Xavier Bertrand : « La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public est instrumentalisée par son rapporteur à des fins idéologiques »

Entendez-vous ce silence assourdissant ? Celui dans lequel l’extrême droite œuvre, méthodiquement, pour tenter de mettre au pas des journalistes qui ne pensent pas comme elle.

Je suis gaulliste. Je crois à un Etat fort quand il protège, pas quand il intimide. A des institutions solides quand elles garantissent les libertés, pas quand elles les fragilisent. En démocratie, s’attaquer à des journalistes pour ce qu’ils pensent, pour ce sur quoi ils enquêtent ou pour ce qu’ils révèlent est une ligne rouge absolue. Une presse libre n’est pas une presse complaisante. Elle est l’une des conditions de la souveraineté du peuple.

Je veux être clair sur un point essentiel : je ne confonds jamais l’extrême droite avec ses électeurs. Celles et ceux qui votent pour elle ne sont ni des ennemis de la République ni des citoyens à disqualifier. Ils sont souvent les premières victimes de stratégies de manipulation, de colère organisée et de désinformation planifiée. Les priver d’une information libre et pluraliste, c’est aussi les priver des moyens de se forger une opinion éclairée.

Instruction à charge

Défendre la liberté de la presse, c’est défendre tous les citoyens. Ce qui se joue aujourd’hui n’a rien d’anecdotique. A l’instar de l’extrême gauche qui a instrumentalisé précédemment les outils essentiels du contrôle parlementaire, l’extrême droite a souhaité créer une commission d’enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, trois sujets parfaitement légitimes au demeurant.

Xavier Bertrand, président (LR) du conseil régional des Hauts-de-France, à Paris, le 16 décembre 2025. JULIEN DANIEL/MYOP POUR « LE MONDE »

Il vous reste 73.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Ce basketteur russe soupçonné d’être un hacker et libéré en échange du chercheur français Laurent Vinatier

La Russie a remis en liberté le chercheur français Laurent Vinatier. Le basketteur russe Daniil Kasatkin, arrêté en juin à l’aéroport de Roissy, a fait le chemin inverse.

Il avait été arrêté en juin à l’aéroport de Roissy à la demande de la justice américaine, qui le soupçonnait d’avoir fait partie d’un réseau de hackers. Le basketteur russe Daniil Kasatkin a été remis en liberté en « échange » du chercheur français Laurent Vinatier. Il est rentré dans son pays ce jeudi selon le FSB, le service de renseignement russe.

Le chercheur de 49 ans, spécialiste de l’espace post-soviétique, avait été condamné en octobre 2024 par un tribunal russe à trois ans de prison pour ne pas s’être enregistré en tant qu' »agent de l’étranger », alors qu’il collectait des « informations militaires » pouvant être « utilisées contre la sécurité » de la Russie.

Kasatkin (26 ans), jusque-là joueur du MBA Moscou et ancien international U20, a été arrêté le 21 juin en France, où il passait un séjour avec sa fiancée qu’il venait de demander en mariage.

« Il est nul en informatique »

Le réseau de pirates informatiques auquel le basketteur est soupçonné d’avoir fait partie aurait attaqué par rançongiciel quelque 900 entreprises, dont deux établissements fédéraux. Le basketteur, qui a suivi une partie de ses études aux États-Unis, est accusé par la justice américaine d’avoir négocié le paiement des rançons dans le cadre de ce réseau, ce qu’il nie.

« Il est nul en informatique et n’est même pas capable d’installer une application. Il n’a rien touché dans l’ordinateur: celui-ci a soit été piraté, soit le pirate le lui a vendu pour agir sous le couvert d’une autre personne », avait assuré son avocat. Selon ce dernier, Kasatkin avait perdu six kg lors des trois premières semaines de sa détention.

Alors que la justice française avait donné en octobre un avis favorable à son extradition vers les États-Unis, il est donc de nouveau libre.

Source

Colère agricole: 11 interpellations et 65 verbalisations en région parisienne


Colère agricole: 11 interpellations et 65 verbalisations en région parisienne{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

Sur le même sujet

30:14

Marshall Truchot : Info BFMTV, Macron va dire “non” au Mercosur ? – 08/01

1:01

SIGNÉ CONSIGNY – Mercosur: « L’Europe manque à ses obligations en matière de défense de ses propres intérêts », estime l’essayiste

1:26

Colombie: des manifestations à la frontière avec le Venezuela pour protester contre la capture de Nicolás Maduro par les États-Unis

3:42

Colère agricole: les agriculteurs quittent la capitale et se dirigent vers l’A6 après une journée de manifestations

1:29

Colère agricole: pourquoi les agriculteurs se mobilisent contre le traité du Mercosur

0:48

Colère agricole: « Je ne considère pas qu’il y a eu de défaillances », estime le ministre de l’Intérieur après l’arrivée d’agriculteurs sur Paris

0:57

Colère agricole: le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, « n’a pas demandé au préfet de police (de Paris) d’évacuer » les manifestants

1:52

Colère agricole: « 11 interpellations en dehors de la capitale et 65 verbalisations » ont été recensées, affirme Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur

0:27

Yaël Braun-Pivet chahutée par des agriculteurs: « Je condamne très fermement », déclare Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur

3:00

Manifestation des agriculteurs à Paris: « Cette manifestation n’était pas déclarée », indique Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur

1:57

Colère agricole: le ministre de l’Intérieur rapporte « 67 actions » dans 39 départements

20:42

Marshall Truchot : Tempête/Normandie, le dispositif « Fr-Alert » déclenché – 08/01

21:25

Marshall Truchot : Faut-il céder à la pression des agriculteurs ? – 08/01

1:43

Colère agricole: « Ça fait dix ans que le président Macron aurait pu s’opposer à ce traité de Mercosur », pointe Aurélie Trouvé, députée LFI

appendScript(« /assets/v17/js/videoPlayer.891ee547d07abbb206ad.js »));]]>s());]]>{window.tagCoScriptLoaded=true};]]> appendScript(‘https://synchrobox.adswizz.com/register2.php’));]]> appendScript(‘https://delivery-cdn-cf.adswizz.com/adswizz/js/SynchroClient2.js’));]]>

Source

Le droit international, un clivage politique qui prospère du sommet de l’Etat jusqu’au sein des partis

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, lors de la manifestation contre l’opération américaine au Venezuela, à Paris, le 3 janvier 2026. DANIEL PERRON/HANS LUCAS VIA AFP

Quand l’ordre mondial chavire, le monde politique français révèle ses lignes de fracture. L’opération militaire de l’administration Trump au Venezuela, soldée par l’enlèvement de son président, Nicolas Maduro, et de son épouse, Cilia Flores, samedi 3 janvier, précipite les partis mais aussi le sommet de l’Etat vers un nouveau clivage autour de la défense du droit international et du multilatéralisme.

Lire aussi | EN DIRECT, Venezuela : les Européens apportent leur soutien au Groenland et au Danemark après les revendications de Trump et l’opération militaire à Caracas

Quelques heures après l’intervention des forces spéciales américaines à Caracas, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, avait exprimé, sur X, son soutien à une transition « pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien », « débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro ». Pas de mention du non-respect du droit international ou de condamnation formelle de la méthode brutale employée par l’administration Trump. Satisfait, Donald Trump a même repartagé son message sur son compte Truth Social.

Ces omissions du président n’ont pas échappé à la gauche et à une partie des élus macronistes, révulsées par cette rupture apparente avec la tradition diplomatique française, exprimée par Jean-Noël Barrot avant la réaction du président. A moins que ces expressions coordonnées évitant toute critique frontale de Donald Trump ne poursuivent un autre objectif. « On a peur que Trump soit encore pire sur l’Ukraine qu’il ne l’est déjà. Et donc, pour éviter ça, on n’ose plus le contrarier sur rien d’autre »,interprète la députée européenne (Renew) Nathalie Loiseau, alors qu’une nouvelle conférence des pays de la « coalition des volontaires » en soutien à l’Ukraine se tient mardi 6 janvier à l’Elysée.

Il vous reste 79.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Des produits de Pâques dès janvier en rayons: pourquoi les fêtes arrivent de plus en plus tôt?

Les fêtes et temps forts de l’année, comme Noël, l’Épiphanie ou Pâques, ont tendance avec les années à arriver de plus en plus tôt dans les magasins. Mais comment l’expliquer? Décryptage.

Des décorations de Pâques à la vente au début du mois janvier… Non, vous avez bien lu et vous ne rêvez pas!

Le spécialiste de la consommation, Olivier Dauvers, a signalé il y a quelques jours sur ses réseaux sociaux la présence des premières décorations de Pâques (lapins, poules, oeufs etc.) dans les rayons d’un magasin Action.

« Désolé de vous interrompre, mais c’est une BREAKING NEWS [nouvelle de dernière minute]. Les lapins (de Pâques) et les œufs (de Pâques) sont bien arrivés chez Action », a-t-il ironisé sur X ce lundi 5 janvier.

Mais cet exemple est loin d’être un cas isolé. Dès le mois de septembre dernier, vous avez peut-être constaté qu’il y avait déjà des boules et autres guirlandes de Noël chez certaines enseignes.

De même, en novembre, quelques marques ont fait le choix de lancer leur galette des rois. À l’image de la « galette cookies » de Picard, qui a connu un immense succès grâce aux réseaux sociaux.

Si elle peut parfois surprendre par son timing de plus en plus tôt chaque année, cette stratégie est aujourd’hui devenue décisive pour de nombreuses enseignes.

Pourquoi les marques s’en saisissent-elles? Et quel est l’impact sur le comportement des consommateurs?

« Arriver les premiers »

Vendre des produits liés à une fête ou un temps fort commercial, bien en avance par rapport à l’échéance est une « tactique efficace » pour la simple et bonne raison qu’elle permet aux enseignes « de faire du chiffre le plus tôt possible », nous affirme Frank Rosenthal, consultant indépendant en marketing du commerce.

Au-delà du business, l’enjeu est de bien se positionner et de se démarquer face à la concurrence.

« Cette stratégie permet aux magasins d’arriver les premiers, d’emporter le marché et de ne pas laisser le champ libre aux concurrents, qui eux, pensent que c’est encore trop tôt, explique-t-il. L’objectif est clair, gagner tout ce qui est possible sur les autres. »

D’un point de vue pratique, la méthode permet également d’allonger la période de vente et une meilleure gestion des stocks, en évitant les pics de vente. Cela répond à des contraintes de production, certains produits étant fabriqués loin et très en amont, et à la peur de potentielles ruptures de stock particulièrement accentuées depuis le covid. Beaucoup de produits sont ainsi mis en vente dès la réception, ce qui assure une meilleure gestion de la problématique de stockage des articles en entrepôt.

Une intensification de la concurrence

On assiste donc à une course au « toujours plus tôt », pour faire face par ailleurs à l’intensification de la concurrence liée à la place grandissante prise par les plateformes de e-commerce et les marketplace, qui n’ont aucune contrainte de place contrairement aux magasins physiques.

Si les enseignes adoptent cette stratégie, c’est aussi parce qu’elles misent sur une logique de normalisation et un effet d’exposition répétée. À force de mettre les produits toujours plus tôt, cela deviendra habituel et moins choquant pour les consommateurs.

D’autre part, les marques s’appuient de plus en plus sur des données précises sur les comportements de leurs clients (grâce à des outils en ligne ou à l’intelligence artificielle). Grâce à cela, elles peuvent savoir précisément à partir de quelle période ils commencent à acheter.

Chaque année devient alors un test pour commencer encore un peu plus tôt, créant une mécanique favorable aux enseignes. Résultat des courses: les fêtes étant calées toujours plus tôt, mises bout à bout, elles permettent aux magasins de vendre presque en continu.

« Jouer sur ses atouts »

Pour autant, cette stratégie ne marche pas toujours systématiquement pour les enseignes, selon Frank Rosenthal. D’après lui, tout dépend de la période commerciale visée, mais aussi, et surtout, de la marque, son identité et « le sens qu’elle y met ».

Concernant la période, la tactique est d’autant plus pertinente à Noël. Et pour cause: « C’est un temps fort pour tout commerce. Il est précédé du Black Friday, qui connaît un engouement croissant des Français et s’allonge chaque année. Les marques ont tout intérêt à favoriser l’anticipation des achats de Noël », analyse-t-il.

Ensuite, « Pâques est un petit temps fort commercial, d’une à deux semaines », assure le spécialiste. A priori, il n’y aurait pas forcément d’intérêt à proposer des produits de l’évènement en avance. Néanmoins, c’est Action qui l’a fait « en jouant sur ses atouts ». Peut-être que si cela avait été un autre acteur, l’impact aurait été moindre.

« Bien joué, c’est ce qu’on appelle du bon opportunisme commercial. En proposant des produits de Pâques, l’enseigne a misé sur ce qui marche déjà: les prix bas et le renouvellement régulier de l’offre, qui colle très bien aux habitudes d’achats de ses clients. Ils se rendent en magasin en moyenne 10 fois par an et beaucoup réalisent des achats par impulsion, non prévus. Action peut aussi se le permettre grâce à son parc étendu de plus de 900 magasins », détaille-t-il.

Comme Pâques, l’Épiphanie est un temps commercial « plus court ». S’y prendre à l’avance, presque au croisement de Noël, est dans ce cas une stratégie risquée. Il faut alors être cohérent dans sa proposition. Ce qui a été le cas de Picard avec sa galette cookies.

« Lancer une galette mi-novembre peut être compliqué. Mais l’enseigne a réussi à apporter une différence et de la valeur, avec une recette inédite et un bon rapport qualité/prix. Si elle a pu se permettre d’avancer le timing, c’est grâce à son ADN, qui est le surgelé. Elle est aussi aujourd’hui devenue l’un des endroits où se rendre pour les temps forts de l’année », décrypte Frank Rosenthal.

Et les consommateurs?

Bien sûr, cette stratégie n’aurait pas la moindre existence sans les consommateurs. Le fait que les marques amplifient cette tactique encore plus tôt chaque année est une preuve de leur adhésion.

Mais alors, quel est l’impact de cette stratégie sur les clients? Selon le spécialiste en marketing du commerce, il existe différents profils.

D’abord, il y a « ceux qui sont très prudents et qui ont l’habitude de tout acheter à l’avance, et qui trouvent donc que la démarche est bonne. C’est une part très marginale ». De même pour ceux qui « pensent que ce n’est pas du tout le moment d’acheter et qu’ils ont largement le temps ».

La stratégie s’adresse finalement à « une très grande partie des consommateurs, environ 90%. Ils sont sans avis sur la question et ont besoin de stimulation, de voir le produit en magasin, d’un prix intéressant etc. », ajoute l’expert.

Elle répond à nombre de leurs problématiques: retirer une tâche de sa liste, différer les achats et donc répartir le budget sur une plus longue période, la peur de l’augmentation des prix en dernière minute et de ne pas trouver le bon produit ou encore la dimension de faire plaisir et de respecter un rituel.

Une des conséquences à tout cela, c’est probablement que tous ces temps forts perdent de leur caractère « exceptionnel » et commencent à se banaliser. Même si cette stratégie peut en agacer certains, tant que les consommateurs achètent, les magasins continueront voire pousseront la logique encore plus tôt.

Source

Neige et verglas : la circulation, les transports et les aéroports perturbés dans l’ouest de la France

Une route de Montaigu (Vendée), le 6 janvier 2026 MATHIEU THOMASSET / HANS LUCAS / AFP

Trente-huit départements de France métropolitaine dans la partie nord-ouest de l’Hexagone ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas pour une partie de la nuit et toute la journée de mercredi, a annoncé mardi en début d’après-midi Météo-France.

La vigilance orange est le deuxième niveau le plus élevé, demandant à la population d’être très attentive, car des phénomènes dangereux sont prévus. La France a déjà connu d’importantes chutes de neige dans plusieurs régions du nord et du centre du pays lundi et mardi matin. » resteront « suffisamment notables pour occasionner des difficultés de circulation », précise le prévisionniste, alors que la quasi-totalité de la France reste placée en vigilance jaune.

Il est tombé de 2 à 10 centimètres (cm) de neige sur le nord-ouest du pays, « localement plus sur les hauteurs ». Les cumuls ont été plus importants cette nuit passée en Charente-Maritime, dans les Deux-Sèvres et en Vendée, avec des valeurs dépassant 10 cm et des pics à 30 cm en Charente-Maritime.

« Par ailleurs, les températures sont très froides, comprises souvent entre − 3 et − 8 °C, localement en dessous de − 10 °C, justifiant le maintien en vigilance orange sur l’ensemble des départements pour regel fort », poursuit Météo-France.

L’événement « un peu sous-évalué »

L’événement neigeux « a été un peu sous-évalué » par Météo-France en Ile-de-France notamment, a par ailleurs estimé mardi le ministre des transports, Philippe Tabarot sur BFM-TV. « L’événement a été plus important que ce qui avait été annoncé », a déclaré le ministre, en jugeant néanmoins que la nuit s’était « plutôt bien passée » dans la région francilienne, où des mesures avaient été prises, comme le sablage anticipé des routes, pour permettre aux gens de retourner chez eux et pour éviter « des naufragés de la route » comme en 2018.

Lire aussi | Neige et verglas : au moins cinq morts dans des accidents de la route en Ile-de-France et dans les Landes

Interrogé par l’AFP, Météo-France affirme, de son côté, que « les cumuls observés ont été dans les valeurs les plus hautes des prévisions, voire au-dessus dans certaines zones localisées en région parisienne et sur la côte Atlantique », reconnaissant « la complexité de prévoir ce type de phénomène ».

Sur l’Ile-de-France, le prévisionniste national précise que « la prévision de lundi matin annonçait 2 cm à 3 cm de neige globalement, et 5 cm localement. Au final, on a observé 3 cm à 4 cm globalement, 5 cm de neige sur Paris, et 6 cm à 8 cm de neige ont été observés localement », avec par exemple 6 cm à la station de référence du Bourget, en Seine-Saint-Denis.

Les transports perturbés en Ile-de-France…

Côté transports, à Paris et dans les trois départements de petite couronne (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine), « 25 % des bus circulent », selon Ile-de-France Mobilités (IDFM). Ailleurs en Ile-de-France, « aucun bus n’est sorti » dans les départements de l’Essonne, des Yvelines, du Val-d’Oise et de la Seine-et-Marne. « Les autres lignes de bus sortiront au fur et à mesure, dès que l’état de la voirie le permettra », ajoute la RATP.

En revanche, l’ensemble des lignes de métro, RER et tramways « fonctionnent normalement » au sein de la capitale. L’information aux voyageurs est actualisée sur les comptes X de chaque ligne et un message publié sur le site de la RATP et ses applications. Les transports scolaires ont été annulés sur décisions préfectorales. « Le réseau métro, RER, train et tram fonctionne correctement, avec quelques problèmes localisés », ajoute IDFM.

Des perturbations (arrêts non desservis, tronçons interrompus, ralentissements) affectent ainsi localement le trafic de toutes les lignes RER et de la grande majorité des Transiliens en grande couronne.

… et dans l’Ouest, particulièrement touché

La circulation reste perturbée dans de nombreuses autres régions, surtout dans l’ouest du pays. Les transports scolaires ont ainsi été suspendus pour la journée de mardi dans l’ensemble de la Normandie, en Bretagne, mais aussi dans les Yvelines, l’Oise, la Somme et les Ardennes.

La SNCF a également fait état mardi matin d’interruptions de circulation sur plusieurs lignes de l’Ouest ainsi que de limitations de vitesse sur certains secteurs des lignes à grande vitesse. « Les principales difficultés sont sur la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire, où beaucoup de neige est tombée », a expliqué SNCF Réseau dans un point de situation.

SNCF Voyageurs a précisé que « les Intercités Nantes-Bordeaux sont annulés jusqu’[en] milieu d’après-midi ». Les circulations ont été interrompues mardi matin sur plusieurs lignes de ces régions : La Rochelle-Poitiers, La Rochelle-Bordeaux, Saintes-Royan, Saintes-Angoulême, Saintes – Saint-Jean-d’Angely, Bordeaux-Le Verdon, Nantes – Pornic – Saint-Gilles, La Roche-sur-Yon – La Rochelle et Clisson-Cholet-La Poissonnière. Par ailleurs, la SNCF signale « des limitations de vitesse ce matin sur certains secteurs des [lignes à grande vitesse] ».

De manière générale, la SNCF recommande à ses clients « de reporter leurs déplacements autant que possible ».

Six aéroports fermés

Eurostar applique également ces mesures de limitation de vitesse. Et six aéroports français étaient fermés au trafic mardi matin dans l’ouest et le nord du pays. Mais aucun vol n’est supprimé dans les aéroports parisiens, a annoncé le ministère des transports.

« Les perturbations liées à la neige et au verglas entraînent les fermetures suivantes d’aéroports ce matin : Nantes, Vatry, La Rochelle, Albert-Bray [près d’Amiens], Saint-Nazaire et Brest », a rapporté le ministère dans un point de situation national réalisé à 10 heures, en précisant qu’il n’y avait « aucune réduction de programme de vols prévue pour les aéroports parisiens ».

Le Monde

Réutiliser ce contenu

Source

Delcy Rodriguez investie présidente du Venezuela par intérim après l’enlèvement de Nicolás Maduro

Delcy Rodriguez a prêté serment devant le fils du chef de l’État déchu, Nicolás Maduro Guerra, deux jours après l’enlèvement de force de son père à Caracas à l’issue d’une opération militaire américaine.

Delcy Rodriguez a été investie présidente par intérim du Venezuela ce lundi 5 janvier après avoir prêté serment devant l’Assemblée nationale, tandis que Nicolás Maduro, capturé samedi, a plaidé non coupable pendant sa présentation à la justice américaine.

« Je me présente avec douleur en raison de l’enlèvement de deux héros qui sont otages aux États-Unis. (…) J’ai aussi l’honneur de prêter serment au nom de tous les Vénézuéliens », a déclaré Delcy Rodriguez qui était la vice présidente et la première dans l’ordre de succession.

Samedi, la Cour suprême lui avait ordonné d’assumer les fonctions de chef de l’État pendant 90 jours renouvelables et l’armée lui avait apporté son soutien le lendemain.

Delcy Rodriguez a prêté serment devant le fils de Nicolás Maduro

Delcy Rodriguez a prêté serment devant son frère Jorge Rodriguez réélu président de l’Assemblée mais aussi, dans un symbole voulu par les autorités, devant le fils du chef de l’État déchu, Nicolás Maduro Guerra, dit « Nicolasito » (« Petit Nicolas »), député réélu, qui portait la Constitution. Il a été le premier à féliciter Delcy Rodriguez.

À la fin de la cérémonie, « Nicolasito » a fait un « V » avec les deux doigts, une allusion au signe fait par Nicolás Maduro devant les caméras américaines et fortement relayé par la télévision d’État.

Peu auparavant, Nicolás Maduro avait plaidé non coupable devant un tribunal de New York, deux jours après avoir été emmené de force de Caracas à l’issue d’une opération militaire ouvrant la voie au projet de Washington de contrôler le Venezuela, un pays riche en pétrole.

« À toi, Delcy Eloina (Rodriguez), tout mon soutien inconditionnel pour la tâche si difficile qui t’incombe. Compte sur moi, compte sur ma famille ! », a clamé Nicolasito avant la prestation de serment, ajoutant avec des tremolos dans la voix: « La patrie est entre de bonnes mains, papa! »

« Ils seront bientôt avec nous, grâce à toute la lutte du peuple mobilisé à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ils reviendront ! », a-t-il encore dit.

Très applaudi, il a ajouté: « Le Venezuela ne demande ni privilèges ni concessions, il exige le respect. Notre aspiration à la paix n’est ni faiblesse, ni reddition, c’est une décision souveraine. Nous voulons des relations internationales avec tous, fondées sur l’égalité, le respect mutuel et la coopération, sans menace et sans ingérence ».

« Allez Nico ! »

De nombreux députés ont scandé « Allez Nico ! », à l’intention de Nicolás Maduro. « Vamos Nico ! » a été un des slogans de la campagne présidentielle de 2024.

Le chef de l’État « a été enlevé par le gouvernement des États-Unis au cours d’une attaque barbare, perfide et lâche, de nature fasciste », s’est exclamé à l’ouverture de la séance le doyen des députés, Fernando Soto Rojas.

« Le président des États-Unis, Donald Trump, prétend être le procureur, le juge et le policier du monde. Depuis le Venezuela bolivarien, nous disons ‘Vous n’y parviendrez pas’. Et nous allons finalement déployer toute la solidarité pour que notre président légitime, Nicolás Maduro, retourne victorieux à Miraflores », le palais présidentiel.

La Colombie, le Groenland, Cuba…Après le Vénézuela, jusqu’où ira Donald Trump?

Dans l’hémicycle, un siège vide avec le nom de Cilia Flores, l’épouse de Nicolás Maduro également emmenée de force, et réélue en mai, était visible.

« Nous n’acceptons pas des institutions de façade »

Une photographie du couple Maduro, prise à l’occasion de l’investiture de Nicolás Maduro en janvier, a été dévoilée au pied du perchoir par Jorge Rodriguez et « Nicolasito », accompagnés d’un fils de Cilia Flores.

Stalin Gonzalez, l’un des rares députés de l’opposition, a réclamé une « amnistie » et la « libération de tous les prisonniers politiques ».

« Nous ne serons pas complices et nous n’acceptons pas des institutions de façade, (…) nous exigeons l’arrêt immédiat de la persécution, de la criminalisation de la dissidence et la libération de tous les prisonniers politiques. Sur ce chemin de reconstruction, nous considérons que ce moment est propice pour promouvoir une amnistie », a-t-il martelé.

Source

CES 2026: Asus ROG met sa puissante tablette gaming aux couleurs de Kojima et « Death Stranding »

A l’occasion du CES de Las Vegas 2026, ROG, la gamme de produits d’Asus dédiée aux fans de jeux vidéo, a dévoilé un partenariat avec Kojima Productions. Et c’est « Death Stranding » qui a les honneurs d’une tablette gaming puissante, la ROG Flow Z13-KJP, assortie d’une gamme d’accessoires, décorée aux couleurs de l’univers du jeu.

C’est un jeu à ses origines exclusif aux consoles qui fait désormais aussi les beaux jours des ordinateurs. Quoi de mieux pour l’accompagner que de lui offrir un support hybride. C’est sans doute ce qui a poussé ROG, la branche d’Asus dédiée aux amateurs de jeux vidéo, à nouer un partenariat de prestige avec Hideo Kojima, l’homme auquel on doit les Metal Gear ou encore plus récemment l’univers Death Stranding.

Pour honorer ce titre, ROG a donc conçu une édition spéciale de sa tablette gaming ROG Flow Z13 aux couleurs de Death Stranding – le premier du nom, seul disponible sur PC pour le moment – et de Kojima Productions.

Le design de l’appareil nomade, aussi puissant qu’un PC, mais moins encombrant avec son clavier détachable, a été pensé avec Yoji Shinkawa, le directeur artistique du studio japonais. On y retrouve du noir, du blanc, de l’or et du gris, les couleurs emblématiques du jeu qui met en scène Norman Reedus dans le rôle de Sam Porter Bridges, livreur dans un monde apocalyptique à reconnecter.

La tablette gaming ROG Flow Z13 x KJP © Tech&Co

L’appareil arbore aussi le fameux Ludens (ceux qui peuvent être penseurs, créateurs et joueurs pour repousser toutes les limites), représentant Kojima Productions depuis 10 ans, que ce soit comme logo ou statue géante. Et pour mieux symboliser sa présence, l’appareil affiche sur sa tranche un slogan « For Ludens who dare » (Pour les Ludens qui osent), mélange de celui de ROG (For those who dare) et de la vision de Kojima Productions (From Sapiens to Ludens).

Une tablette puissante pour jouer, mais pas seulement

Disponible en 2026, ce Flow Z13 collector reprend les spécificités techniques de la version initiale lancée en 2025. Il s’appuie sur un écran tactile renforcé de 13,4 pouces 2,5K 180 Hz avec prise en charge Dolby Vision, jusqu’à 128 Go de Ram mobilisable et 1 To de stockage. Il embarque un processeur AMD Ryzen AI Max+ 395, une carte graphique Radeon 8060S RDNA 3.5 et une NPU de 50 TOPS, ainsi qu’une chambre à vapeur améliorée pour éviter la surchauffe en jeu. Le Flow Z13-KJP est compatible Wifi 7 et Bluetooth 5.4. Et pour l’accompagner, ROG a prévu un clavier détachable RGB. De quoi assurer du jeu vidéo dans de bonnes conditions, mais aussi de la création, de la productivité, et faire tourner des modèles de LLM en local.

La ROG Flow Z13 propose un clavier détachable et fait le plein de connectiques (HDMI, USB-C, USB-A, microSD) © Tech&Co

Seul l’extérieur varie pour intégrer de la fibre de carbone au dos, un clavier exclusif designé par Shinkawa. Élégant, il plaira aux fans du jeu, mais un peu lourd (1,72 kg), le Flow Z13 présente des angles marqués dans son châssis en aluminium renforcé et une police qui rappelle l’univers Death Stranding. Le tout est proposé dans une mallette de transport futuriste, imitant les caisses de livraison de Sam. Les joueurs trouveront aussi un adaptateur secteur personnalisé ainsi qu’un thème Armoury Crate (le logiciel gaming d’Asus) exclusif.

Avec la tablette ROG Flow Z13-KJP, Asus a prévu un casque, un tapis de souris et une souris assortis © Asus

Pour accompagner la tablette gaming conçue avec Kojima Productions, Asus ROG lance également une série d’accessoires: un tapis de souris (ROG Scabbard II XXL-KJP) aux couleurs de Kojima Productions, un casque (ROG Delta II-KJP) et une souris ergonomique légère (ROG Keris II Origin-KJP Edition) blanc, gris et or assortis.

Le ROG Flow Z13-KJP sera disponible au 1er trimestre 2026 à partir de 4.099 euros, uniquement sur le store d’Asus.

Source

« C’est le business du foot » : Liam Rosenior, l’entraîneur de Strasbourg, justifie son départ pour Chelsea qui relance les critiques sur la multipropriété des clubs

Liam Rosenior, le 18 décembre, lors du match de Ligue conférence entre Strasbourg et Breidablik, au Stade de la Meinau. MANON CRUZ / REUTERS

Des négociations entre deux clubs de football peuvent-elles respecter les intérêts de chacune des parties lorsqu’ils partagent le même propriétaire ? A Strasbourg, la multipropriété divise depuis le rachat du Racing Club (RCSA) par le consortium américain BlueCo, déjà détenteur de Chelsea, mastodonte de Premier League. Le départ impromptu de son entraîneur, Liam Rosenior, qu’il a lui-même annoncé, mardi 6 janvier, ne risque pas de dissiper les doutes sur les dérives de ce modèle, des éventuels conflits d’intérêts à une forme de dépendance sportive.

Au cours d’une conférence de presse organisée au stade de la Meinau, l’antre du RCSA, le technicien de 41 ans a annoncé avoir trouvé « un accord verbal » avec Chelsea, pour succéder à Enzo Maresca, limogé par le club anglais cinq jours plus tôt. « C’est un sentiment mitigé : il y a la joie d’avoir une opportunité exceptionnelle et la tristesse de quitter des personnes avec qui j’ai créé des connexions. Demain, je me réveillerai en tant qu’entraîneur de Chelsea. Quand on est un manager jeune et qu’on travaille dur, c’est le type d’opportunités dont on rêve », a-t-il précisé.

Il vous reste 79.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source

Coûts des pièces détachées, surfacturation des réparations de pare-brise… Pourquoi les primes d’assurance auto augmentent encore en 2026

Les primes d’assurance automobile devraient augmenter de près de 5% en 2026, estime l’assureur Leocare avec le top 10 des villes les plus chères.

Les tarifs des assurances automobiles vont de nouveau augmenter significativement en 2026, une hausse comprise entre 4 et 5% prévoit l’assureur Leocare. Une progression qui s’explique par des facteurs bien identifiés, explique ce néo-assureur dans un communiqué. Tout d’abord une inflation de plus de 30% du coût des pièces détachées. Sur les pièces de carrosserie, Leocare note par exemple une hausse de 35% et même de 42% sur les composants électroniques.

Autre élément qui explique cette hausse, celle du coût des réparations: +26% en 5 ans d’après la SRA (Sécurité et Réparation Automobiles), association qui réunit les entreprises d’assurances automobiles.

Surfacturation des remplacements de pare-brise

Enfin, Leocare évoque « l’augmentation de certaines dérives, comme la surfacturation des prestations de réparation de pare-brise« , une prestation dont le coût moyen est passé en quelques années de 700 à plus de 1.000 euros. Certains centres de réparations attirent notamment les clients avec des cadeaux comme des trottinettes ou des consoles de jeux vidéo, ce qui a contribué à cette hausse des tarifs.

« Ce que vous ne payez pas aujourd’hui, vous le paierez demain, par une augmentation des cotisations pour tous les assurés », expliquait en juillet dernier Christophe Dandois, cofondateur de Leocare dans une tribune qui réclamait la fin de ces fraudes.

Les tarifs s’envolent dans le Sud de la France et la région parisienne

Les primes d’assurance auto varient selon le profil des conducteurs, avec la prise en compte du lieu de résidence et la sinistralité associée, c’est à dire les accidents, vols ou dégradations recensés dans le secteur. Les tarifs les plus élevés se retrouvent ainsi principalement dans deux zones en France: le pourtour méditerranéen (Marseille, Aix, Antibes, Nice) et la région parisienne (Noisy-le-Grand, Saint-Denis et Aulnay-sous-Bois). Des zones urbaines à fortes densités où les tarifs de réparations sont aussi plus élevés.

C’est à Marseille qu’on paye le plus cher en moyenne son assurance auto avec 1.164,26 euros en moyenne. © Leocare

En tête du top 10, Marseille avec un tarif moyen de 1.164,26 euros, en hausse de 4,78% entre 2025 et 2026. Une prime bien plus élevée que le numéro 2, Aix-en-Provence, avec 885,78 euros en moyenne par an, soit 278 euros de moins.

Source