« Les agriculteurs veulent voir des résultats tangibles et concrets » exige Arnaud Rousseau de la FNSEA après sa réunion avec Yaël Braun-Pivet à l’Assemblée nationale{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
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Lettre de Sébastien Lecornu aux agriculteurs: « Le discours qui a été dit est le même que celui de la ministre de l’Agriculture », dénonce Patrick Legras, président de la Coordination Rurale des Hauts-de-France
La cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 16 décembre 2025. SARAH MEYSSONNIER/REUTERS
La France insoumise (LFI) a déposé vendredi 9 janvier une motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, pour protester contre le « piétinement » de la souveraineté populaire et du droit international, tant concernant l’accord de libre-échange avec le Mercosur que le Venezuela. Le premier ministre a rapidement réagi, dénonçant des « postures cyniques et partisanes ».
Les signataires de la motion estiment « la France humiliée à Bruxelles mais aussi à Washington ». « Voilà le bilan désastreux » du président Emmanuel Macron, écrivent-ils. Le texte a été déposé de manière spontanée en vertu de l’article 49 alinéa 2 de la Constitution et annoncé par la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, sur X.
LFI accuse le président d’avoir « laissé ouverte la porte de la capitulation de notre pays face à la Commission européenne » avec cet accord négocié depuis des années, voyant dans ses tentatives d’obtenir des contreparties des « artifices ». Comme le Rassemblement national (RN), le parti de gauche radicale soutient le rapport de force avec la Commission, en menaçant de suspendre « la contribution française au budget de l’Union européenne ».
« Déposer une motion de censure dans ce contexte, c’est choisir délibérément d’afficher des désaccords politiciens internes. C’est choisir d’affaiblir la voix de la France plutôt que de montrer l’unité nationale dans la défense de notre agriculture », a répondu Sébastien Lecornu sur X.
Pour le chef du gouvernement, la motion de censure « retarde encore les discussions budgétaires, déjà bloquées par les mêmes partis politiques sur fond d’agenda électoral, et envoie un très mauvais signal à l’étranger ».
Le RN a également annoncé jeudi son intention de déposer une motion de censure pour protester contre l’adoption à venir du traité de libre-échange avec le Mercosur.
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Dans son texte, La France insoumise critique également la position d’Emmanuel Macron sur l’enlèvement de Nicolas Maduro, samedi, par des forces spéciales américaines. Le chef de l’Etat est, selon LFI, « incapable de condamner la guerre illégale et illégitime des États-Unis contre le Venezuela » qui « ouvre la voie à la généralisation de la loi du plus fort, dont les conséquences sont incommensurables ».
Le groupe Castel, poids lourd mondial du vin et des boissons avec 6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 40.000 salariés, traverse une crise de gouvernance majeure. La famille du fondateur Pierre Castel a tenté de révoquer son directeur général, Gregory Clerc, lors d’une assemblée extraordinaire à Singapour, sans parvenir à un vote.
Le bras de fer s’intensifie au sommet du groupe Castel. Opposant la famille du fondateur Pierre Castel, 99 ans, à son directeur général Gregory Clerc, le conflit révèle une lutte de pouvoir autour du contrôle de l’empire du vin et des boissons, présent sur plusieurs continents.
Une assemblée générale extraordinaire sans vote
Une assemblée générale extraordinaire s’est tenue jeudi à Singapour, siège de la holding de tête ultime du groupe bordelais, portant sur la révocation de Gregory Clerc (41 ans), ex-avocat fiscaliste au sein du cabinet genevois Aegis. ll a d’ailleurs été l’avocat de Pierre Castel en 2022 lors d’un bras de fer avec l’administration fiscale genevoise. Il a été nommé directeur général du groupe Castel en 2023.
Mais les actionnaires d’Investment Beverage Business Management (IBBM) n’ont pas pu voter lors cette réunion en Asie, a assuré la famille de Pierre Castel, qui dénonce les « arguties » du président d’IBBM, Pierre Baer, accusé d’avoir voulu « empêcher ses actionnaires d’exercer leur droit de vote ».
« En raison de ces manœuvres dilatoires, une nouvelle assemblée générale sera convoquée », probablement fin janvier, « avec comme ordre du jour la révocation de Pierre Baer et de Gregory Clerc », assure la famille dans un communiqué.
Le camp Clerc dénonce des informations “fausses ou tronquées”
« Gregory Clerc ne détient aucune participation au capital d’IBBM et ne prend, à ce titre, aucune part aux votes des actionnaires. Il déplore que circulent des informations fausses ou tronquées qui viennent nuire à la réputation globale du groupe », a répondu l’entourage du dirigeant suisse dans un communiqué attribué au « groupe Castel ». Le directeur général ajoute qu’il « demeure pleinement engagé dans l’exercice de ses fonctions » comme patron de DF Holding, société luxembourgeoise chapeautant les principales entités opérationnelles du groupe (Castel Vins, Castel Afrique et la filiale agro-industrielle Somdia).
Le 27 décembre, dans une déclaration consultée, les administrateurs de DF Holding ont affiché leur « confiance » envers Gregory Clerc « face aux tentatives de déstabilisation », soulignant la « profitabilité » de l’entreprise aux quelque 40.000 salariés. En 2024, le groupe avait enregistré 6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 1,1 milliard pour Castel Vins (Baron de Lestac, Listel, Kriter, cavistes Maison Nicolas…). A noter que la fortune professionel de Pierre Castel est estimé à 13.4 milliards d’euros par le magazine Challenges.
La famille évoque une « crise de gouvernance »
En dissociant « détention du capital » et « gestion opérationnelle », Grégory Clerc assure respecter les volontés du fondateur, Pierre Castel. Sa fille unique Romy Castel et son neveu Alain, qui a été démis de plusieurs mandats début décembre, évoquent au contraire une « crise de gouvernance » et veulent faire valoir le droit de propriété.
Ces désaccords « ne concernent en rien le fonctionnement opérationnel du groupe », a argué mardi Gregory Clerc dans un courrier interne consulté, assurant que son éventuelle révocation d’IBBM n’aurait « aucun impact » sur ses autres mandats.
Une source proche de la famille Castel estime à l’inverse que cette révocation rendrait son départ « inéluctable ».
Des bus attendent pour entrer dans le quartier de Cheikh-Maqsoud afin d’évacuer les combattants des Forces démocratiques syriennes, dirigées par les Kurdes, de deux quartiers de la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie, le 9 janvier 2026. BAKR ALKASEM/AFP
Les combattants kurdes retranchés dans deux quartiers d’Alep ont refusé, vendredi 9 janvier, de quitter cette grande ville du nord de la Syrie, défiant les autorités, qui ont lancé un appel à évacuer après avoir décrété un cessez-le-feu.
Les violences, qui ont fait au moins 21 morts depuis mardi, sont les plus graves à Alep entre le gouvernement central et les Kurdes, importante minorité ethnique, qui contrôle une partie du nord-est du pays. Les combats ont contraint des dizaines de milliers de civils à fuir, l’ONU estimant à au moins 30 000 le nombre de familles déplacées.
Un cessez-le-feu annoncé tôt vendredi matin tient en milieu de matinée, selon les correspondants de l’Agence France-Presse (AFP) postés à l’entrée du quartier kurde d’Achrafieh, encerclé par l’armée syrienne. Ils ont vu des membres des forces de sécurité commencer à entrer dans ce quartier, avec des véhicules destinés à l’évacuation des combattants. Un petit nombre de civils sortait également du quartier, selon eux.
Les autorités ont annoncé que les combattants kurdes seraient évacués avec leurs armes légères vers la zone autonome kurde du nord-est du pays, leur « garantissant un passage sûr ». Mais ceux-ci ont refusé de quitter les quartiers d’Achrafieh et de Cheikh-Maqsoud, où ils sont retranchés. « Nous avons décidé de demeurer dans nos quartiers et de les défendre », ont déclaré les comités locaux, disant refuser toute « reddition ».
Dans le même temps, le président syrien, Ahmed Al-Charaa, a reçu vendredi à Damas la cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, plus haute responsable de l’UE à se rendre en Syrie depuis la chute de Bachar Al-Assad, fin 2024, a annoncé l’agence officielle SANA. La dirigeante effectue une tournée régionale en compagnie du président du Conseil européen, Antonio Costa.
Les Etats-Unis ont exprimé leur « profonde gratitude à toutes les parties (…) pour la retenue et la bonne volonté qui ont rendu possible cette trêve vitale ». « Nous travaillons activement pour prolonger ce cessez-le-feu », a déclaré sur son compte X l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack. Les forces kurdes n’ont pas immédiatement commenté ces annonces.
Jeudi, l’armée syrienne a encore pilonné les quartiers kurdes d’Alep, et des combats ont fait rage jusque dans la soirée, sur fond de tirs d’artillerie. Les autorités avaient accordé trois heures aux civils pour fuir, à travers deux « couloirs humanitaires », empruntés, selon elles, par quelque 16 000 personnes pour cette seule journée.
Les deux parties se sont rejeté la responsabilité du début des violences, qui ont commencé mardi. Elles surviennent alors que les Kurdes et le gouvernement peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et son bras armé, les puissantes Forces démocratiques syriennes (FDS), au sein du nouvel Etat syrien. Le chef des FDS, Mazloum Abdi, a jugé que « les tentatives de prise d’assaut des quartiers kurdes, en pleine phase de négociation, sapaient les chances de parvenir à une entente ».
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Face au coût humanitaire et au risque d’embrasement régional, Washington a lancé jeudi « un appel urgent » à cesser les hostilités, par la voix de Tom Barrack.
Les violences ont exacerbé la rivalité en Syrie entre Israël et la Turquie, qui se livrent une lutte d’influence depuis la chute de Bachar Al-Assad, en décembre 2024. Ankara, allié des autorités syriennes, s’est dit prêt à « soutenir » l’armée dans son « opération antiterroriste » contre les combattants kurdes. La Turquie, qui possède une frontière de plus de 900 kilomètres avec la Syrie, y a mené entre 2016 et 2019 plusieurs opérations d’envergure contre les forces kurdes.
Israël, qui mène des négociations avec Damas pour parvenir à un accord de sécurité, a condamné les « attaques » du pouvoir syrien contre la minorité kurde. A la veille d’une visite vendredi à Damas de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’UE a appelé les belligérants à faire preuve de « retenue » et à « protéger les civils ».
Un ancien élu municipal et entrepreneur a profité de son statut pour pratiquer prises de sang et injections illégales sur des dizaines de femmes pendant plus de vingt ans.
Un faux infirmier obsédé par les veines des femmes, Nicolas Gonidec, a été condamné ce jeudi 8 janvier à cinq ans de prison par le tribunal correctionnel de Quimper pour agressions sexuelles et exercice illégal de la profession d’infirmier.
Cette sanction, assortie d’une injonction de soins et d’une interdiction de séjour dans le Finistère pendant cinq ans, est conforme à la peine maximale qu’avait requise le parquet lors du procès, début décembre.
Nicolas Gonidec, 44 ans, a appris sa condamnation via visioconférence depuis la prison de Ploemeur (Morbihan), où il est incarcéré depuis le 10 décembre pour de nouveaux faits présumés d’exercice illégal de la profession d’infirmier et de pharmacien, pour lesquels il sera jugé à Lorient le 2 février 2026.
Un homme à la « dangerosité patente »
Le procureur Jean-Luc Lennon avait insisté sur la « dangerosité patente » et les risques de récidive du prévenu, déjà condamné pour des faits similaires en 2021.
Jean-Luc Lennon avait fustigé la personnalité perverse et manipulatrice de cet ancien élu municipal et entrepreneur qui a profité de son statut pour pratiquer prises de sang et injections illégales sur des dizaines de femmes pendant plus de vingt ans.
Usant « de machination, de stratagème », Nicolas Gonidec prétextait de la participation à une fausse étude médicale pour convaincre ses victimes.
« Le fondement essentiel du comportement du prévenu est le mobile sexuel. La prise de sang, la vaccination sont pour lui une source de plaisir et d’excitation sexuelle », avait relevé le magistrat, reprenant des déclarations de l’experte psychiatre lors du procès.
Une « obsession pour les piqûres »
Le faux infirmier proposait en outre à certaines de ses victimes des méthodes de relaxation, à base de massages censés provoquer un « orgasme thérapeutique ». Huit femmes ont dit avoir subi des caresses sur les seins et des masturbations non désirées, alors qu’elles étaient censées participer à un protocole médical.
« Son obsession pour les piqûres est son obsession principale », avait plaidé son avocat Yann Le Roux, assurant que seule une minorité de victimes étaient concernées par des faits de nature sexuelle.
Au total, Nicolas Gonidec était poursuivi pour des injections et des prises de sang illégales sur une quarantaine de femmes entre 2015 et 2021, des faits qu’il a reconnus pour la plupart.
Le centre pénitentiaire d’Aix-Luynes, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhônes), en avril 2025. MANON CRUZ/REUTERS
Un détenu de la maison d’arrêt d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône) a agressé vendredi 9 janvier, dans la matinée, trois surveillants pénitentiaires, en blessant deux, dont un au niveau du cou, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de l’administration pénitentiaire et de la préfecture de police.
L’agression s’est déroulée pendant un entretien dans un bureau. L’un des surveillants, qui a réussi à y mettre fin, a été blessé plus légèrement. Il se trouve en état de choc, selon ces sources.
« Trois agents ont été violemment agressés dans l’exercice de leur fonction par une personne détenue. Ils ont été immédiatement pris en charge par les secours, et leurs vies ne sont pas en danger », a fait savoir sur X, Gérald Darmanin, le ministre de la justice. « Le préfet se rend sur place à ma demande. Mes pensées vont aux agents, à leurs collègues et à leurs familles. Mon soutien est total et inconditionnel aux agents pénitentiaires, qui exercent une mission dangereuse avec beaucoup de courage et d’humanité », a ajouté le ministre.
Le Monde avec AFP
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« Ma crainte c’est que la France ne pèse plus en Europe » affirme Arnaud Rousseau (FNSEA) sur le Mercosur{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
« Les 3.000 techniciens qui sont mobilisés ont pour objectif de rétablir 90% demain matin », déclare Guillaume Bray, porte-parole d’Enedis, après le passage de la tempête Goretti dans la Manche
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Un contrôle de police à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), le 17 avril 2024. GILLES MOREL/SIPA
Annuler ou non le carnaval de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), dimanche 11 janvier ? Le débat, qui a fait rage dans l’archipel depuis le meurtre d’un jeune homme, dimanche 4 janvier, a fini par être tranché. Jeudi 8 janvier, Thierry Devimeux, le préfet de la région Guadeloupe, a annoncé une modification des horaires du principal événement festif de l’année, avec une augmentation et une densification des dispositifs de sécurité pour encadrer les cortèges.
« On avance le carnaval de 20 heures à 15 heures, car la nuit, c’est plus compliqué de gérer la sécurité », a-t-il expliqué, en revenant donc sur sa proposition d’annulation totale du défilé imaginée pour « montrer que la Guadeloupe n’accepte plus cette violence », selon ses mots.
A proximité immédiate de la rue principale de Pointe-à-Pitre, où circulent les groupes qui « déboulent » devant des milliers de spectateurs, un garçon de 18 ans a été abattu de plusieurs balles,dimanche. Ce n’est pas la première fois que la violence endeuille cette période qui court de l’Epiphanie au début du Carême, très prisée de la population massée chaque week-end dans les rues des communes de l’archipel et notamment de Pointe-à-Pitre. En 2025, un jeune homme de 16 ans avait été poignardé de plusieurs coups de couteau et avait succombé à ses blessures lors de l’une de ces soirées carnavalesques.
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