Le Groenland est et doit rester européen

Le Groenland après le Venezuela ? Au lendemain de l’enlèvementde Nicolas Maduro par les Etats-Unis, en violation des principes élémentaires qui devraient régir les rapports entre nations, Donald Trump a passé en revue, le 4 janvier, à bord de l’Air Force One, les éventuelles cibles à venir du nouvel impérialisme américain. Une fois de plus, la grande île du Groenland, qui est légalement un territoire autonome danois, a été mentionnée, provoquant de nouveau la consternation en Europe.

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Le président des Etats-Unis avait déjà évoqué un achat du Groenland au cours de son premier mandat, en 2019. Donald Trump avait comparé cette hypothèse à « une grande transaction immobilière », très avantageuse, selon lui, pour Copenhague. Il avait battu en retraite face au tollé et annulé une visite prévue au Danemark. Plus de six ans plus tard, il n’est plus question de proposition d’achat mais d’une prise de contrôle par la force.

Une telle menace est inadmissible. Le 4 janvier, Donald Trump a inclus ce territoire dans une liste qui comportait des ennemis historiques des Etats-Unis, Cuba et l’Iran, ainsi que le président de la Colombie, qu’il passe son temps à agonir d’injures et à menacer. Ce rapprochement est honteux et scandaleux. Le Danemark a, en effet, toujours compté parmi les alliés les plus sûrs de Washington.

Sortir de l’hébétude

Les arguments avancés par Donald Trump pour justifier un tel projet d’agression ne résistent pas à l’analyse. Outre le fait que la loyauté de Copenhague n’a jamais été prise en défaut, l’accord de défense concernant le Groenland, signé en 1951 entre les deux pays, permet déjà à l’armée américaine d’être présente sur l’île, pour répondre au réel défi de sécurité que posent les ambitions de la Chine et de la Russie dans l’Arctique. Cet accord pourrait évidemment être révisé pour donner de plus grandes marges de manœuvre aux Etats-Unis, sans pour autant remettre en cause la souveraineté des Groenlandais et leur rattachement au Danemark.

Des forces militaires danoises, lors d’un exercice mené conjointement avec des soldats de plusieurs pays européens membres de l’OTAN à Kangerlussuaq (Groenland), le 17 septembre 2025. EBRAHIM NOROOZI/AP

Une annexion par la force de ce territoire porterait, par ailleurs, un coup fatal à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), en vidant de sa substance l’article 5 de la charte, selon lequel une attaque contre un membre de l’organisation est une attaque contre tous et oblige à la solidarité. Il s’agirait d’une victoire éclatante offerte à la Russie de Vladimir Poutine par les Etats-Unis de Donald Trump. Sans que cela coûte le moindre drone à Moscou.

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La récurrence des menaces et des insultes américaines a plongé jusqu’à présent les pays européens dans une sorte d’hébétude. Il est temps d’en sortir. Il n’est pas question de répondre à cette agressivité par une virulence dont les Européens n’ont pas les moyens. Mais de tracer les lignes rouges nécessaires, sur le Groenland comme sur la régulation du numérique, dont Donald Trump a juré la perte. L’heure est venue de parler enfin le langage de la souveraineté, avec ce qu’elle implique, tout en continuant à chercher des points de convergence avec Washington sur des sujets de préoccupation communs comme l’Ukraine.

Le bilan d’un an de courbettes toujours plus humiliantes plaide désormais pour une plus grande fermeté, le seul langage que comprend Donald Trump. Les Européens doivent s’appuyer sur les alliés qu’ils comptent toujours au Congrès des Etats-Unis et sur une opinion publique américaine très majoritairement attachée à la relation transatlantique pour restaurer un peu de bon sens. Il y va de l’intérêt de tous.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Jean-Marie Guéhenno, ancien secrétaire adjoint de l’ONU : « Si, demain, les Etats-Unis décident de s’emparer du Groenland, ni le Danemark ni l’UE n’ont les moyens de s’y opposer »

Le Monde

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CES 2026: avec son Eliteboard G1a, HP réinvente le PC caché sous le clavier, une excellente idée toute en simplicité et nomadisme

Si l’idée n’est pas nouvelle, la réalisation semble prometteuse. Avec son Eliteboard G1a, HP glisse un ordinateur complet sous un clavier externe. Ne vous reste plus qu’à y connecter une souris et un écran, et le tour est joué.

Comme un Amstrad CPC qui aurait voyagé dans le temps, aurait adopté des composants modernes, se serait adapté aux usages et besoins de 2026 et promettrait de toujours vous accompagner. Avec son Eliteboard G1a, HP est à la croisée de la nostalgie et d’une revisitation inspirée d’un vieux facteur de forme.

De loin, l’Eliteboard G1a ressemble à un clavier un peu massif, mais pas tant que ça avec ses 35,8 cm de large, 11,8 cm de profondeur et 1,7 cm d’épaisseur. C’est un peu ce qu’il est, mais pas seulement. Car, il a une bonne raison d’être un peu épais, sous les touches, qui s’accompagnent d’un pavé numérique de dix touches et d’une membrane pour résister aux thés renversés, se cache en fait un ordinateur. Pas une machine de gaming, c’est entendu, mais un PC qui a de quoi faire tourner tous les logiciels du quotidien, grand public et professionnel (dans les limites du raisonnable) et même quelques jeux, si vous êtes prêt à faire quelques efforts.

Une configuration pour tout faire, peut-être même un peu jouer

Aux commandes, on trouve des puces Ryzen AI, d’AMD. Elles ne sont pas de la nouvelle génération qui aura fait ses pas à l’occasion de ce CES 2026, mais sont issues de la fournée précédente: Ryzen AI 7 350 Pro, 5 340 Pro et 5 330. Elles assurent assez des fameux TOPS pour vous permettre de profiter de fonctions d’IA lorsque vous travaillez sous Windows 11 (Home ou Pro). Ces trois puces embarquent une partie graphique, la Radeon 800, qui fournit assez de puissance pour gérer jusqu’à quatre écrans 4K à 60 Hz… Même s’il est plus probable que vous l’utiliserez avec un ou deux écrans en guirlande (ou daisy chain, en anglais).

Un ventilateur unique, qu’on espère discret, aspirera l’air sous le clavier-PC pour l’expuler ensuite par l’arrière.

Du côté de la mémoire vive, HP a prévu que vous puissiez monter jusqu’à 64 Go de Ram – en deux modules de DDR5 (SODIMM, un format pensé pour les machines compactes, comme les PC portables ou les PC-clavier), si votre porte-feuille le permet, bien sûr, car la pénurie risque de rapidement faire grimper la facture.

Pour le stockage, ce sont 512 Go de SSD (au format M.2), qui sont proposés, et c’est un peu court. Un module eMMC de 32 Go est également disponible, mais seulement avec l’APU le plus performant.

L’Eliteboard G1a, de HP, est un PC ultra-compact, caché sous un clavier. © HP

Un vrai PC, de bout en bout…

En plus de cette configuration solide, l’Eliteboard G1a propose une connectique satisfaisante bien qu’un peu maigre… On trouve ainsi, un port USB4 pour l’alimentation (65 W), le transfert de données jusqu’à 40 Gbit/s et la sortie vidéo (Displayport 2.1). Le câble de ce port peut être fixe ou amovible. On trouve également un port USB-C 32 gen 2 (vitesse de transfert de 10 Gbit/s, alimentation à 65 W et Displayport 1.4. Pas de HDMI…

A moins que vous ne préfériez opter pour un des accessoires développés pour l’Eliteboard G1a. En l’occurrence, on ne pense pas à la souris Bluetooth pré-appairée mais au hub multiport, qui comporte deux prises HDMI 2.1 (4K à 60 Hz), deux prises USB-C 3.2 gen 2, et une prise Ethernet 1 Gbit.

Puisqu’on parle réseau, vous pourrez également compter sur deux modules sans-fil, l’un est compatible Wifi 6E et Bluetooth 5.3 et l’autre Wifi 7 et Bluetooth 6.0. Les deux sont fournis par Mediatek. A noter que HP a également prévu l’adjonction d’un lecteur d’empreintes digitales pour sécuriser l’utilisation de votre machine, mais il n’est disponible qu’en option.

Enfin, l’Eliteboard G1a embarque deux haut-parleurs stéréo et un ensemble de micro pour permettre des visioconférences, par exemple.

L’Eliteboard G1a, de HP, devrait être plutôt silencieux et confortable à utiliser © HP

Pour finir, l’Eliteboard peut même embarquer une batterie de 32 Wh, facilement interchangeable, qui assure, selon HP, plus de trois heures et demi d’autonomie en fonctionnement et un peu plus de deux jours en veille. Un indicateur de charge vous dira s’il vous faut trouver une prise électrique. Si vous optez pour ce modèle plus nomade (et un peu plus lourde: 768 g contre 676 g pour la version filaire seulement) vous aurez alors droit à un petit étui de rangement.

Bien entendu, l’Eliteboard G1a peut fonctionner sur le secteur avec un adaptateur USB-C de 65 W « ultra-compact » précise HP, qui n’a évidemment pas intérêt à fournir une brique pour alimenter son PC-clavier.

A l’heure où sont écrites ces lignes, les tarifs en euros pour ce PC-clavier, ses options et accessoires ne sont pas encore connus. Nous mettrons à jour cet article dès que HP nous les aura communiqués.

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A la frontière entre le Venezuela et la Colombie, le calme et l’espoir : « C’est bizarre. C’est comme s’il ne s’était rien passé »

Au poste-frontière entre le Venezuela et la Colombie, à Cucuta (Colombie), le 5 janvier 2026. LUISA GONZALEZ / REUTERS

Ils sont venus comme ils l’auraient fait n’importe quel autre jour de l’année. Lundi 5 janvier, Jose et Dallerlin (les personnes citées par un prénom ont souhaité conserver leur anonymat) sont sortis du Venezuela en franchissant à pied et sous une averse tropicale le pont international Simon-Bolivar. Enjambant le fleuve Tachira, il marque l’un des principaux points de passage entre leur pays et la Colombie. Le couple est venu faire vacciner leur fils de 7 mois. Ils rentreront ensuite chez eux.

Les deux Etats partagent une frontière de plus de 2 200 kilomètres et, depuis l’enlèvement à Caracas du président vénézuélien, Nicolas Maduro, par les forces spéciales américaines dans la nuit du 2 au 3 janvier, cette dernière fait l’objet d’un renforcement côté colombien, en particulier au nord-est du pays. Le ministre de la défense, Pedro Sanchez Suarez, a annoncé le 4 janvier depuis Cucuta, chef-lieu du Norte de Santander, le déploiement de 30 000 militaires face aux « menaces » que représente le « crime organisé transnational » et, plus spécifiquement, « le cartel de l’ELN [l’Armée de libération nationale] et le Tren de Aragua [l’une des organisations criminelles vénézuéliennes les plus puissantes, en lien avec le narcotrafic] ».

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Potted Potter, le spectacle parodique qui détourne les sept tomes de la saga Harry Potter


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Culture IA : CES… on a testé la voiture autonome Zoox, par Anthony Morel


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CAN 2025 : quand un sosie de Patrice Lumumba, figure de l’indépendance congolaise, s’invite dans les tribunes

Michel Kuka Mboladinga, un sosie de l’ancien premier ministre Patrice Lumumba (1925-1961), lors du match de Coupe d’Afrique des nations entre le Botswana et la République démocratique du Congo, dans le stade Moulay Al-Hassan de Rabat, le 30 décembre 2025. MOSA’AB ELSHAMY / AP

Un héros national assassiné il y a plus de soixante ans s’est invité dans les gradins de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), qui se tient au Maroc jusqu’au 18 janvier. La silhouette élancée de Patrice Lumumba, figure de l’indépendance de la République démocratique du Congo (RDC) assassinée en 1961, réapparaît à chaque match des Léopards.

Debout, le bras droit tendu, la main ouverte vers la pelouse, cette silhouette légendaire se fige pendant quatre-vingt-dix minutes – et parfois davantage, en cas de prolongations –, comme un arrêt sur image, et semble veiller sur son équipe nationale. Elle promet de se dresser une nouvelle fois mardi 6 janvier après-midi, au sein du stade Moulay Al-Hassan de Rabat, pour accompagner la sélection congolaise face à l’Algérie, en huitièmes de finale.

Même carrure, même coupe de cheveux, même visage ciselé : la copie est si fidèle à l’original qu’elle en est déroutante. Ce « double », c’est Michel Kuka Mboladinga, un supporteur venu de Kinshasa qui a choisi de redonner vie à cette icône panafricaine, le temps d’un match. « Je lui ressemble beaucoup », glisse-t-il de sa voix délicate, allongé sur le lit de sa chambre d’hôtel à Casablanca.

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« Il a pu me faire deux signes de tête »: le père d’un adolescent blessé à Crans-Montana partage son émotion après sa sortie du coma

Âgé de 17 ans, Jérémie a été brûlé à 17% dans l’incendie d’un bar la nuit de la Saint-Sylvestre en Suisse. Il vient de sortir du coma artificiel dans lequel il avait été placé.

Xavier Mittaz retrouve « l’espoir ». Quatre jours après l’hospitalisation de son fils, blessé dans l’incendie d’un bar de Crans-Montana la nuit de la Saint-Sylvestre, il raconte avec émotion au micro de BFMTV que Jérémie est sorti ce lundi 5 janvier du coma artificiel dans lequel il avait été placé dans un hôpital lyonnais.

« J’ai pu communiquer avec lui pour la première fois, il a pu me faire deux signes de tête, c’était un grand moment d’émotion car ça me donne vraiment de l’espoir », confie-t-il.

Âgé de 17 ans, Jérémie se trouvait dans l’établissement Le Constellation quand un incendie s’est déclaré au sous-sol. Les clients du bar, principalement des adolescents et des jeunes adultes, se sont retrouvés piégés par les flammes à l’intérieur.

« Il se sentait coupable »

Après être parvenu à sortir de l’établissement, l’adolescent suisse a eu le réflexe de faire appeler ses parents. Sa mère a eu le temps de se rendre sur place avant qu’il soit hospitalisé.

« Il lui a dit ‘Pardon maman' », raconte, très ému, Xavier. « Il se sentait coupable parce qu’on lui avait suggéré de ne pas aller à cette soirée parce qu’il n’était pas très bien mais il en avait trop envie. (…) Ça nous a doublement brisé le coeur, on essaie de lui dire que ce n’est pas de sa faute pour ne pas qu’il culpabilise encore plus ».

17% du corps de Jérémie a été brûlé. « Il a été beaucoup touché au dos, on imagine que le faux plafond a du tomber, et puis on imagine qu’il a du se débattre aussi donc les poignets et les mains sont atteintes », explique-t-il. « Il est très peu brûlé au visage, ce qui est un réconfort énorme ».

« On a beaucoup d’interrogations »

Xavier Mittaz connait bien Le Constellation, qu’il décrit comme « le bar de sa jeunesse ». « Le local en bas est très très grand, on a une impression de cul de sac, (…) je n’ai jamais vu la sortie de secours », décrit-il avant de se questionner: « On a beaucoup d’interrogations, on a une colère, on sait qu’il y a des gens irresponsables qui ont organisé cette soirée. Où était le personnel au moment du départ du feu? Pourquoi les gens n’ont pas bougé plus vite? ».

Les propriétaires du lieu font depuis samedi l’objet d’une enquête pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence » qui devra faire la lumière sur ces nombreuses questions. Ce lundi, le long travail d’identification des victimes de l’incendie a pris fin. Au total, 40 personnes sont mortes et 116 autres ont été blessées.

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Pour faciliter le droit de rétractation du consommateur, la France durcit les règles sur la vente en ligne de services financiers

Les entreprises qui proposent des services financiers en ligne, comme une assurance, un prêt ou une solution de paiement, devront désormais respecter de nouvelles règles plus protectrices des consommateurs, selon une ordonnance publiée mardi 6 janvier au Journal officiel.

Le texte prévoit en particulier de faciliter le droit de rétractation du consommateur. Ce dernier devra bénéficier « sans frais » d’un accès « facile, direct et permanent » à une fonctionnalité « lui permettant d’exercer gratuitement son droit de rétractation » dans les délais prévus.

Le code de la consommation est aussi modifié pour obliger les entreprises à fournir, gratuitement et avant signature du contrat, « des explications adéquates concernant les contrats de services financiers proposés ».

A chaque démarchage téléphonique, « le but commercial de l’appel, le nom du professionnel, ainsi que l’identité et la nature du lien qu’entretient avec lui la personne appelante » devront ainsi être précisés « sans équivoque dès le début de la conversation ».

Par ailleurs, les interfaces en ligne ne devront pas être conçues « de façon à tromper ou à manipuler les consommateurs destinataires du service, [ou] de toute autre façon propre à altérer ou à entraver substantiellement leur capacité à prendre des décisions libres et éclairées ».

L’ordonnance, qui est une transposition d’une directive européenne de novembre 2023, doit entrer en vigueur à partir de juin 2026.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La vente à découvert, une stratégie financière sulfureuse et risquée

Le Monde avec AFP

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Le gouvernement veut permettre aux salariés de débloquer jusqu’à 2.000 euros sur leur épargne salariale sans payer d’impôt


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EN DIRECT, Venezuela : les Européens apportent leur soutien au Groenland et au Danemark après les revendications de Trump et l’opération militaire à Caracas

Les Européens apportent leur soutien au Groenland et au Danemark

Les dirigeants de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Pologne, de l’Espagne et du Royaume-Uni ont apporté mardi dans une déclaration commune leur soutien au Danemark face aux revendications de Donald Trump concernant le Groenland.

« Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland », ont déclaré les dirigeants européens, soulignant que le Royaume fait « partie » de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés à Copenhague par un accord de défense.

« Le Royaume du Danemark – y compris le Groenland – fait partie de l’OTAN. La sécurité dans l’Arctique doit donc être assurée collectivement, en coopération avec les alliés de l’OTAN, y compris les États-Unis », affirment-ils dans une déclaration publiée notamment par la chancellerie allemande.

Selon Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Giorgia Meloni, Donald Tusk, Pedro Sanchez, Keir Starmer et Mette Frederiksen, cette coopération doit respecter « les principes de la Charte des Nations unies, notamment la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’inviolabilité des frontières ».

« Ce sont des principes universels, et nous ne cesserons pas de les défendre », ajoutent les dirigeants des principaux pays européens.

Interrogé par le magazine américain The Atlantic sur les implications pour le Groenland de l’opération militaire menée par les forces spéciales américaines au Venezuela, Donald Trump a déclaré que c’était à ses partenaires de les évaluer : « Ils vont devoir se faire leur propre opinion. »

Le président américain répète avoir « besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale ». « Le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper », a-t-il affirmé devant des journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir, assurant qu’il allait s’occuper « du Groenland dans environ deux mois », voire « dans vingt jours ».

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