes indiennes, notamment des marquages ​​de piste effacés, des formations sur simulateur défaillantes, la fatigue des équipages, un entretien insuffisant et des accès non autorisés au cockpit.

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