Dissuasion nucléaire: vers un accord historique entre la France et le Royaume-Uni?


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Aux Etats-Unis, l’université Columbia victime d’un piratage très politique

Le campus de l’université Columbia, à New York, en 2024. SETH WENIG / AP

Quelque 2,5 millions de formulaires de candidature, sur une période de plusieurs dizaines d’années, ainsi qu’une très grande quantité de données financières, ont été dérobés à l’université Columbia, à New York, lors d’un piratage informatique. Ce dernier a été découvert le 26 juin, lorsqu’une photographie de Donald Trump s’est affichée sur de très nombreux ordinateurs du campus. L’enquête interne est parvenue à la conclusion que l’opération était « hautement sophistiquée et ciblée » et visait explicitement à dérober les données personnelles d’étudiants dans « un but politique ».

Ce dernier point ne fait guère de doute : le pirate a affirmé à l’agence Bloomberg avoir spécifiquement cherché des preuves que Columbia continuait à appliquer des critères de discrimination positive dans ses recrutements – la pratique, très critiquée par les républicains américains, a été rendue techniquement illégale par la Cour suprême en 2023. L’université Columbia est une cible récurrente de l’administration Trump, qui a suspendu 400 millions de dollars de fonds fédéraux qui lui étaient précédemment alloués, affirmant qu’elle n’avait pas assez agi pour protéger ses étudiants juifs lors des importantes mobilisations de soutien à Gaza qui ont eu lieu sur le campus.

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Polémique politique à New York

Le ou les auteurs du vol de données n’ont, semble-t-il, trouvé aucune preuve de pratiques de recrutement illégales par l’université. Mais, au début du mois de juillet, plusieurs médias ont reçu des documents issus du piratage, et notamment le dossier rempli en 2009 par Zohran Mamdani, candidat investi cet été par le Parti démocrate pour l’élection municipale de novembre prochain, à New York.

Révélé initialement par le New York Times, le document montre que M. Mamdani, né en Ouganda de parents originaire d’Inde, s’était décrit à la fois comme « asiatique » et « afro-américain », alors qu’il n’est pas noir. A l’époque de sa candidature, les dossiers d’étudiants afro-américains pouvaient bénéficier des politiques de discrimination positive en place. Auprès du New York Times, M. Mamdani a nié avoir cherché à bénéficier d’un avantage particulier, mais a affirmé avoir cherché à refléter la complexité de ses origines dans un système basique de cases à cocher. Il n’a pas été pris à Columbia.

Une partie de la gauche et de la presse américaines a vivement critiqué l’article du New York Times, estimant que le quotidien de référence accordait trop d’importance à ce dossier, et surtout en notant que la source des documents aurait dû conduire le journal à davantage de prudence. Le dossier d’admission de M. Mamdani a en effet été fourni au quotidien par un activiste d’extrême droite défendant des positions ultranatalistes et la théorie discréditée d’un lien entre l’intelligence et l’origine ethnique. Identifié par le Guardian comme étant Jordan Lesker, il est plus connu en ligne sous le pseudonyme de « Crémieux », avec lequel il a interagi à plusieurs reprises avec Elon Musk.

« Crémieux » n’a pas détaillé comment il avait acquis les documents transmis au New York Times. Sans invalider la piste d’un piratage mené par un hacker américain, on peut noter que des pirates étatiques ont tenté, par le passé, de « blanchir » des documents dérobés par des services de renseignement en les transmettant à un intermédiaire. En 2016, par exemple, les e-mails volés par les services russes au Comité national démocrate (DNC) avaient été remis à Wikileaks. L’entreprise de cybersécurité CrowdStrike, qui avait mené les investigations sur le piratage du DNC, participe à l’enquête en cours sur le piratage de Columbia.

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Le Monde

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200 séismes enregistrés: le Guatemala touché par de violents tremblements de terre


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Canicule: 8 départements placés en vigilance orange ce samedi

En ce début de week-end, samedi 5 juillet, 8 départements sont toujours placés en vigilance orange canicule.

La canicule recule. Sur les 14 départements placés en vigilance orange ce vendredi, 8 sont encore concernés par la vigilance canicule de Météo France, ce samedi 5 juillet au soir.

Les départements concernés sont: l’Aude,les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Vaucluse, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud. Dans la journée, dix départements étaient concernés par la vigilance.

« Seules les régions du pourtour méditerranéen conservent de très fortes chaleurs », indique Météo France.

Pour les autres départements concernés, il faudra attendre dimanche à 6 heures pour que la vigilance soit levée, excepté la Corse où la vigilance est maintenue jusqu’à lundi 6 heures.

Entre 36°C et 38°C

Ce samedi, dans les départements placés en vigilance orange, les maximales entre 36°C et 38°C étaient attendues soit des températures plus élevées qu’hier qui oscillaient entre 32 et 37°C.

Cette nuit, il fera encore très chaude, « avant une baisse significative des températures dimanche après-midi, gagnant la Corse lundi », prévient Météo France.

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A Gaza, un groupe armé palestinien opposé au Hamas reconnaît coopérer avec l’armée israélienne

Un tank de l’armée israélienne, dans la bande de Gaza, le 3 juillet 2025. LEO CORREA/AP

Le chef d’un groupe armé palestinien opposé au Hamas a reconnu, dimanche 6 juillet, dans un entretien diffusé par une radio israélienne, qu’il coopère avec l’armée israélienne pour mener des actions dans le sud de la bande de Gaza.

Yasser Abou Shebab affirme pouvoir se déplacer « librement » dans les zones sous contrôle de l’armée israélienne, avec laquelle il dit communiquer avant les opérations de son groupe armé. « Nous les tenons juste informés, mais nous menons seuls les actions militaires », a-t-il déclaré dans un entretien à Makan, la radio publique israélienne en langue arabe.

Le chef du groupe armé évoque « un soutien logistique et financier venant de plusieurs parties », sans citer directement Israël. « Il y a des choses dont nous ne pouvons pas parler publiquement. »

Lire le reportage | Article réservé à nos abonnés A Gaza, Israël promeut des milices anti-Hamas liées à des réseaux criminels

Les autorités israéliennes avaient reconnu en juin soutenir et armer un clan palestinien opposé au Hamas, sans nommer directement celui dirigé par Yasser Abou Shebab. « Nous agissons de diverses manières contre le gouvernement du Hamas », avait déclaré le porte-parole de l’armée israélienne, Effie Defrin.

Le Conseil européen pour les relations internationales (ECFR) décrit M. Abou Shebab comme le chef d’un « gang criminel » opérant dans la région de Rafah – une ville à cheval entre la bande de Gaza et l’Egypte – et accusé de piller des camions d’aide humanitaire à Gaza.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Un gang de pillards au service d’Israël dans Gaza

« Traîtres »

« Nous n’appartenons à aucune idéologie ou organisation politique », soutient Yasser Abou Shebab dans son entretien avec Makan, disant lutter contre « l’injustice » et la « corruption » du Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007. « Nous continuerons à nous battre, peu importe le sang versé », ajoute-t-il. « En ce moment, le Hamas est en train d’agoniser. Ils savent que leur fin est proche. »

Une cour militaire dépendant du Hamas a donné mercredi dix jours à M. Abou Shebab pour se rendre afin d’être jugé. Un groupe de plusieurs mouvements palestiniens a accusé dimanche sa milice, nommée les « Forces populaires », de « collaborer sans honte avec l’ennemi ».

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« Ils sont rejetés par l’ensemble de notre peuple », a affirmé ce groupe dans un communiqué. « Nous ne leur accorderons aucune clémence, ni à quiconque suit leurs traces en aidant l’occupation [israélienne]. Ils seront traités comme il se doit, en traîtres et collaborateurs. »

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Guerre à Gaza : le Hamas, affaibli mais pas éradiqué, cherche un horizon politique

Le Monde avec AFP

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Incendies: deux gros feux en cours dans le sud de la France, des centaines d’hectares parcourus par les flammes

Plusieurs incendies très importants se sont déclarés dans des départements du sud de la France, ce samedi. Celui des Bouches-du-Rhône est actuellement fixé, mais un autre dans l’Aude et un dans l’Hérault sont toujours en phase d’attaque.

Après la canicule, les incendies. Trois feux très importants sont en cours dans plusieurs départements du sud de la France, ce samedi 5 juillet.

Celui qui s’est déclaré dans les Bouches-du-Rhône ce matin est fixé, mais il a parcouru plus de 100 hectares. Deux autres sont toujours en phase d’attaque, l’un dans l’Aude, au niveau de Moux (après s’être déclaré à Douzens) et l’autre dans l’Hérault, à proximité de Fabrègues.

Dans l’Hérault, 400 pompiers avec 60 véhicules sont mobilisés, épaulés par 2 Canadair 4 Dash mais aussi un hélicoptère et un morane. À 22 heures, 400 hectares avaient été brûlés, indique la préfecture dans un communiqué. L’incendie « est attisé par un vent orienté vers la mer », est-il précisé.  » À cette heure le feu n’est pas fixé ».

« C’est un feu assez compliqué car on a des vents tourbillonnants qui nous obligent à revoir systématiquement le dispositif et à re-déployer les moyens », a indiqué le colonel Jérôme Bonnafoux, chef d’état-major des pompiers de l’Hérault, sur BFMTV.

La préfecture indique qu’entre 200 et 300 personnes ont été coupées d’électricité et fait état de « quelques évacuations préventives décidées par les maires ».

200 pompiers mobilisés pour la nuit dans l’Aude

Dans l’Aude, « 7 canadairs et 1 dash » ont été également mobilisés, a indiqué le préfet, Christian Pouget, sur BFMTV. L’incendie qui s’est déclaré autour de Douzens « est parti d’une voiture qui a pris feu sur le bas-côté de l’autoroute A61 », a précisé le préfet. La propagation rapide est « due aux rafales de vent que nous connaissons, à plus de 110 km/h ». Le feu a parcouru, en fin de journée, 400 hectares de végétation.

À la tombée de la nuit, la préfecture indiquait « une situation favorable ». Le feu est « stabilisé » mais pas encore maîtrisé. 200 pompiers restent mobilisés pour la nuit. Le préfet de l’Aude appelle « à la plus grande vigilance et à ne pas gêner les opérations de secours » dans cette zone constituée de garrigue et de pinède.

Ce sinistre intervient après un précédent incendie d’ampleur dans le secteur de Bizanet déclenché il y a une semaine sur la même autoroute A61 par un commerçant ambulant et traiteur qui transportait un barbecue mal éteint sur sa remorque. Le feu a également brûlé 400 hectares.

Des portions d’autoroute fermées

Afin de garantir la sécurité des usagers et pour faciliter le travail des secours, plusieurs portions d’autoroutes ont été fermées avant d’être rétablies en fin d’après midi ou dbut de soirée.

L’autoroute A9 a été coupée dans les deux sens entre Orange et Narbonne avant que la circulation soit rétablie vers 20h45, rapporte le gestionnaire sur X. Sur l’A61, le trafic a été extrêmement perturbé, notamment en direction de Narbonne après l’entrée Carcassonne-Est. Les perturbations ont pris fin peu avant 19 heures.

Au total, « plus de 14 avions et hélicoptères » étaient « mobilisés sur les deux chantiers, celui de l’A9 et celui de l’A61 », a précisé Paul Laurain, conseiller technique feux de forêts à la Fédération nationale des sapeurs-pompiers.

Par ailleurs, un autre incendie s’est déclaré vers 12h à Ennordres, dans le Cher et a parcouru plus de 110 hectares. Le feu a été fixé vers 19h40 indique la préfecture sur X.

Juliette Desmonceaux et Astrid Bergere

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Maroc : la métamorphose accélérée de Casablanca qui se rêve en « smart city » d’Afrique

Casablanca Finance City, centre financier abritant plus de 200 entreprises internationales, en novembre 2019. YOUSSEF BOUDLAL/REUTERS

Les charrettes tirées par des ânes ou des chevaux ne circulent plus à Casablanca. Elles ont été interdites, jugées incompatibles avec l’image de « smart city » que la métropolemarocaine veut donner. Disparus également les marchands ambulants ou les ferracha avec leurs étalages de marchandises sur les trottoirs. Ainsi que les chiffonniers qui, leur carriole chargée de matériaux recyclables, côtoyaient sur la chaussée de rutilantes berlines, image atypique d’une ville aux contrastes saisissants. Ils rejoignent la liste de ces métiers qui disparaissent de jour en jour du centre de la capitale économique du royaume.

Engagée dans une course effrénée à la « modernité » à l’approche d’évènements sportifs internationaux – la Coupe d’Afrique des nations de football 2025 et la Coupe du monde 2030, Casablanca fait peau neuve. La métropole compte parmi les six villes marocaines désignées hôtes du Mondial coorganisé par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. A une trentaine de kilomètres du centre-ville, le stade Hassan II, le plus granddu monde avec 115 000 places, est en construction. Le Maroc rêve d’y accueillir la finale de la compétition.

Chantier à ciel ouvert

Dopé par l’échéance, le pays investit à tout va pour développer ses transports : autoroutes, train à grande vitesse, réseau express régional, tramways, nouveau terminal d’aéroport, réaménagement des voies de circulation pour désengorger les axes saturés de la ville la plus peuplée du Maroc – 3,2 millions d’habitants, auxquels s’ajoutent les 6 millions de travailleurs venus des communes environnantes qui y affluent chaque jour.

Dans chaque quartier, le paysage urbain change à vitesse accélérée. Partout, on construit des hôtels, des parkings souterrains sur des chantiers où les ouvriers travaillent jour et nuit. On aménage des jardins publics, on restaure les souks. Palissades, lignes jaunes, routes excavées, gravats, poussière, vacarme incessant des grues et des pelleteuses donnent à la ville l’apparence d’un immense chantier à ciel ouvert.

Comme si ces rendez-vous footballistiques avaient enclenché un compte à rebours pour préparer la ville à accueillir le monde, pour la faire passer du statut de métropole désordonnée, bouillonnante, tentaculaire, à celui de hub économique du continent aux standards internationaux.

Sentir la peinture

En parallèle, une traque sans merci est menée aux charrettes à traction animale, aux marchands ambulants et à toute construction anarchique dans le cadre d’une vaste campagne de lutte contre « l’exploitation illégale du domaine public ». Sur le front de mer, le bidonville au pied du phare d’El Hank a été rasé au cours de l’hiver pour étendre la corniche, ses habitants recasés dans l’une de ces cités-dortoirs qui s’étendent en périphérie de la ville.

A l’autre extrémité de la plage, l’îlot de Sidi Abderrahmanea été réhabilité en site touristique. L’endroit était il y a peu un lieu mystérieux et pittoresque, où l’on venait s’attirer la chance. Les baraques délabrées de ses chouafas (« voyantes ») et guérisseuses ont disparu. Ne reste que le mausolée blanc du saint patron de la ville qui sent encore la peinture fraîche.

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Aux abords de l’ancienne médina, le quartier populaire de Derb Soufi a été démoli pour faire place à une future avenue royale bordée d’immeubles haut de gamme, qui reliera la grande mosquée Hassan II au centre-ville. Le vieux souk de Bab Marrakech, dans la médina, vit ses derniers jours. Tout comme celui, mythique, de Derb Ghallef, dans l’arrondissement du Maârif, dédale de 4 000 échoppes poussiéreuses dédiées à l’électronique, où d’habiles techniciens sont capables de réparer, programmer, vendre les pièces introuvables ou récupérer des données présumées à jamais perdues.

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« Même les grandes surfaces viennent ici pour s’équiper ! », rapporte, amusé, l’un de ses 20 000 commerçants. Du projet de réhabilitation en cours d’étude, il en sait peu de choses : « Il est question de construire une galerie commerçante à deux étages avec parking, espace vert, restaurants… On espère garder notre place, les autorités nous l’ont garanti à plusieurs reprises. »

« Comme un décor »

A moins de quatre kilomètres, une forêt de grues encercle les tours futuristes du Casablanca Finance City, centre financier abritant plus de 200 entreprises internationales, porte-étendard d’une ville qui concentre environ 30 % du PIB national et vitrine d’un Maroc « mondialisé ». Un « petit Dubaï », comme l’appelle Ahmed Afilal, vice-président du conseil communal, qui vend une ville « smart, verte, inclusive ».

Pour beaucoup de Casablancais, cette mue est une fierté. « C’est phénoménal la rapidité à laquelle Casablanca est en train de changer, témoigne Thamud Mellouk, président d’Alouane Bladi, une association qui promeut le street art. Les grands axes se sont fluidifiés, les trottoirs ont été refaits, les transports publics ont désenclavé des quartiers qui n’étaient pas desservis… Je faisais partie des gens qui se plaignaient constamment. Aujourd’hui, on est impressionnés de voir des évolutions qu’on n’espérait plus survenir et même dépasser nos attentes ! » Plus dubitative, une habitante du centre-ville maugrée, sous couvert d’anonymat : « Le quartier a été à l’abandon pendant vingt ans et voilà qu’on nous impose de ravaler nos façades d’immeubles sans attendre parce qu’un hôtel chic ouvre ses portes ! On a un peu l’impression d’être considéré comme un décor… »

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« Toutes ces opérations répondent à une volonté royale de faire avancer plus vite le chantier à Casablanca », souligne un journaliste casablancais qui a souhaité rester anonyme. Fin 2023, le roi Mohammed VI nommait un nouveau wali (« préfet »), Mohamed Mhidia, représentant de son autorité dans la région. « Mohamed Mhidia avait déjà fait ses preuves, à Tanger notamment, poursuit le journaliste. Il est connu pour son côté bulldozer, c’est sa marque de fabrique. Casablanca souffrait d’un cumul d’incompétences, de moyens dilapidés, de connivence entre administration et acteurs économiques… Il a mis un vrai coup de pied dans la fourmilière. »

« En mettre plein les mirettes »

« La ville essaie aujourd’hui de rattraper son retard, parce qu’avec les évènements sportifs à venir, c’est l’image internationale du Maroc qui est en jeu, dit Aadel Essaadani, urbaniste et acteur clé de la scène culturelle casablancaise. Le moteur, ce n’est pas le développement humain, c’est la com. Il s’agit de ne pas être la risée du monde quand les caméras seront braquées sur le pays. »

Une logique de « vitrine » que déplore aussi Abdullah Abaakil, élu communal du Parti socialiste unifié : « On utilise des mots clinquants, on s’active pour lancer des projets grandioses et en mettre plein les mirettes, mais quand on passe son temps à déloger les plus pauvres du centre pour les envoyer loin de leur gagne-pain, sans alternative, on laisse sur le bas-côté toute une partie de la population. »

Population qu’on voudrait cacher mais qui est bien là. Au-delà de la colline d’Anfa et ses villas enfouies sous les bougainvilliers, des triporteurs déglingués continuent de sillonner des ruelles cabossées des faubourgs populaires. Des enfants font la manche aux péages d’autoroute ; des adolescents à la rue errent en claquettes et couverture à l’épaule. Certains trafiquent au pied des immeubles, d’autres passent la journée à vendre une paire de chaussures usées pour 20 dirhams (1,90 euro). Sans parler des vendeurs de vêtements récupérés, des détaillants de cigarettes de contrebande, des cireurs de chaussures, des gardiens de voiture et de ces milliers de travailleurs pauvres dont la survie passe par la débrouille.

Dans un pays où entre 60 % et 80 % de la population active travaille dans le secteur informel et vivote grâce à des petits boulots, où la moitié des urbains de 15 à 24 ans est au chômage, où le salaire minimum ne dépasse pas 250 euros par mois, « le Mondial pourrait être l’occasion de générer des opportunités pour tout le monde, de structurer les marchants ambulants, d’embellir les charrettes… Au lieu de ça, on les chasse », déplore la sociologue Soraya El Kahlaoui. « On peut faire semblant de croire que Casablanca ressemble à n’importe quelle grande ville internationale mais ça ne durera pas, estime pour sa part Aadel Essaadani. On est encore dans une société de castes ; on ne respecte pas ceux qui sont en bas de l’échelle sociale. Les charrettes tirées par des animaux reviendront, parce que rien n’est structurel dans ce qui devrait l’être. »

Aurélie Collas

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« Chaque heure compte »: les recherches se poursuivent au Texas pour retrouver la trentaine d’enfants disparus dans les inondations

Les inondations provoquées par des pluies diluviennes ont fait au moins 32 morts, dont 14 enfants, au Texas, dans le sud des États-Unis. 27 enfants qui participaient à un camp d’été pour filles sont portés disparues.

Une course contre la montre. Les secours s’affairent ce samedi 5 juillet au Texas, aux États-Unis, pour retrouver une trentaine d’enfants portés disparus après les violentes inondations survenues la veille. Ces inondations, qui ont été provoquées par des pluies diluviennes dans le centre de cet état du sud des États-Unis, ont fait au moins 32 morts, dont 14 enfants.

« Il y a 32 personnes décédées, 18 adultes et 14 enfants », a déclaré le shérif du comté de Kerr, Larry Lethia, lors d’une conférence de presse,

Près de trente enfants -27 plus précisément- parmi les quelque 750 qui participaient à un camp d’été chrétien pour filles sur les rives du fleuve Guadalupe, manquent encore à l’appel.

De nombreux parents ont appelé à l’aide en publiant des photos de leurs enfants sur les réseaux sociaux, rapporte CBS News.

« Chaque heure compte »

Sur le terrain, les secours faisaient face samedi matin à des conditions « très difficiles ». « Ils vont se retrouver dans un terrain encombré de débris, avec une configuration très compliquée le long des berges du fleuve », a prévenu Dalton Rice.

« Nous ne nous arrêterons pas tant que tout le monde n’aura pas été retrouvé », a insisté le shérif, affirmant disposer de « tous les moyens nécessaires ».

Environ 500 secouristes et 14 hélicoptères ont été déployés, tandis que la Garde nationale du Texas et les garde-côtes ont envoyé des renforts. Selon notre correspondant sur place, 850 personnes ont été évacuées ce samedi – pendant la nuit au Texas – et plus de la moitié ont été héliportées.

Le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, avait déclaré sur X qu’il était « essentiel de poursuivre les recherches toute au long de la nuit » car « chaque heure compte ».

Ce dernier a annoncé vendredi soir avoir « signé une déclaration de catastrophe pour s’assurer que les responsables locaux aient tous les moyens pour continuer à faire face aux inondations ».

Le président Donald Trump a quant à lui affirmé sur son réseau Truth social que son administration travaillait « avec les autorités locales et étatiques sur le terrain au Texas ».

« Notre secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, sera bientôt sur place (…) Nos courageux secouristes sont sur place et font ce qu’ils savent faire de mieux », a-t-il abondé, disant « prier » avec la première dame Melania « pour toutes les familles touchées par cette horrible tragédie ».

Une nouvelle alerte aux inondations émise

Selon les autorités, le niveau du fleuve Guadalupe est monté d’environ huit mètres en 45 minutes, au cours desquelles il est tombé « près de 300 millimètres/heure » de pluie, soit un tiers des précipitations annuelles moyennes du comté.

« Il est tombé en un jour ce qu’il tombe habituellement en une année », a déclaré Gerardo Martinez, 61 ans, un restaurateur dont l’établissement est situé près d’un point de vue sur le fleuve. « L’eau a atteint le sommet des arbres », a-t-il raconté, évoquant « des voitures et des maisons entières emportées » par les flots.

Et la situation risque de s’empirer. Les services météorologiques ont émis une nouvelle alerte aux inondations jusqu’à 19 heures ce samedi (2 heures du matin, heure de Paris). De nouveaux orages et de nouvelles précipitations sont attendus dans les heures qui viennent.

Mi-juin, 13 personnes avaient péri en raison d’inondations à San Antonio, non loin de la zone touchée vendredi, à la suite de pluies diluviennes.

Les crues soudaines, provoquées par des pluies torrentielles que le sol asséché ne peut pas absorber, ne sont pas rares. Mais selon la communauté scientifique, le changement climatique provoqué par l’activité humaine a rendu plus fréquents et plus intenses les événements météorologiques comme les crues, les sécheresses et les canicules.

Juliette Brossault avec AFP

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La place de la voiture, un sujet qui divise aussi autour des sites naturels

Au pied du phare du cap Fréhel (Côtes-d’Armor), le terrain inégal recouvert d’ajoncs ressemble à une lande inhospitalière ; il ne viendrait à l’esprit de personne d’y mettre les pieds. Pourtant, en 2018 encore, se tenaient à cet endroit 150 places de parking. Les photos aériennes des décennies passées montrent un littoral terreux et râpé, envahi par les cars de tourisme et les voitures qui roulaient en pente douce jusqu’à La Fauconnière, restaurant assis sur une falaise surplombant la Manche. Le bâtiment a été démoli pour laisser place à une terrasse d’observation des oiseaux. De là, on distingue parfaitement, sur les îlots rocheux dominant la mer, guillemots, mouettes, goélands et même deux pingouins. Le cap Fréhel, où la lande était autrefois écrasée par les roues des véhicules, est redevenu un site naturel.

Une prouesse pour une terre qui accueille 800 000 visiteurs par an. En ce lundi ensoleillé de la fin avril, presque un millier de personnes profitent du site. Une affluence dense, mais incomparable avec la foule qui déferle les week-ends prolongés ou lors des vacances d’été. Lors du passage, au large, de la Route du rhum, qui élance tous les quatre ans ses voiliers de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), jusqu’à 30 000 personnes se pressent sur les falaises en un week-end.

Pour accéder au phare, il faut désormais stationner sur un parking et marcher 200 mètres sur un chemin de terre qui serpente entre les ajoncs, borné par deux filins métalliques. L’ancienne route, fermée par une barrière mobile, n’a pas été condamnée. Les visiteurs en fauteuil roulant ou en poussette peuvent l’emprunter. Une petite file d’attente s’est formée au pied de l’horodateur, pour s’acquitter du paiement, 3 euros les trois heures.

Venir autrement qu’en voiture

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Michel Rivoire (Motul Corazón) : Motul Corazón, aider les jeunes en difficulté


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