« Je vis avec ma mère depuis mes 2 ans. Mon père l’a quittée du jour au lendemain, alors, pendant mon enfance, on s’est vu juste un week-end sur deux. Elle était psy à l’hôpital et lui travaillait dans le cinéma. Quand j’ai eu 3 ans, elle m’a emmenée voyager en Inde. On y est allées plusieurs fois pendant quelques mois, pendant les vacances. Et puis, on y a vécu pendant un an et demi, quand j’avais 6-7 ans. On a aussi séjourné en Afrique, parce que mon oncle a vécu au Swaziland [rebaptisé Eswatini depuis 2018] et vit maintenant au Sénégal. Il travaille dans l’humanitaire.
Quand on voyageait avec ma mère, c’était pas le Club Med ! Je peux comprendre qu’on n’ait pas envie de plonger dans la réalité d’une population aux faibles moyens… Mais, nous, on avait justement de faibles moyens au début, donc on a fait comme ça. A côté de ça, on habitait en location à Paris, dans un immeuble en partie squatté du 18e arrondissement, où il y avait un réseau de prostitution. En dessous de chez nous, ils prenaient tous de la drogue. Parfois, j’étais gardée par une voisine du premier étage qui avait trois enfants, dont un de mon âge. Il y régnait une ambiance toujours un peu glauque. Un jour, on nous a proposé une HLM, mais ma mère a refusé, elle considérait qu’on n’en avait pas besoin.
Il vous reste 77.03% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Loïs Boisson, lors de sa demi-finale face à l’Ukrainienne Dayana Yastremska, le 19 juillet 2025 à Hambourg (Allemagne). DANIEL BOCKWOLDT / AP
Loïs Boisson poursuit son ascension vers les sommets du tennis mondial. La Française a remporté, dimanche, le tournoi de Hambourg (Allemagne), en dominant (7-5, 6-3) en finale la Hongroise Anna Bondar, 77e joueuse mondiale. Il s’agit de son premier titre sur le circuit WTA, à l’occasion de ce rendez-vous classé WTA 250 (le quatrième échelon après les tournois du Grand Chelem, les Masters 1000 et les WTA 500).
La Dijonnaise de 22 ans, qui portait à nouveau un large bandage à la cuisse gauche, a eu bien du mal à entrer dans la partie ce dimanche. Rapidement menée 4-0 après avoir perdu deux fois son engagement, Loïs Boisson a progressivement rétabli la situation. Anna Bondar a servi deux fois pour le gain du premier set, à 5-2 puis à 5-4 en sa faveur. Mais la Française a, à chaque fois, réagi au bon moment, pour revenir à cinq jeux partout.
Malgré des fragilités au service et quelques mauvais choix, la Française a pris les commandes du match au meilleur moment (6-5), avant de conclure le premier acte 7-5, bien aidée par les fautes directes de son adversaire.
Un coup droit qui « gicle »
Au début du deuxième set, Loïs Boisson est retombée dans les travers qui ont perturbé son entame de match. Rapidement menée 3 jeux à 1, elle s’est ressaisie à nouveau pour revenir à hauteur puis dépasser Anna Bondar au tableau d’affichage (5-3). Ne restait plus alors qu’à conclure la partie. Ce que la Française a fait sans trembler, sur sa première balle de match. « Tu as un magnifique tennis, a salué Anna Bondar, en larmes après sa défaite. Atteindre aussi rapidement un tel niveau, c’est impressionnant. »
Après un cri libérateur sur la balle qui lui a offert ce premier titre sur le « grand » circuit professionnel, Loïs Boisson a tenu un discours tout en retenue, se contentant de remercier son adversaire et les organisateurs.
Après le tournoi de Roland-Garros, qui l’a révélée, puis une saison sur gazon qui s’est limitée à une élimination en qualifications à Wimbledon, Loïs Boisson a fait le choix de revenir à la terre battue, sa surface de prédilection, celle où ses meilleurs atouts, dont un coup droit qui « gicle » après rebond, font merveille.
La Dijonnaise a retrouvé son efficacité du mois de juin tout au long de la semaine. Après un succès compliqué (6-4, 6-7 [3-7], 6-4) en près de trois heures de jeu contre l’Allemande Tamara Korpatsch (163e), jeudi, Loïs Boisson a enchaîné avec des victoires convaincantes contre la Bulgare Viktoriya Tomova (105e, 6-3, 6-3) puis l’Ukrainienne Dayana Yastremska (39e, 6-1, 7-6 [7-5]), vendredi et samedi.
Newsletter
« Sport »
Enquêtes, reportages, analyses : l’actualité du sport dans votre boîte e-mail chaque samedi
S’inscrire
La Française va désormais se concentrer sur les tournois américains qui précèdent l’US Open, où elle intégrera cette fois directement le tableau principal grâce à son classement, 63e avant son succès de ce dimanche à Hambourg. Lundi, Loïs Boisson, qui était 361e avant Roland-Garros, devrait intégrer le top 50 mondial.
Météo-France a levé, lundi 21 juillet au matin, la vigilance orange orages et pluie inondation. Sept départements du Sud-Est avaient été placés en vigilance orange orages et huit en vigilance pluie inondation.
L’agence météorologique avait déjà levé dimanche soir la vigilance orange sur les départements du Nord-Est et du Centre-Est, touchés dans l’après-midi par des vents entre 70 et 90 km/h, voire plus localement, des chutes de grêle et une « activité électrique intense ». Une personne est morte en tombant d’une échelle en Saône-et-Loire.
Les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, la Drôme, l’Isère, les Bouches-du-Rhône, le Gard et le Vaucluse sont restés en vigilance orange orages jusqu’à 6 heures lundi. Les départements alpins et du Sud avaient également été placés en vigilance orange pluie-inondation jusqu’à 6 heures.
« L’épisode pluvio-orageux a été accompagné comme prévu de forts cumuls de précipitations, de grêle, d’une forte activité électrique et de rafales de vent autour de 70 à 80 km/h », a relevé Météo-France dans son bulletin de 6 heures lundi.
Le patron d’une entreprise américaine a démissionné, samedi 19 juillet, alors qu’Internet s’enflamme depuis plusieurs jours à propos d’une vidéo prise à un concert de Coldplay le montrant en train d’enlacer l’une de ses collègues − un flagrant délit d’infidélité, selon les internautes.
Tandis que Chris Martin, chanteur du groupe Coldplay, s’apprêtait à entamer une nouvelle chanson lors d’un concert donné mercredi soir dans le Massachusetts, la caméra aléatoire filmant les spectateurs s’est arrêtée sur un couple enlacé qui, se rendant compte qu’il était filmé et visible sur grand écran, s’est aussitôt séparé et caché dans un mouvement de panique. « Soit ils ont une liaison, soit ils sont très timides », a alors commenté Chris Martin, amusé.
Très vite, les images inondent les réseaux sociaux et les internautes enquêtent sur l’identité du couple. L’homme de la vidéo, Andy Byron, marié, est à la tête d’une start-up new-yorkaise − Astronomer −, et Kristin Cabot, la femme, n’est pas son épouse, mais la directrice des ressources humaines de l’entreprise.
Une enquête interne ouverte
« Nos dirigeants sont censés fixer des normes en matière de conduite et de responsabilité, et récemment ces normes n’ont pas été respectées », a déclaré l’entreprise dans un communiqué publié samedi sur LinkedIn, annonçant la démission de son patron.
Selon le média Business Insider, le nom « Byron » a été recherché plus de 2 millions de fois sur Google en vingt-quatre heures. Andy Byron et Kristin Cabot ont été suspendus le temps de mener une enquête, a également annoncé Astronomer.
L’entreprise a dit « s’engager à respecter les valeurs et la culture qui l’ont guidée depuis sa création »,« Andy Byron a présenté sa démission et le conseil d’administration l’a acceptée », peut-on lire dans le communiqué. Astronomer, cofondée par Andy Byron, est valorisée à plus d’1 milliard de dollars et a ajouté sur LinkedIn que, « si la notoriété de notre entreprise a changé du jour au lendemain, notre produit et notre travail à destination de nos clients n’ont, eux, pas changé ».
Ukraine: « Les choses sérieuses commenceront après l’ultimatum des 50 jours de Trump », analyse Jean De Gliniasty, ancien ambassadeur de France en Russie
Pourparlers Poutine/Zelensky: « C’est une manière habile », décrypte le premier ambassadeur de France en Ukraine au sujet de la proposition du président ukrainien