Horoscope du 19-09-2025 : Gémeaux

# Horoscope du jour pour Gémeaux

Amour

Les jours à venir promettent des surprises dans l’amour ! Vous allez bientôt rencontrer quelqu’un de spécial, mais il est important de rester ouvert(e) à la possibilité de nouvelles relations. Ne vous laissez pas emporter par votre cœur, car il faut également penser à l’amour que vous vous portez.

Santé

C’est un bon moment pour rééquilibrer votre régime alimentaire et prendre soin de vous. Les activités physiques vont vous faire du bien, mais assurez-vous de ne pas vous surmener. C’est une période idéale pour apprendre de nouvelles façons de cultiver la sérénité intérieure, vous aider à vous sentir plus stable.

Travail

Ce mois-ci, vous avez l’opportunité de montrer vos qualités créatives dans votre travail. Soyez prêt à prendre des risques et à défier les conventions pour vous élever dans votre carrière. N’oubliez pas que votre travail n’a pas seulement pour but de remplir votre poche, mais également de vous donner une joie professionnelle profonde.

Horoscope du 19-09-2025 : Taureau

Amour

Les jours prochains vous réservez un sentiment de calme et de sérénité, particulièrement en matière d’amour. Vous apprécierez ces moments de détente inattendus avec votre partenaire, qui vous fera comprendre que vous êtes très cher à ses yeux. C’est le parfait moment pour discuter et réfléchir à votre avenir commun.

Horoscope du 19-09-2025 : Bélier

**Votre horoscope du jour**

Amour

Aujourd’hui, chaud passion peut éclairer votre chemin d’amour. Soyez ouvert aux nouvelles rencontres et ne croyez pas que la première impression est toujours la bonne. Un lien secret pourrait être à l’origine d’une relation profonde, même si les apparences ne le suggèrent pas.

Santé

Ce jour, vous devriez donner la priorité à votre équilibre émotionnel. Les tensions et les étroites contraintes ne sont pas bénéfiques à votre santé. Vous devez laisser respirer votre âme pour vous sentir en harmonie avec vous-même. N’oubliez pas de manger sainement et de faire de la physicalité régulière pour entretenir votre corps.

Travail

Aujourd’hui, votre ambition et votre volonté vont vous conduire vers un résultat remarquable. Ne vous laissez pas intimider par les défis et les difficultés, car vous êtes capable de les relever avec esprit de conviction. Votre leader vous donnera la confiance et vous permettra de faire preuve de votre plein potentiel.

« La fraude sociale corrompt tout, y compris le pacte social »

Droit social. « Dans la vie, y a pas de grands, y a pas de petits. La bonne longueur pour les jambes, c’est quand les pieds touchent terre. » A l’instar de Coluche, il n’y a pas de bon niveau de protection sociale, mais celui que chaque nation est capable de financer.

L’Assurance-maladie a connu un déficit de 13,8 milliards d’euros en 2024. Avec des raisons aussi structurelles : vieillissement, montée des arrêts longs liés à la santé mentale, etc. Mais, dans nos conditions de température (financière) et de double pression démographique (moins d’enfants, plus de seniors), il nous faut systématiquement veiller à ne pas l’aggraver.

Or, la fraude corrompt tout, y compris notre pacte social.

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Côté recettes générales, les contrôles ciblés de l’Urssaf ont conduit à 1,57 milliard d’euros de redressements en 2024 : quatre fois plus qu’il y a dix ans. Plus dissuasif.

Légalité et légitimité

Côté arrêts maladie : le renversant « je me mets en arrêt ! » incarne la croissance des certificats de complaisance, et sans doute aussi un problème de management.

Lire aussi | Quatre salariés sur dix se sont vu prescrire un arrêt maladie en 2024 ; les 18-34 ans et les manageurs sont les plus concernés

Légalité et légitimité ne font ici plus bon ménage. L’opinion publique s’étonne de voir indemnisé un salarié dont les pratiques quotidiennes contredisent son arrêt. La caricature étant le cas d’un mécanicien en arrêt pour une affection touchant ses deux mains, mais pilote de rallye amateur (Cass. soc., 16 oct. 2013). Tandis que les collègues héritent souvent des tâches de l’absent, avec in fine une spirale infernale d’absentéisme local, et de suspicion générale à l’égard de tous les malades.

Explication juridique. La Cour de cassation sépare l’assuré, devant rendre des comptes à la seule caisse primaire d’assurance-maladie, et le salarié en « arrêt de travail » qui, n’étant plus subordonné, n’en a en principe pas de comptes à rendre à son employeur.

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Un exemple topique : le malade « doit s’abstenir de toute activité non autorisée ».Quid de celui qui travaille pour une autre entreprise ? En principe, travailler pour une sociéténon concurrentene constitue pas, en soi, un manquement à l’obligation de loyauté. Pour fonder un licenciement, le salarié doit avoir causé un préjudice à son employeur. Ce qui, selon nos juges, n’est pas le cas des indemnités complémentaires versées.

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Grève du 18 septembre: quelques heurts en marge des mobilisations à Lyon, plus de 10.000 manifestants présents

La journée de mobilisation nationale, ce jeudi 18 septembre, bénéficie d’un certain écho à Lyon, où plusieurs actions ont lieu depuis le début de la matinée, notamment sur le périphérique, qui a été évacué après une tentative de blocage.

Une semaine après une première journée de mobilisation, de nouvelles actions sont menées en France ce jeudi 18 septembre. À Lyon, de nombreux groupes mobiles sont recensés, mais les actions réalisées sont limitées.

Des premiers heurts ont éclaté vers 12h30, avec des tirs de mortiers et des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre au niveau de Saxe Gambetta. Deux personnes ont été blessées: un journaliste et un policier.

La CGT évoque la présence de 20.000 manifestants. La prefecture de police estime de son côté que 14.000 personnes participent à la mobilisation, dont 400 individus violents. Trois personnes ont été interpellées.

Une tentative de blocage du périphérique

Aux alentours de 7h30, un groupe d’une vingtaine de personnes ont brièvement occupé le périphérique, comme cela avait déjà été le cas le 10 septembre, dans le secteur Cusset. Ce blocage a duré une dizaine de minutes.

« La tentative de blocage a été très rapidement déjouée grâce à l’intervention rapide des effectifs de la police nationale et la circulation a été rétablie immédiatement », indique la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes sur X.

Sciences Po et l’ENS fermés

En ce qui concerne les établissements scolaires et universitaires, des mobilisations sont à signaler dans les lycées Saint-Exupéry et La Martinière. Contrairement à la semaine dernière, aucune tentative de blocage n’a eu lieu à l’université Lyon 2, où les cours doivent avoir lieu si la grève des professeurs reste limitée.

L’ENS Lyon et Sciences Po Lyon ont en revanche été fermés préventivement, sur décision des directions des établissements. Les cours sont annulés.

Quelques groupes ont été recensés brièvement dans le secteur Perrache tôt dans la matinée. Une opération de tractage a également eu lieu du côté de Villeurbanne.

Clémence Dubois-Texereau avec Mathias Fleury

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Une étape de sécurité supplémentaire pourrait compliquer vos virements à partir du 9 octobre

Avant de valider un virement, les banques devront bientôt vérifier la correspondance entre l’IBAN et le nom du titulaire du compte renseignés. Une étape de sécurité supplémentaire, pour éviter que votre argent soit envoyé à n’importe qui.

Peut-être que vous aussi au moment de faire un virement à un compte en rentrant son RIB, vous êtes pris d’une sueur froide. Une simple erreur de saisie de l’IBAN, et votre argent risque d’être envoyé à la mauvaise personne… Heureusement, cette angoisse sera bientôt du passé.

Comme le rapporte MoneyVox, à partir du 9 octobre, les banques seront obligées de mettre en place un système de vérification des bénéficiaires de virement. Concrètement donc, lorsqu’un de ses clients (qu’il soit particulier ou professionnel) effectuera un virement, une banque devra vérifier la correspondance entre l’IBAN et le nom du titulaire du compte renseignés.

Si ces deux données ne correspondent pas, votre banque vous enverra une alerte avant de valider le virement. Cela peut être le cas si vous avez fait une faute de frappe dans l’un des 27 caractères de l’IBAN. Ou alors, si vous n’avez rentré que le prénom ou le surnom du bénéciaire au moment de l’ajouter plutôt que son nom complet. Ou alors avez fait une faute dans l’orthographe de ce nom.

Un moyen de lutter contre les arnaques

Votre virement risque donc d’être bloqué. Mais c’est une bonne chose. Ce nouveau système empêche que votre virement ne soit envoyé au mauvais destinataire. Il a notamment été mis en place pour sécuriser les virements instantanés.

Ces derniers sont gratuits depuis janvier dernier (ils coûtaient généralement autour d’un euro auparavant). Mais ils sont de fait immédiats, et irréversibles: si vous vous apercevez que vous vous êtes trompé, il n’y a aucun moyen de récupérer votre argent. Alors qu’avec un virement classique, il y a un délai et l’argent peut être rattrapé en cas d’erreur.

Ce nouveau système de vérification va donc protéger le consommateur d’éventuelles erreurs de saisie. Mais va également permettre de contrer certaines fraudes. En effet, les arnaques dans lesquelles des escrocs se font passer pour un bénéficiaire légitime, et vous fournissent un IBAN pour que vous viriez de l’argent, sont extrêmement courantes.

Ces escroqueries aux faux ordres de virement se retrouvent dans des arnaques comme celle « au faux président », où une personne mal intentionnée usurpe l’identité d’un dirigeant d’entreprise. Ou alors dans celles aux sentiments, où les escrocs charment leurs victimes sur Internet et finissent par leur soutirer de l’argent.

Trois types de réponses possibles

Comment fonctionne ce système de vérification au juste? Concrètement au moment de valider le virement à ce nouveau bénéficiaire, votre banque interrogera en temps réel la banque du bénéficiaire. Cette dernière disposera de cinq secondes pour lui répondre.

Trois réponses seront possibles. Première: le nom et l’IBAN correspondent bien, vous pouvez poursuivre votre virement en toute sécurité. Deuxième: le nom ne correspond pas tout à fait. Par exemple, vous avez indiqué « Lilian Dupont » au lieu de « Lilian Dupond ». Dans ce cas, le nom exact de la personne vous est indiqué et vous pouvez choisir de confirmer ou annuler le virement.

Troisième possibilité: le nom ne correspond pas. Cela peut arriver aussi bien en cas d’usurpation que quand vous renseignez un surnom, ou un diminutif (« Lilian D » au lieu de « Lilian Dupond » par exemple). Vous serez averti du fait que les données ne correspondent pas, mais là on ne vous fournira pas le nom complet du bénéficiaire. Pour éviter cela, vous devrez donc être bien rigoureux au moment de procéder à un virement.

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Pourquoi le dispositif « Portable en pause », pour que les élèves déposent leur téléphone dans des casiers, a été ignoré par la plupart des collèges

Des élèves du collège Anjou-Bretagne de Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire) mettent leur téléphone portable dans une housse verrouillée jusqu’à la fin des cours, le 11 novembre 2024. JOSSELIN CLAIR/« LE COURRIER DE L’OUEST »/MAXPPP

Seuls 9 % des collèges ont mis en place, en cette rentrée, le dispositif « Portable en pause », qui consiste pour l’élève à se séparer physiquement de son téléphone en le déposant dans un casier ou dans une pochette scellée. La ministre de l’éducation nationale démissionnaire, Elisabeth Borne, avait pourtant insisté à la rentrée sur sa généralisation.

Derrière ce constat, dressé par le syndicat majoritaire des chefs d’établissement SNPDEN-UNSA dans son enquête de rentrée, on trouve à la fois du refus net et de l’attentisme : « 67 % disent qu’ils ne le feront pas, 25 % ne savent pas parce qu’ils attendent d’en savoir plus auprès de leur département », indiquait Bruno Bobkiewicz, le secrétaire général du syndicat, le 12 septembre.

Pour une majorité de principaux, cette mesure est plus ou moins sans objet, puisque l’usage du téléphone portable est déjà interdit dans les collèges depuis 2018. En pratique, les enfants peuvent l’avoir sur eux, mais ils n’ont pas le droit de s’en servir.

« On ne peut pas être contre le fait que les élèves utilisent moins leur téléphone, reconnaît Michaël Vidaud, principal dans un collège de Nice et secrétaire national au SNPDEN. Mais la loi de 2018, selon moi, est suffisante, car elle permet de confisquer des téléphones et de prendre des sanctions. » Depuis la rentrée, ce chef d’établissement a confisqué un seul appareil, à la fin de la deuxième semaine de cours. « Vous voyez, ce n’est pas insurmontable », conclut-il, en soulignant plutôt un problème au niveau des lycées – où le téléphone est autorisé dans les couloirs et où les élèves s’en servent en permanence.

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La crise du bio c’est fini: les ventes de Biocoop grimpent de 7,5%, l’enseigne compte avoir 160 magasins de plus d’ici 4 ans

Le leader du bio veut se développer pour mettre la main sur un secteur qui revient en force, tout en se fixant des objectifs environnementaux et équitables.

Ouvertures de magasins, développement de l’e-commerce… Le leader de la distribution spécialisée en produits issus de l’agriculture biologique Biocoop a dévoilé, jeudi 18 septembre, un plan d’investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros d’ici à 2029 pour rendre son offre accessible à « 100% des Français ».

« La bio n’est plus en crise » a redit lors d’une visioconférence Frank Poncet, le directeur général de l’enseigne qui, après une « année 2024 historique », marquée par une hausse de 8,5% de ses ventes taxes comprises (1,79 milliard d’euros, pour un chiffre d’affaires hors taxes d’1,65 milliard d’euros)-, enregistre une croissance de 7,5% au premier semestre.

Fidélisation des clients et recrutements de nouveaux consommateurs « déçus de la grande distribution » expliquent cette bonne santé, selon lui.

Objectif plus de 2 milliards de chiffre d’affaires

Confiant dans l’avenir après des années laborieuses, Biocoop veut développer l’accessibilité « géographique », « économique » et « culturelle » de son offre, espérant dépasser rapidement les 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

L’enseigne mise sur un réseau de 900 magasins d’ici à fin 2029, contre 740 actuellement – avec une quinzaine d’ouvertures escomptées en 2026, comme en 2025 – et sur l’e-commerce, qui représente aujourd’hui moins d’1% de son activité, une part amenée à « tripler voire quadrupler ».

Elle entend aussi proposer à terme 500 produits à « prix engagés », contre 200 actuellement, et toucher de nouveaux publics dans les hôpitaux, les Ehpad ou les écoles en doublant son activité restauration, dont les revenus sont actuellement inférieurs à 20 millions d’euros.

Réduire de 25% ses émissions carbone d’ici 2030

Revendiquant son militantisme, la coopérative veut en outre atteindre 100% de fruits et légumes d’origine France, contre 87% ajourd’hui, quand ils sont productibles dans l’Hexagone.

Autre objectif, faire passer de 25% à 30% la part de son chiffre d’affaires réalisé en commerce équitable, et réduire de 25% ses émissions carbone d’ici à 2030.

Le président de la coopérative, Henri Godron, en a profité pour dénoncer une « situation paradoxale »: « jamais les consommateurs n’ont été autant en attente de solutions saines et durables (…) et pour autant, jamais nos hommes et femmes politiques n’ont été aussi peu soutenants envers l’agriculture biologique ».

En appelant aux pouvoirs publics, les deux dirigeants suggèrent la création d’une mission d’inspection interministérielle sur l’agriculture biologique, de garantir l’atteinte des objectifs de la loi Egalim – comme celui de 20% de produits bio dans les repas de la restauration collective -, et d’inciter tous les distributeurs à proposer un minimum d’offres bio.

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La Cour des comptes appelle à « agir d’urgence » contre la « dégradation continue et avérée de notre environnement »

La Cour des comptes, à Paris, le 4 octobre 2022. ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Alors que les responsables politiques regardent ailleurs, une des plus vieilles institutions françaises s’empare du défi environnemental. Dix-huit mois après un rapport annuel consacré aux défis de l’adaptation au changement climatique, la Cour des comptes publie, mardi 16 septembre, une première enquête thématique sur la transition écologique. Le document souligne l’importance de l’enjeu, mais aussi ses complexités pour un monde politique trop souvent obnubilé par les contingences de court terme. « La dégradation continue et avérée de notre environnement appelle une action urgente pour en limiter les impacts », écrivent les magistrats de la rue Cambon pour qui la transition « doit être menée sans délai et, idéalement, de façon coordonnée » même si « depuis plusieurs mois, la préoccupation écologique semble être passée au second plan de l’actualité du fait d’autres priorités ».

S’appuyant sur les travaux de nombreux scientifiques, sur les enquêtes conduites par les chambres régionales et territoriales des comptes, mais aussi sur un comité d’appui composé de nombreux experts, la Cour dresse un constat lucide sur la situation. Si « des progrès sensibles sont observés », s’agissant par exemple de certains polluants atmosphériques, mais aussi des émissions de gaz à effet de serre (GES), qui ont diminué en France de plus de 30 % entre 1990 et 2023, « les politiques de transition déjà engagées produisent des résultats positifs, mais encore fragiles et parfois insuffisants ».

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Les chimpanzés consomment l’équivalent de plusieurs verres d’alcool par jour à l’état sauvage, selon une étude

Les chimpanzés consomment l’équivalent de plusieurs verres d’alcool par jour en mangeant des fruits naturellement fermentés, riches en éthanol – une forme d’alcool produit par la fermentation du sucre -, selon une étude publiée ce mercredi 17 septembre. Leur consommation moyenne atteindrait environ 14 grammes d’éthanol par jour.

En mangeant des fruits mûrs chargés en éthanol, les chimpanzés consomment à l’état sauvage l’équivalent de plusieurs verres d’alcool par jour, avance ce mercredi 17 septembre une étude, éclairant sur les possibles raisons de notre penchant pour la boisson.

Menée dans des forêts africaines où ces animaux vivent, l’étude vient appuyer la théorie selon laquelle les hommes auraient hérité des singes cet attrait ainsi que leur capacité à métaboliser l’alcool, pourtant toxique.

Des fruits naturellement alcoolisés

En recueillant des fruits habituellement consommés par les chimpanzés et en mesurant leur taux en éthanol, une forme d’alcool produite par la fermentation de sucres, les chercheurs ont pu établir que nos plus proches cousins étaient quotidiennement exposés à cette substance via leur alimentation.

Et pas qu’un peu. Selon leurs calculs basés sur la teneur mesurée et la quantité très importante de fruits ingérés par jour par ces primates, ils évaluent que leur consommation journalière se situe autour de 14 grammes d’éthanol.

« On peut dire que ça équivaut à une pinte » de bière pour un humain, pesant bien plus lourd qu’un chimpanzé, explique à l’AFP Aleksey Maro, auteur principal de l’étude publiée dans la revue Science Advances.

Sont-ils ivres pour autant? La question reste ouverte, car si cette consommation « n’est pas négligeable », elle « est très diluée et davantage associée à la nourriture », relève ce doctorant en biologie des systèmes à l’université de Californie à Berkeley.

L’hypothèse du « singe ivre »

Quoi qu’il en soit, ces expériences menées en Ouganda et en Côte d’Ivoire ont permis de montrer « pour la première fois que nos plus proches parents vivants consomment quotidiennement des doses d’alcool physiologiquement significatives », poursuit-il.

Un élément qui vient consolider l’hypothèse du « singe ivre » formulée il y a plus de dix ans par un biologiste américain, Robert Dudley, d’ailleurs co-auteur de l’étude.

Selon ce postulat, l’appétence de l’être humain pour l’alcool ainsi que sa capacité à le métaboliser viendraient du fait que nos ancêtres primates étaient quotidiennement exposés à cette substance à travers leur régime frugivore.

« Le nom est mal choisi, on devrait plutôt l’appeler la théorie de la gueule de bois évolutionniste », plaisante Aleksey Maro.

D’abord reçue avec scepticisme par plusieurs experts, cette théorie avait gagné en popularité ces dernières années, plusieurs travaux de recherche ayant montré un intérêt de certains singes pour des substances alcoolisées ou encore pour des fruits très mûrs fortement chargés en éthanol.

Des implications encore floues

Pour Nathaniel Dominy, professeur d’anthropologie et de biologie de l’évolution au Darmouth College, interrogé par l’AFP, l’étude publiée mercredi est « un véritable tour de force » mais soulève de « nombreuses nouvelles questions », notamment sur les conséquences biologiques et comportementales d’une telle exposition chronique chez ces singes.

Ou encore sur le réel attrait de ces primates pour cette substance psychoactive, les chercheurs n’ayant pas pu déterminer si les chimpanzés recherchaient délibérément ou non les fruits à forte teneur en éthanol.

Loin d’être anecdotique, ce sujet devrait continuer à être creusé pour permettre de mieux comprendre les origines de la consommation humaine d’alcool et mieux évaluer ses risques et potentiels bénéfices, plaide Aleksey Maro: « Nous pouvons en apprendre davantage sur nous-mêmes à travers les chimpanzés ».

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