Manifestations en Iran: une ONG des droits humains fait état d’au moins 192 morts en deux semaines de contestation

Alors que l’Iran connaît des séries de manifestations visant le pouvoir, une ONG basée en Norvège fait état ce dimanche 11 janvier « d’au moins » 192 morts depuis le début de la révolte populaire.

Au moins 192 manifestants ont été tués en deux semaines de mouvement de contestation en Iran, a affirmé ce dimanche 11 janvier une organisation de défense des droits humains, soit une forte hausse par rapport au bilan précédent de 51 morts.

Le mouvement, initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants devant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie, a gagné de nombreuses autres villes et pris de l’ampleur ces derniers jours.

Alors que la République islamique fait face à l’un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979, le président américain Donald Trump a répété samedi que Washington se tenait « prêt à aider » les manifestants « aspirant à la liberté ».

La menace d’une riposte en cas d’attaque américaine

En cas de frappes américaines, l’Iran ripostera en ciblant des sites militaires et le transport maritime des États-Unis, a averti ce dimanche le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

Une interview télévisée du président iranien Massoud Pezeshkian doit être diffusée dans la journée. Il abordera la situation économique et les « revendications du peuple », selon la télévision d’État Irib.

Hôpitaux « débordés »

Sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré de grandes foules défilant dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs villes iraniennes, notamment la capitale Téhéran et Machhad, dans l’est du pays.

Ces images sont probablement diffusées par des moyens satellitaires, alors que la coupure d’internet, depuis maintenant plus de 60 heures, rend quasi impossible toute communication avec le monde extérieur.

« Cette mesure de censure constitue une menace directe pour la sécurité et le bien-être des Iraniens », a souligné sur son compte X l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

Dans d’autres vidéos, qui n’ont pas pu être authentifiées par l’AFP à ce stade, on voit des familles qui semblent identifier dans une morgue de Téhéran les corps de proches tués dans les manifestations.

« Un massacre est en cours »

L’ONG Iran Human Rights, baséee en Norvège, a dit avoir confirmé, depuis le début des manifestations, « la mort d’au moins 192 manifestants », soit plus du double de chiffre de 51 morts donné vendredi. Elle a averti que le bilan pourrait être bien plus élevé vu le peu d’informations filtrant de la situation dans le pays.

Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a dit avoir reçu des « témoignages directs et des rapports crédibles » sur la mort de centaines de manifestants ces derniers jours.

L’organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, avait fait état plus tôt de la mort de 116 personnes, dont 37 membres des forces de sécurité ou autres responsables.

« Un massacre est en cours en Iran. Le monde doit agir maintenant pour empêcher de nouvelles pertes humaines », avertit l’organisation.

Elle ajoute que les hôpitaux sont « débordés », que les réserves de sang diminuent et que de nombreux manifestants ont été délibérément visés aux yeux par des tirs.

Lignes téléphoniques coupées

Dans des déclarations à la télévision d’État, le ministre de l’Intérieur Eskandar Momeni a mis en garde « ceux qui mènent les manifestations vers la destruction, le chaos et des actes terroristes ».

Dimanche, le chef de la police a annoncé « d’importantes arrestations contre les principaux éléments impliqués dans les émeutes ».

À Téhéran, un journaliste de l’AFP décrit une quasi-paralysie de la vie quotidienne. Le prix de la viande a presque doublé depuis le début de la contestation et beaucoup de boutiques ont baissé le rideau.

Révolte en Iran : la rue défie le régime des Mollahs – 10/01

Les écoles sont fermées et l’enseignement se fait désormais à distance mais sans internet, il est impossible de se connecter. De même, si de nombreux Iraniens se rendent encore au bureau, l’absence de réseau rend toute activité pratiquement impossible.

Samedi soir, les lignes de téléphonie mobile ont également été coupées. Selon des habitants de Téhéran, lors de la dernière grande vague de manifestations en 2022-2023, elles continuaient de fonctionner et le niveau de perturbation de la vie quotidienne n’avait rien à voir avec la situation actuelle.

Le fils en exil du chah renversé appelle à de nouvelles manifestations

Très présent sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi, fils en exil du chah renversé en 1979, a appelé à de nouvelles actions plus tard dimanche.

« N’abandonnez pas les rues. Mon cœur est avec vous. Je sais que je serai bientôt à vos côtés », a-t-il lancé.

Cette mobilisation survient dans un pays affaibli par une guerre avec Israël en juin et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire rétablies en septembre par l’ONU.

Israël a affiché dimanche son soutien à « la lutte du peuple iranien pour la liberté » et appelé l’UE à qualifier les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, d' »organisation terroriste ».

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Au Venezuela, une centaine de nouveaux prisonniers politiques libérés, la famille des autres s’impatientent

Des proches de prisonniers politiques attendent devant la prison El Rodeo à Guatire (Venezuela), le 11 janvier 2026. PEDRO MATTEY/AFP

Le gouvernement vénézuélien a annoncé avoir libéré 116 détenus, lundi 12 janvier au matin, alors que les familles de prisonniers politiques s’impatientent depuis la promesse de remise en liberté faite par les autorités sous la pression américaine et après la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse et ancienne présidente de l’Assemblée nationale, Cilia Flores, au cours d’une opération menée par les forces spéciales américaines qui a fait, selon Caracas, plus de 100 morts. « Ces mesures ont bénéficié à des personnes privées de liberté pour des faits liés à la perturbation de l’ordre constitutionnel et à l’atteinte à la stabilité de la Nation », a communiqué le ministère du service pénitentiaire.

L’ONG Foro Penal, qui s’occupe des détenus politiques, n’a quant à elle recensé que 24 nouvelles libérations dont celle de deux Italiens. Depuis la promesse de libérations de jeudi, les levées d’écrou ont lieu au compte-gouttes avec des familles qui attendent devant les prisons.

Selon le texte du gouvernement vénézuélien, ces libérations « s’inscrivent dans le cadre de la révision intégrale des dossiers, commencée volontairement par le président constitutionnel Nicolas Maduro Moros. Ce processus s’est poursuivi sous la direction de la présidente par intérim, Delcy Eloina Rodriguez Gomez, dans le cadre d’une politique axée sur la justice, le dialogue et la préservation de la paix ». Le gouvernement précise que les révisions de dossiers se poursuivent.

La première ministre italienne, Giorgia Meloni, a « accueilli avec joie et satisfaction la libération de [ses] compatriotes Alberto Trentini et Mario Burlo, qui se trouvent désormais en sécurité à l’ambassade d’Italie à Caracas » sur X. Elle a salué « la collaboration constructive » des autorités, « ainsi que toutes les institutions et toutes les personnes qui, en Italie, ont travaillé avec engagement et discrétion pour atteindre ce résultat important ».

Des groupes de défense des droits humains estiment qu’il y a entre 800 et 1 200 prisonniers pour des raisons politiques au Venezuela. La libération de prisonniers a été annoncée le 8 janvier, sous la pression du président américain, Donald Trump, qui affirme être « aux commandes » du pays.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Venezuela : à Caracas, malgré la libération de prisonniers, des doutes sur une réelle volonté d’ouverture démocratique

Le Monde avec AFP

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Maltraité par Donald Trump, le Canada tente de réchauffer ses liens avec la Chine de Xi Jinping après des années de conflit

Alors que le Canada cherche à réduire sa dépendance économique vis-à-vis des États-Unis, le Premier ministre Mark Carney se rend en Chine pour relancer un dialogue jusqu’ici très dégradé.

Le Premier ministre canadien Mark Carney se rend à Pékin mardi 13 janvier pour rencontrer le président chinois Xi Jinping, dans l’espoir de renforcer les liens bilatéraux et de réduire la dépendance de son pays vis-à-vis des États-Unis. Cette visite est significative: il s’agira de la première visite d’un chef de gouvernement canadien à Pékin depuis celle de Justin Trudeau en décembre 2017. Le Canada est l’un des pays occidentaux entretenant les relations les plus délicates avec la Chine.

Les rapports se sont fortement dégradés en 2018 avec l’arrestation par les autorités canadiennes d’une responsable du géant chinois Huawei sur mandat américain, et l’emprisonnement en représailles par la Chine de deux ressortissants canadiens pour espionnage. La Chine a été accusée d’interférence dans les élections canadiennes ces dernières années.

Plus récemment, Ottawa et Pékin se sont imposé des droits de douane réciproques sur leurs produits, notamment sur le canola canadien utilisé pour l’huile de cuisson, les aliments pour animaux et le biodiesel. Mark Carney a annoncé en juillet des droits de douane de 25% sur les importations d’acier contenant de l’acier fondu et coulé en Chine.

Le mois suivant, Pékin a imposé des droits temporaires de 75,8% sur le canola en provenance du Canada, l’un des principaux producteurs mondiaux. Le G7, dont le Canada est membre, a fait connaître fin octobre de nouveaux projets visant à réduire la domination de la Chine sur les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques.

« Signes de reprise »

Mark Carney et Xi Jinping ont cependant tenu fin octobre en Corée du Sud, en marge d’un sommet Asie-Pacifique, les premières discussions formelles entre les dirigeants des deux pays depuis 2017. M. Xi a invité M. Carney en Chine. Le Premier ministre canadien avait qualifié cet entretien de « tournant ». Il a indiqué avoir abordé des sujets sensibles, y compris les soupçons d’ingérences chinoises dans les élections, estimant « important d’avoir cette discussion » pour remettre les relations « sur de bons rails ».

De son côté, Xi Jinping s’était félicité que la relation montre des « signes de reprise vers une dynamique de développement positif », soulignant que son pays était disposé à travailler avec le Canada pour les remettre « sur la bonne voie ».

Le Canada a mené pendant des années une politique particulièrement ferme à l’égard de la Chine. Mais les droits de douane et l’imprévisibilité du président américain Donald Trump, couplée à son attitude parfois agressive envers ses alliés traditionnels, pourraient inciter Ottawa à infléchir sa position. La majorité des échanges commerciaux entre les États-Unis et le Canada restent exempts de droits de douane.

Tentative de diversification

Toutefois, en raison de l’étroite interdépendance des économies canadienne et américaine, le Canada a été particulièrement touché par les surtaxes douanières imposées par Donald Trump sur l’acier et l’aluminium étrangers. La Chine a elle-même subi les conséquences de l’âpre guerre commerciale livrée contre les États-Unis en 2025, avant la conclusion d’une trêve au moins temporaire en octobre.

Le monde qui bouge – L’Interview : Canada/États-Unis, un dialogue difficile – 31/10

Mark Carney a déclaré en octobre que le Canada devrait doubler ses exportations vers des pays autres que les États-Unis d’ici 2035 afin de réduire sa dépendance à l’égard de son voisin. Le Canada s’est en outre indigné que Donald Trump suggère qu’il devienne le 51e État américain.

La Chine est le deuxième partenaire commercial du Canada, d’après le bureau de Mark Carney, avec un volume d’échanges bilatéraux de marchandises qui a atteint 118,7 milliards de dollars canadiens (73,5 milliards d’euros) en 2024.

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EN DIRECT, Iran : Emmanuel Macron condamne « la violence d’Etat qui frappe aveuglément », Téhéran exige que les Européens retirent les propos « soutenant les protestataires »

En neutralisant Starlink l’Iran isole encore un peu plus la population

En réussissant à brouiller pour la première fois à grande échelle les terminaux Starlink pour enrayer la contestation, les autorités iraniennes ont fait monter d’un cran leur capacité à isoler leur population du reste du monde.

« C’est la première fois qu’on le voit avec une telle intensité sur Starlink, c’est une nouveauté dans le monde du brouillage », explique à l’Agence France-Presse Kavé Salamatian, professeur à l’université Savoie Mont-Blanc, spécialiste de la géopolitique du cyberespace et coauteur d’une étude sur l’Internet iranien.

« Je travaille sur l’accès à Internet depuis vingt ans et je n’ai jamais vu une telle chose », a déclaré à la publication spécialisée TechRadar Amir Rashidi, directeur pour l’Internet du groupe de défense des droits Miaan Group.

L’Iran a coupé, le 8 janvier, les accès à Internet de sa population, l’empêchant de partager avec le reste du monde des informations sur les manifestations en cours et leur répression [La République islamique a développé au fil des ans une capacité hors du commun de contrôle de son réseau]. Après une arrivée d’Internet relativement ouverte, les autorités ont entrepris, à la fin des années 2000, un « travail de fond d’environ dix-douze ans, avec une restructuration complète du réseau Internet iranien qui a permis en quelque sorte de faire rentrer le djinn dans la bouteille », explique M. Salamatian.

Très aisé à mettre en œuvre, le contrôle s’opère dans la « couche logique du routage. Ils sont capables d’un contrôle très fin, pouvant décider que tel ou tel côté de telle ou telle rue a Internet ou pas », selon lui.

Starlink peut permettre de surmonter le problème, avec sa constellation de satellites en orbite basse permettant d’avoir Internet en établissant une connexion de données entre ces satellites évoluant à environ 550 kilomètres d’altitude et les utilisateurs au sol, s’affranchissant des accès à Internet locaux.

Reste à savoir si Starlink a les moyens de contourner le brouillage. « Nous pourrions rétablir Internet » en Iran, a déclaré le président américain, Donald Trump, dans la nuit de dimanche 11 à lundi 12 janvier. « Je pourrais parler à Elon [Musk, le patron de Starlink], parce que, comme vous le savez, son entreprise est très bonne dans ce domaine ».

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Budget 2026: « Les socialistes sont en train d’exercer un chantage sur le gouvernement », estime François-Xavier Bellamy (LR)


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Un service national, militaire et volontaire : ce qu’il faut retenir de la conférence de presse de la ministre Catherine Vautrin et du général Fabien Mandon

Le chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, et la ministre des Armées et des Anciens Combattants, Catherine Vautrin, participent à une conférence de presse à Paris, le 12 janvier 2026, pour présenter le lancement de la campagne de recrutement pour le service national. BENOIT TESSIER / REUTERS

Le ministère des Armées a lancé lundi sa campagne de recrutement de jeunes volontaires pour un « service national » militaire sur le territoire français, présenté comme un moyen de renforcer le lien armée-nation et de répondre aux besoins des armées face à l’accumulation des menaces.

Les jeunes hommes et femmes de 18 à 25 ans intéressés peuvent postuler jusqu’au mois d’avril pour rejoindre entre septembre et novembre les armées pendant une durée de dix mois, exclusivement en métropole ou dans les outre-mers.

Pas question donc d’envoyer ces appelés à l’étranger, notamment dans l’hypothèse d’un « choc » face à l’armée russe envisagé d’ici quelques années par le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon. Mais faire « le choix du service national, c’est participer à la protection de nos citoyens, de notre pays, dans un environnement dont on a noté qu’il était incertain », a affirmé le général Mandon lors d’une rare conférence de presse aux côtés de la ministre des Armées Catherine Vautrin et des chefs d’état-major des trois armées (Terre, Air, Marine).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Accepter de perdre ses enfants » : qui est Fabien Mandon, le chef d’état-major des armées qui a créé la polémique

Intégrés dans les unités après un mois de formation de base, les appelés participeront « au renforcement de la capacité de résistance de notre nation », selon le général. « Ils seront formés à réagir dans des situations inconfortables, à inscrire leur action dans le cadre d’un groupe organisé, solidaire, solide, où chacun, quels que soient son origine sociale, son parcours personnel, ses opinions, sa religion, évolue sous un même uniforme selon des principes d’égalité, de fraternité, d’équité et où on récompense le mérite », a-t-il insisté.

Le jeune volontaire sera « sélectionné »

Trente ans après la suspension de la conscription obligatoire, l’instauration de ce service volontaire, annoncé par le président Emmanuel Macron en novembre, « s’inscrit dans une évolution de long terme vers un modèle d’armée plus hybride », selon Mme Vautrin : 200.000 militaires d’active, 47.000 réservistes (80.000 en 2030) et les appelés.

En 2026, les armées comptent en enrôler 3.000 (1.800 dans l’armé de Terre, 600 dans celle de l’Air et de l’Espace et 600 dans la Marine), puis 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035.

Le jeune volontaire sera « sélectionné » selon son aptitude médicale, sa motivation et son « adéquation aux besoins des armées », selon la ministre. Il sera rémunéré environ 800 euros bruts mensuel et logé pendant les dix mois de son service.

Une campagne dans la presse régionale, sur un site internet dédié et sur les réseaux sociaux, doit faire connaître le dispositif qui sera également présenté lors de la journée défense et citoyenneté, rebaptisée « Journée de mobilisation ».

Lire aussi | L’adaptation du service national, un message et des questions

Environ 80 % des sélectionnés auront entre 18 et 19 ans. La période sous l’uniforme sera considérée comme une année de césure dans les études et les vœux sur ParcoursSup préservés. Les 20 % restants auront des profils plus spécialisés (ingénieur, analyste de données, infirmier, etc.) et pourront faire leur service jusqu’à 25 ans avec le grade d’aspirant, le premier grade d’officier.

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Les appelés pourront aussi bien servir comme pilote de drone que fantassin dans l’armée de Terre, assurer la protection d’une base aérienne ou être assistant sur simulateur d’entraînement dans l’armée de l’Air, ou encore embarquer sur un navire pour 20 % des appelés de la Marine.

Un coût évalué à 2,3 milliards d’euros

Le coût prévu du « service national » (paie, équipement, habillement, hébergement) pour la période 2026-2030 est de 2,3 milliards d’euros, dont 1,4 milliard pour les infrastructures, et 150 millions d’euros en 2026.

A l’issue de ses 10 mois de service, le jeune pourra poursuivre ses études, s’engager dans la réserve opérationnelle ou s’enrôler dans l’armée d’active.

Il sera quoi qu’il en soit, comme tout ancien militaire, basculé pendant 5 ans dans la réserve opérationnelle de disponibilité, susceptible d’être rappelé pour un maximum de 5 jours par an.

Catherine Vautrin s’est toutefois voulu rassurante sur un engagement ultérieur en cas de conflit : « L’option d’une mobilisation générale nécessite un vote du Parlement, c’est vraiment dans des conditions extraordinaires qui ne se sont pas produites dans notre pays depuis la Seconde guerre mondiale ».

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Le Monde

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Augmenter les impôts? « On peut aller toujours plus loin dans ce délire fiscal, cela ne résoudra pas les problèmes des Français », avance François-Xavier Bellamy (vice-président des Républicains)


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Face à la Chine, le ministre de l’Industrie veut « protéger quelques secteurs stratégiques », sans « basculer dans un protectionnisme généralisé »

Sébastien Martin, le ministre de l’Industrie, considère que l’Union européenne doit protéger davantage son marché intérieur et défendre sa base industrielle. Il refuse pour autant d’imiter Donald Trump.

L’Union européenne doit protéger son marché intérieur de manière « plus rapide, plus coordonnée et plus efficace », notamment face à l’arrivée de produits chinois, a estimé dimanche le ministre français de l’Industrie Sébastien Martin.

« Les institutions européennes doivent passer d’une logique de gestion d’un marché intérieur à une véritable protection de celui-ci », a jugé Sébastien Martin dans une interview au JDD.

« Cela suppose de renforcer les moyens consacrés à l’analyse des pratiques de concurrence déloyale et au traitement de dossiers antidumping », estime le ministre en indiquant que « toute (son) action porte sur le renforcement » de ces instruments de protection. Pour lui, cela passe par « une réflexion sur la valorisation de notre base industrielle et productive » et une « affirmation plus claire de la préférence européenne, afin de mieux valoriser nos savoir-faire, sécuriser nos chaînes de valeur et soutenir l’emploi industriel sur notre continent ».

Le ministre met notamment en garde sur le fait qu’en raison du ralentissement intérieur chinois et des mesures défensives adoptées par les États-Unis, c’est maintenant « en Europe que la Chine déverse ses produits. Cela renforce l’urgence d’une réponse européenne plus rapide, plus coordonnée et plus efficace », estime-t-il.

Pas de « protectionnisme généralisé »

Néanmoins, M. Martin souligne que l’UE ne doit pas pour autant imiter la politique américaine.

« Il faut savoir protéger quelques secteurs stratégiques, et non basculer dans un protectionnisme généralisé comme le fait Donald Trump, qui a imposé des droits de douane sur tous les produits, tous azimuts. Je ne souhaite pas que l’Europe ait la même stratégie ».

« Il faut être capable d’être conquérant à l’international » mais cela « ne veut pas forcément dire ouvrir à tout vent notre continent », juge Sébastien Martin. Ce dernier rappelle que des mesures de protection ont été mises en place sur l’acier, sont en négociation pour la chimie et que l’éco-score a été instauré dans l’automobile.

La Chine peut-elle devenir le nouveau champion du climat ?

Sur la France, le ministre estime que « les entreprises ne peuvent pas être seules à porter le poids des efforts » dans le projet de budget. « Nous veillerons à ce qu’aucune mesure budgétaire ne soit prise à l’emporte-pièce au risque de fragiliser nos entreprises », a-t-il assuré.

Enfin concernant Brandt, en grande difficulté mais sur lequel un projet de reprise a émergé fin décembre et qui doit faire l’objet d’un appel d’offres pour la reprise de l’usine, le ministre dit observer les offres « avec intérêt » mais reste prudent. « J’attends qu’il y ait un travail d’analyse sérieux qui soit fait, parce que je n’engagerai pas de l’argent public dans des projets qui ne seraient pas solides financièrement. C’est aussi une question de respect pour les salariés ».

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Comment les militants propalestiniens et des ONG ont investi le terrain judiciaire contre Israël

Des soldats de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le 5 novembre 2025. (Photographie réalisée sous contrôle de l’armée israélienne.) NIR ELIAS/REUTERS

Quelque 4 000 soldats franco-israéliens auraient servi dans la bande de Gaza durant la guerre qui a duré d’octobre 2023 à octobre 2025, selon les estimations les plus sérieuses qui circulent dans les milieux judiciaires et militaires français. Un chiffre important tant la question est sensible, notamment du point de vue judiciaire.

Etant donné la conduite de cette guerre, qui a entraîné la mort de plus de 70 000 Palestiniens, dont une majorité de civils, selon les chiffres du ministère de la santé du mouvement islamiste Hamas – une estimation jugée fiable par la communauté internationale – et le quasi-anéantissement des infrastructures locales, un certain nombre de ces 4 000 soldats binationaux pourrait un jour se voir demander des comptes par la justice française. En clair, un nombre indéterminé de ces militaires pourrait un jour être poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou génocide, ou encore complicité de ces chefs d’accusation.

Pour la justice française, c’est un cas de figure inédit : jamais encore un soldat franco-israélien n’a été poursuivi ou jugé dans l’Hexagone pour des actes commis lors d’opérations menées sous le drapeau israélien. Mais les choses pourraient changer rapidement en raison des possibilités qu’elle offre, puisqu’elle est compétente du moment qu’une victime ou un mis en cause est de nationalité française. Une compétence renforcée par le fait que nombre de soldats de l’armée israélienne, y compris des Franco-Israéliens, ont posté sur les réseaux sociaux des vidéos de leurs actes, fournissant ainsi des éléments de preuve à la justice.

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François-Xavier Bellamy (LR) estime que « le déni d’insécurité » caractérise « les mairies écologistes et les mairies de gauche »


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Mercosur, Iran… le débat entre Marine Tondelier et François-Xavier Bellamy, en intégralité

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François-Xavier Bellamy (LR) estime que « trop de forces politiques en Europe ferment les yeux sur la réalité de l’entrisme de l’islam politique »

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Procès en appel de Marine Le Pen: « Il faut que cette décision soit au-dessus de tout soupçon », dit François-Xavier Bellamy (LR)

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« La France Insoumise est le plus grand danger pour la démocratie française », déclare François-Xavier Bellamy (vice-président des Républicains)

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Une alliance avec le RN pour les municipales? Pour François-Xavier Bellamy, « ceux qui peuvent [faire perdre la gauche], ce sont nos candidats, pas ceux du Rassemblement national »

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BFM Politique – Dimanche 11 janvier 2026

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Municipales 2026: François-Xavier Bellamy (vice-président des Républicains), déclare que « sortir la gauche, c’est la priorité pour Paris »

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« Sur la sécurité, Les Écologistes n’ont aucune leçon à recevoir de la droite », estime Marine Tondelier

en lecture

François-Xavier Bellamy (LR) estime que « le déni d’insécurité » caractérise « les mairies écologistes et les mairies de gauche »

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Augmenter les impôts? « On peut aller toujours plus loin dans ce délire fiscal, cela ne résoudra pas les problèmes des Français », avance François-Xavier Bellamy (vice-président des Républicains)

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Budget 2026: « Les socialistes sont en train d’exercer un chantage sur le gouvernement », estime François-Xavier Bellamy (LR)

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Budget 2026: « Ce budget comporte beaucoup de choses horribles sur le plan environnemental et sur le plan social », affirme Marine Tondelier (Les Écologistes)

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« Nous continuerons de nous battre contre ce traité du Mercosur », déclare François-Xavier Bellamy (vice-président des Républicains)

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« Je refuse que l’écologie soit le bouc émissaire de la crise agricole », déclare Marine Tondelier (Les Écologistes)

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