Laits infantiles: la France va imposer un seuil limite plus strict pour la toxine responsable de rappels de boîtes dans plus de 60 pays

« La France a choisi d’anticiper de nouvelles recommandations scientifiques », annonce le ministère de l’Agriculture qui met en avant la « protection de la santé des nourrissons ».

Le ministère de l’Agriculture va imposer à l’ensemble des fabricants français de laits infantiles un seuil limite plus strict pour la toxine céréulide responsable de rappels de boîtes dans plus de 60 pays, a-t-on appris vendredi 30 janvier dans un communiqué.

« La France a choisi d’anticiper de nouvelles recommandations scientifiques en retenant, dès à présent, un seuil de 0,014g de céréulide par kilogramme de masse corporelle, soit un niveau de sécurité renforcé par rapport au seuil jusqu’ici appliqué (0,03g par kilogramme de masse corporelle) », a annoncé le ministère.

« La protection de la santé des nourrissons constitue la priorité absolue des autorités sanitaires », a fait valoir le ministère.

Un fournisseur d’ingrédient chinois mis en cause par plusieurs industriels

Plusieurs industriels mettent en cause un fournisseur d’ingrédient chinois, Cabio Biotech, qui produit une huile riche en oméga-6. Cette huile aurait été contaminée par des bactéries Bacillus cereus, susceptibles de produire une toxine, la céréulide, qui peut provoquer vomissements et diarrhées.

La Commission européenne a missionné cette semaine son agence sanitaire (Efsa) pour rendre un avis, le 2 février, sur cette toxine et les seuils à imposer.

« L’Efsa (…) s’est d’ores et déjà prononcée en faveur de la prise en compte de ce seuil plus bas, fondé sur les normes méthodologiques les plus récentes et intégrant un facteur de sécurité supplémentaire pour les nourrissons », a précisé vendredi soir le ministère de l’Agriculture.

Outre Nestlé, plusieurs industriels, dont les géants Danone (Blédilait, Gallia) et Lactalis (Picot), mais aussi de plus petits acteurs comme Vitagermine (Babybio Optima), ont procédé depuis décembre à des rappels de laits infantiles dans plus d’une soixantaine de pays au total, dont la France, en raison de ce risque de contamination à la céréulide.

Deux enquêtes pénales ouvertes en France

Nestlé a fait valoir qu’en l’absence de « réglementation européenne sur la présence de céréulide dans les aliments », il avait respecté les procédures habituelles.

« La recherche des bactéries de la famille des Bacillus cereus, est systématiquement proposée mais la céréulide (…) ne faisait pas partie des contrôles classiques », avait affirmé la semaine dernière François Vigneau, le directeur industriel des tests alimentaires Europe du géant mondial des laboratoires d’analyses, le Français Eurofins.

Pourquoi Lactalis rappelle-t-il des milliers de boîtes de lait infantile?

« Dans le contexte actuel des rappels de lait, ce test est en ce moment demandé car l’ensemble des acteurs des produits laitiers en général et des poudres infantiles en particulier se préoccupent de la situation », avait-il ajouté.

À ce stade, deux enquêtes pénales ouvertes en France après la mort de nourrissons ayant consommé des laits Nestlé rappelés, n’ont pas établi de lien direct entre les symptômes et les laits consommés.

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Après Bétharram, l’épineuse montée en puissance des contrôles des établissements privés sous contrat

Guillaume Prévost, secrétaire général de l’enseignement catholique, auditionné par les membres de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale à Paris, le 2 décembre 2025. AMAURY CORNU

C’est l’une des conséquences de la déflagration provoquée par l’affaire de Bétharram, cet établissement béarnais où des élèves ont subi pendant des décennies des violences physiques et sexuelles. Le ministère de l’éducation nationale a indéniablement passé la vitesse supérieure en matière de contrôle de l’enseignement privé sous contrat. Tandis que seulement 12 établissements (sur 7 500) avaient été audités entre 2017 et 2023, près de 1 000 contrôles ont été effectués en 2025 et 1 300 inspections sont prévues en 2026.

« L’objectif de 40 % d’établissements contrôlés d’ici 2027 sera tenu », assure le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray. Les députés Paul Vannier (La France insoumise, Val-d’Oise) et Violette Spillebout (Renaissance, Nord) veulent aller plus loin, avec une proposition de loi qu’ils ont déposée mercredi 28 janvier, et rendre obligatoires ces inspections tous les cinq ans.

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Collision de trains en Espagne: le bilan s’alourdit à 46 morts, près de deux semaines après l’accident

« Une des victimes hospitalisées est décédée » à l’hôpital Reina Sofia de Cordoue, a annoncé une porte-parole du gouvernement régional andalou près de deux semaines après la collision.

Un passager blessé dans la catastrophe ferroviaire du 18 janvier dans le sud de l’Espagne est décédé vendredi 30 janvier, portant le bilan à 46 morts, ont annoncé les autorités sanitaires régionales.

« Une des victimes hospitalisées est décédée » à l’hôpital Reina Sofia de Cordoue, a annoncé une porte-parole du gouvernement régional andalou à l’AFP.

L’accident du 18 janvier en Andalousie avait jeté le doute sur la sécurité des transports ferroviaires en Espagne, deuxième plus grand réseau de trains à grande vitesse au monde après la Chine.

Près de 500 passagers à bord des trains

Le soir du drame, des voitures d’un train de la compagnie privée Iryo – filiale des Ferrovie dello Stato Italiane (Trenitalia) – avaient déraillé au niveau de la petite ville d’Adamuz, sur l’axe Madrid-Séville, se déportant sur l’autre voie quelques secondes avant l’arrivée en sens inverse d’un train de la compagnie publique espagnole Renfe, provoquant un choc à plus de 200 km/h avec 480 voyageurs à bord des deux rames.

Depuis, les enquêteurs s’affairaient sur les lieux de la tragédie pour en comprendre ses causes exactes, s’orientant pour le moment vers la piste d’une « rupture » d’un rail au niveau d’une soudure qui se serait produite juste avant la catastrophe.

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Normale-Sup lance un laboratoire pour penser la révolution de l’intelligence artificielle

La façade de l’Ecole normale supérieure, à Paris, le 26 mai 2024. JULIEN DE ROSA/AFP

Entre ces murs hérités de la Révolution française, deux siècles ont passé et une autre révolution est en cours : celle de l’intelligence artificielle (IA), qui a investi le dernier-né des laboratoires de recherche de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, à Paris, inauguré le 28 janvier. Pas moins de 70 enseignants-chercheurs de toutes les disciplines vont y fédérer leurs travaux, des sciences mathématiques jusqu’à la linguistique.

Le laboratoire « Normalesup.ai » chapeautera l’ensemble des recherches dans le domaine, qui seront aussi enseignées aux étudiants, promues dans des chaires en collaboration avec des entreprises ou encore incubées dans des startups de la deeptech.

L’ambition est tout autant technologique que politique, selon Anne Bouverot, présidente du conseil d’administration de l’ENS-PSL. « La question de la souveraineté des données doit être posée en Europe, et pas uniquement dans des laboratoires privés américains et chinois, expose celle qui copréside aussi le conseil de l’intelligence artificielle et du numérique. Nous avons plus que jamais besoin de lieux pour penser ces enjeux et la structure transdisciplinaire de l’école est idéale pour cela. »

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« Les liquidités pourraient être épuisées dès juillet »: le chef de l’ONU alerte sur l' »effondrement financier imminent » de l’organisation

Dans une lettre adressée aux pays membres de l’ONU, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, met notamment en cause les « décisions » de pays « de ne pas honorer des contributions obligatoires ».

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a tiré ce vendredi 30 janvier la sonnette d’alarme, avertissant les États membres d’un « effondrement financier imminent » de l’organisation si certains rechignent toujours à payer.

L’institution a « déjà surmonté » des périodes délicates sur le plan financier « mais la situation actuelle est radicalement différente », estime Antonio Guterres dans une lettre aux pays membres consultée par l’AFP.

En cause, les « décisions » de pays qu’il ne cite pas « de ne pas honorer des contributions obligatoires finançant une part significative du budget ordinaire approuvé ».

Environ 1,6 milliard de dollars de cotisations impayées

Hostiles au multilatéralisme défendu par les Nations unies, les États-Unis, notamment, ont ces derniers mois refusé d’honorer ou retardé certains paiements obligatoires et réduit leurs financements à certaines agences onusiennes.

Début janvier, Donald Trump a ordonné le retrait du pays de 66 organisations internationales « qui ne servent plus les intérêts américains », parmi lesquelles 31 liées à l’ONU.

Le président américain a par ailleurs lancé un « Conseil de paix », destiné au départ à la mise en oeuvre de son plan pour Gaza mais qui vise en réalité, selon ses détracteurs, à devenir une organisation rivale de l’ONU.

Groenland, Conseil de la Paix, demain l’Iran : comment répondre à Trump ?

Bien que plus de 150 États membres (sur 193) aient versé leur dû, les Nations unies ont terminé l’année 2025 avec 1,6 milliard de dollars de cotisations impayées, soit plus du double de 2024.

Et l’institution est confrontée à un « problème connexe » affectant plus encore sa trésorerie: elle doit rembourser aux États membres les dépenses non engagées, a expliqué lors d’un point presse Farhan Haq, l’un des porte-parole du chef de l’organisation.

« Nous sommes pris dans un cycle kafkaïen: on attend de nous que nous rendions de l’argent qui n’existe pas », déplore Antonio Guterres dans sa lettre.

Un budget en baisse de 7% par rapport à 2025

Ces trous obligent régulièrement l’organisation à geler des embauches, retarder des paiements ou couper dans ses missions. Pour le chef de l’ONU, ce n’est plus suffisant.

Il craint de ne pas pouvoir « exécuter intégralement le budget-programme 2026 approuvé en décembre ». « Pire encore, (…) les liquidités du budget ordinaire pourraient être épuisées dès le mois de juillet », évalue-t-il.

Antonio Guterres, dont le mandat arrive à échéance à la fin de l’année, appelle en conséquence les États membres à « honorer pleinement et dans les délais leurs obligations de paiement » ou à « revoir en profondeur (les) règles financières » de l’organisation.

Avec 3,4 milliards de dollars, le budget 2026 est en baisse de 7% par rapport à l’exercice précédent. Les États membres ont également validé la suppression d’environ 2.400 postes, scellant l’un des arbitrages budgétaires les plus serrés de ces dernières années.

Sur le papier, les États-Unis sont le plus gros contributeur de l’ONU, à hauteur de 22% pour la période 2025-2027, selon un mode de calcul basé sur la capacité de paiement de chaque État membre, déterminé par son revenu national. La Chine est désormais deuxième, aux alentours de 20%.

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L’écrivain Boualem Sansal élu à l’Académie française au premier tour

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, à Strasbourg, le 26 janvier 2026. ROMÉO BOETZLÉ/AFP

Le suspense était limité, le plébiscite n’en demeure pas moins spectaculaire : par 25 des 26 votants (un Immortel a voté blanc), Boualem Sansal a été élu, au premier tour, à l’Académie française, jeudi 29 janvier. L’écrivain franco-algérien, âgé de 81 ans, postulait au fauteuil numéro 3, vacant depuis la mort de l’avocat Jean-Denis Bredin, le 1er septembre 2021. Au Monde, il confie sa « sidération » devant ce vote qui lui donne l’impression d’« entrer dans l’histoire de la France ».

Cette élection survient moins de trois mois après que Boualem Sansal, qui avait été arrêté le 16 novembre 2024 à Alger et condamné à cinq ans de prison, notamment pour « atteinte à l’unité nationale », en raison de propos sur les frontières entre l’Algérie et le Maroc, a été gracié par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, sur intercession de l’Allemagne. Avant cette détention, l’auteur de Vivre (Gallimard, 2024) dit qu’il n’aurait jamais « osé » s’attaquer à « l’Everest » que lui semblait être l’Académie française. L’institution du Quai de Conti, cependant, lui avait déjà attribué deux importants prix littéraires : en 2013, celui de la francophonie, et en 2015, le Grand Prix du roman pour 2084 (Gallimard) – récompense partagée avec Les Prépondérants d’Hédi Kaddour (Gallimard itou).

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La justice espagnole confirme l’expulsion de leur couvent de nonnes excommuniées après s’être rapprochées d’une secte

Des soeurs clarisses, installées dans le couvent de Santa Clara de Belorado, avaient annoncé en 2024 leur rupture avec l’Église après une querelle doctrinale sur fond de bras de fer immobilier.

La justice espagnole a rejeté l’appel d’un groupe de religieuses espagnoles excommuniées par le Vatican après s’être rapprochées d’une secte qui s’opposaient à leur expulsion de leur couvent, a annoncé vendredi 30 janvier l’archevêché de Burgos.

Des soeurs clarisses, installées dans le couvent de Santa Clara de Belorado, un village de 1.800 âmes situé à 50 kilomètres de Burgos (nord), avaient annoncé le 13 mai 2024 leur rupture avec l’Église après une querelle doctrinale sur fond de bras de fer immobilier.

Après une tentative d’intermédiation, elles avaient été excommuniées quelques semaines plus tard. L’archevêque de Burgos leur avait alors demandé de quitter leur couvent, affirmant qu’elles n’avaient plus le droit d’y rester – ce que ces dernières contestaient.

Neuf religieuses concernées

Le tribunal de la ville voisine de Briviesca a donné raison à l’archevêque en août 2025, exigeant que les neuf religieuses encore présentes dans ce couvent du 15e siècle « évacuent » le bâtiment et le « remettent à disposition » de l’Église.

Le tribunal avait noté que l’Église avait fourni « un certificat » de propriété valide du couvent, contrairement aux religieuses.

L’archevêché de Burgos a écrit dans un communiqué jeudi avoir reçu le jugement rendu en appel, qui a donné tort aux religieuses.

Les soeurs doivent être « expulsées »

Les biens en cause sont une « entité juridique soumise au droit canon », tandis que « les biens du couvent sont la propriété de l’entité juridique et non des religieuses qui l’habitent », précise le communiqué, citant la décision.

Le tribunal a jugé que la décision des religieuses de quitter l’Église catholique « dépassait clairement ses compétences ».

Ayant établi l’absence de droit de propriété des défenderesses sur le couvent de Santa Clara de Belorado, elles doivent être expulsées », souligne le communiqué.

Les religieuses parlent d’une « persécution »

Dans un « manifeste » de 70 pages, ces soeurs clarisses avaient expliqué en 2024 leur rupture avec l’Église par une supposée « persécution » de leur hiérarchie, qui a fait échouer selon elles un projet d’acquisition par leur communauté d’un autre couvent, situé au Pays basque espagnol.

Elles avaient également mis en exergue un prétendu « chaos doctrinal » du Vatican, qu’elles accusaient de « double langage » et de « contradictions » et annoncé se placer désormais sous l’autorité d’un prêtre excommunié, Pablo de Rojas Sánchez-Franco.

Ce religieux, fondateur de la « Pieuse union de Saint-Paul apôtre », se revendique du « sédévacantisme », un courant considérant l’ensemble des papes ayant succédé à Pie XII (1939-1958) comme des hérétiques. Il a été exclu de l’Eglise catholique en 2019 par l’archevêque de Burgos.

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Chandeleur: quelle est la meilleure pâte à tartiner pour allier plaisir et santé?

Ce lundi, c’est la Chandeleur. L’occasion de faire des crêpes, que l’on agrémentera bien sûr de confiture, sucre ou… pâte à tartiner. Bien sûr, il y a le Nutella. Mais la marque est souvent décriée pour sa teneur en huile de palme notamment. Quelles sont les alternatives à la célèbre pâte à tartiner? RMC Conso vous aide à y voir plus clair.

Avec 67% de parts de marché, 600.000 pots produits par jour en France, Nutella est l’incontestable numéro un des pâtes à tartiner. Mais ce dernier est controversé à cause de sa teneur en huile de palme, que Ferrero refuse de retirer. Cette huile est pourtant réputée mauvaise pour la santé car riche en acides gras saturés, et pour l’environnement, car responsable d’une importante déforestation.

Ce n’est par ailleurs pas le choix le moins onéreux, le Nutella coûtant entre 6 et 10 euros le kilo (en fonction du format: plus le volume est élevé, plus le prix diminue). Niveau composition, on y trouve 13% de noisettes et 56% de sucre. Quant à l’huile de palme, elle est le deuxième ingrédient le plus présent du produit.

Des alternatives moins grasses et moins sucrées

Pourtant, de nombreuses alternatives existent, certaines moins nocives: l’application Yuka, qui répertorie les produits alimentaires, compte plus de 1400 références, tous formats confondus.

Difficile de s’y retrouver donc, parmi cette multitude de choix. Certaines informations présentes sur les étiquettes peuvent toutefois vous aider à y voir plus clair: le prix, bien sûr, mais également les ingrédients et les informations nutritionnelles. En clair, mieux vaut rechercher une teneur en noisettes la plus élevée possible, et une quantité de sucre limitée, sachant que sur la liste des ingrédients, les plus présents dans la recette apparaissent en premier.

La pâte à tartiner reste un produit extrêmement calorique, en moyenne 530 calories pour 100 grammes de produit. Mais quelques exceptions existent et parviennent à diviser par deux la quantité de sucre.

Les marques Funky Veggie et Nutripure remplacent l’huile par de la purée de haricots rouges et ne contiennent qu’environ 25% de sucre et 13% de gras (contre 30% pour le Nutella). Cela a évidemment un prix: 25 euros en moyenne le kilo. Et un goût qui s’éloigne tout de même de la célèbre pâte à tartiner.

Pour un bon compromis, mieux vaut y mettre le prix

Avec un prix quasiment dix fois inférieur, la pâte à tartiner Simpl, marque distributeur à bas prix de Carrefour, est une des moins chères du marché à 3,13 euros le kilo. Mais inutile de chercher bien loin pour comprendre pourquoi: elle ne contient que 2% de noisettes. Et c’est l’une des plus généreuses en sucre avec 66 grammes pour 100 grammes.

Pour trouver un bon compromis, qui limite (un peu) les dégâts pour la santé et pour notre porte-monnaie, mieux vaut se tourner vers des gammes dont le prix avoisine 5 euros le kilo et qui garantissent une teneur en noisettes de minimum 13%. C’est le cas de la marque distributeur de Lidl, qui tire son épingle du jeu selon une enquête du magazine 60 millions de consommateurs. Problème: elle contient tout de même de l’huile de palme.

Autre alternative: la marque distributeur d’Intermarché, qui propose une pâte à tartiner sans huile de palme, avec 13% de noisettes et du cacao Fairtrade (un label éthique) à 4,83€ le kilo. Attention tout de même, avec 52% de sucre elle reste un produit à consommer avec modération.

Pour plus de qualité, il est possible de se tourner vers des gammes qui contiennent plus de 20% de noisettes, mais le prix grimpe autour de 10 euros le kilo. Les noisettes décortiquées sont en effet particulièrement chères, en moyenne 39 euros le kilo.

C’est le cas de la Nocciolata. Avec 18,5% de noisettes, pas d’huile de palme et un label bio, elle propose des ingrédients de meilleure qualité mais reste aussi riche en sucre que ses concurrents (51%). Son prix tourne autour de 13 euros le kilo.

Un coût qui reste quand même loin de celui d’une des pâtes à tartiner les plus onéreuses de France: celle commercialisée par le palace le Lutetia, à 120 euros le kilo.

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Polynésie française : l’Assemblée adopte une proposition de loi pour faciliter l’indemnisation des victimes d’essais nucléaires

Le monument dédié aux victimes des essais nucléaires français dans l’océan Pacifique, à Papeete (Polynésie française), le 29 juin 2014. GREGORY BOISSY/AFP

Les députés ont adopté, jeudi 29 janvier, à l’unanimité, une proposition de loi visant à améliorer l’indemnisation des victimes des essais nucléaires en Polynésie française − dont le dernier a été mené en 1996 − en clarifiant les critères pour y accéder.

« L’Assemblée nationale vient de dire, on ne vous oublie pas », a salué après le vote, très émue, l’élue de Polynésie française Mereana Reid Arbelot (groupe communiste), corapporteuse du texte.

Actuellement, les victimes doivent fournir la preuve que leur maladie provient bien d’une exposition aux radiations nucléaires lors de ces essais, en prouvant un lien individuel de causalité. Une procédure d’indemnisation « complexe, voire décourageante », a souligné le corapporteur Didier Le Gac (Ensemble pour la République, EPR). Désormais, « il ne s’agira plus de demander à la science de démontrer l’impossible au cas par cas », mais de reconnaître une « présomption d’exposition », a-t-il expliqué.

Concrètement, toute personne présentant une pathologie radio-induite et présente dans des zones et des périodes déterminées pourra bénéficier de l’indemnisation, ainsi que ses ayants droit. Ces dispositions seront rendues rétroactives pour s’appliquer également aux demandes d’indemnisation déposées avant la promulgation du texte.

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Interrogations

« Près de 15 000 personnes ayant résidé en Polynésie entre 1966 et 1975 seraient atteintes d’une maladie reconnue comme radio-induite. Près de la moitié sont déjà décédées », a déclaré le député de Polynésie française Moerani Frébault (groupe EPR). « Comment accepter que 280 000 Polynésiens supportent seuls le coût sanitaire d’une décision prise au nom de la nation ? », alors que « près d’un milliard d’euros de soins » a déjà été pris en charge par leurs « seules cotisations », a-t-il ajouté.

Michèle Larmier, veuve du commandant Claude Larmier, officier de marine ayant servi durant les essais nucléaires français en Polynésie, devant une photo de son défunt mari, décédé des suites d’un cancer du colon, à Vincelles (Yonne), le 30 novembre 2023. ARNAUD FINISTRE/AFP

Le texte prévoit ainsi que l’Etat rembourse les dépenses de santé engagées par les organismes d’assurance-maladie concernés.

Malgré le vote unanime, le coût de cette proposition de loi a suscité des interrogations chez certains députés. « Le budget de l’armée ne saurait supporter seul une indemnisation qui risque d’atteindre des milliards [d’euros] », a alerté le député (Les Républicains) Lionel Duparay. De son côté, l’élue (Les Ecologistes) Dominique Voynet a regretté que le texte « traite les corps, mais pas les lieux », alors que « les essais ont laissé derrière eux des sites durablement contaminés ».

Un amendement du député (La France insoumise) Maxime Laisney a, par ailleurs, été adopté pour demander au gouvernement un rapport sur la politique d’essais nucléaires français en Algérie. Le texte prévoit que les victimes d’essais présents dans des centres militaires au Sahara ou « dans les zones périphériques » soient indemnisées dans les mêmes conditions. M. Laisney a critiqué le flou du périmètre retenu, trop restreint à ses yeux.

Le Monde avec AFP

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Pluie-inondation: deux départements placés en vigilance orange ce samedi

Les Landes et les Pyrénées-Atlantiques sont placées en vigilance orange ce samedi 31 janvier en raison d’un risque de pluie-inondation. Météo France prévoit des cumuls de précipitations « atteignant généralement 40 à 60 mm ».

Les départements des Landes et des Pyrénées-Atlantiques sont placés ce samedi 31 janvier en vigilance orange pluie-inondation à partir de 10 heures. L’institut météorologique s’attend à « un épisode de fortes pluies se produisant sur des sols saturés » dans la journée. Cette vigilance orange est censée rester en vigueur jusqu’à minuit dans la nuit de ce samedi à dimanche.

« Les précipitations ayant abordé le sud de la côte aquitaine en journée de vendredi se renforcent et prennent un caractère d’averses localement orageuses en matinée de samedi », anticipe Météo France.

Jusqu’à 70 mm de précipitations sur la montagne basque

Météo-France s’attend à « des intensités pluvieuses parfois soutenues, donnant fréquemment des cumuls horaires de 5 à 10 mm, voire localement davantage sous les plus fortes averses » et à des « cumuls de précipitations atteignant généralement « 40 à 60 mm sur les Pyrénées-Atlantiques et la moitié sud des Landes, et localement jusqu’à 70 mm sur la montagne basque ».

Ces chiffres doivent inviter à la prudence puisque cet épisode pluvieux se produira sur des « sols déjà saturés » et « en complément d’une vigilance vague-submersion de niveau jaune qui peut contrarier l’écoulement des cours d’eau », souligne Météo-France.

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