Horoscope du 12-10-2025 : Gémeaux

Amour

Cette semaine, Gémeaux, vous pourrez enfin vous connecter avec votre partenaire sur un plan émotionnel. Les échanges profonds et sincères vous aideront à renforcer votre lien et à comprendre les besoins l’un de l’autre. Profitez de ce moment d’intimité et de proximité avec celui que vous aimez.

Santé

N’oubliez pas de vous prendre soin et de respecter votre corps, Gémeaux. Les exigences de votre travail ou de votre quotidien peuvent vous faire négliger vos besoins de repos. Prenez un moment pour vous relaxer et revitaliser vos énergies. Un peu de méditation, de yoga ou de pleine conscience peuvent faire la différence.

Travail

Cette semaine, vous aurez l’opportunité de vous faire remarquer pour vos compétences et vos idées innovantes. N’hésitez pas à les partager avec vos collègues et vos supérieurs. Prenez également soin de vous pour éviter la pression excessive et les émotions négatives liées à votre travail. Équilibrez les aspects créatifs et pratiques de votre vie professionnelle pour atteindre le succès.

Horoscope du 12-10-2025 : Taureau

# Horoscope Taureau du jour

Amour

Aujourd’hui, votre vie sentimentale est sur un rythme lancé. Vous rencontrez une personne qui répond à vos attentes et qui partage des centres d’intérêt avec vous. Les sentiments que vous éprouvez sont forts et vous sentez que votre partenaire vous comprend parfaitement. Prenez le temps de profiter de cette intimité que vous partagez et de renforcer votre lien sentimental.

Santé

Il est nécessaire de se donner du temps pour s’occuper de son équilibre émotionnel. Les tensions et les stress accumulés peuvent être malheureusement nocifs pour votre santé. Aprenez à dire non et à prendre soin de votre bien-être psychologique. Essayez de vous rapprocher de la nature et de laisser votre esprit s’épanouir.

Travail

Une opportunité de carrière vous offre la possibilité de se développer professionnellement. Prenez l’initiative d’enquêter et d’apprendre tout ce dont vous avez besoin pour être prêt pour le changement. Vous êtes capable de mettre en place une stratégie efficace et de vous adapter à la situation.

Horoscope du 12-10-2025 : Bélier

Amour

Ce jour est propice aux déclarations d’amour et aux gestes tendres. Prenez le temps de faire preuve de gentillesse et de compréhension envers votre partenaire. Les relations en cours bénéficieront d’une forte impulsion, et les célibataires peuvent espérer renouer avec la chance amoureuse.

Santé

Pour votre santé, assurez-vous de maintenir un régime équilibré et d’effectuer une activité physique régulière. Les Béliers sont naturellement sportifs, mais il est essentiel de ne pas pousser trop loin et de laisser votre corps s’adapter aux changements. N’oubliez pas non plus de prendre soin de votre esprit, car une sérénité intérieure contribuera à votre bien-être global.

Travail

Sur le plan professionnel, vous ferez preuve d’une grande efficacité et de créativité ce jour. Les Béliers sont connus pour leur persévérance et leur volonté de réussir. N’hésitez pas à prendre des initiatives et à exprimer vos idées. Vous bénéficiez d’une bonne influence et vos projets seront couronnés de succès. C’est le bon moment pour prendre des décisions fermes et se lancer dans de nouvelles aventures.

Drones russes : « L’OTAN doit rééquilibrer sa stratégie pour que les demandes de la Pologne ne se fassent pas au détriment de l’Ukraine »

Dans la nuit du 9 au 10 septembre, une vingtaine de drones russes ont franchi la frontière de la Pologne, pays membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Le caractère intentionnel ou non de cette attaque reste à déterminer : d’une part, la Biélorussie a informé la Pologne du mouvement des drones, comme l’a indiqué le chef d’état-major polonais, d’autre part, l’OTAN n’a pas été en mesure de le confirmer après intégration des données de brouillage ukrainiennes.

Néanmoins, rien de tout cela ne serait arrivé si la Russie ne menait pas une guerre d’agression en Ukraine : elle en porte la responsabilité. La réponse opérationnelle alliée a été efficace et coordonnée et a permis la destruction des cibles non tombées. Elle a été suivie d’une invocation de l’article 4 du traité de l’Atlantique Nord par la Pologne, processus classique de consultation face à tout incident sérieux, puis de l’annonce d’une nouvelle opération intitulée « Sentinelle orientale » visant à nouveau à renforcer la protection du flanc est de l’OTAN.

Quel est le problème de cette séquence ? D’abord, elle a complètement éclipsé la plus importante attaque aérienne russe sur l’Ukraine survenue depuis le début de la guerre, avec l’emploi de 810 drones et leurres le 7 septembre. Ensuite, la réponse des alliés de l’OTAN est en décalage avec la réalité de la guerre moderne telle qu’expérimentée en Ukraine : depuis le début de l’année 2025, la Russie a lancé 37 000 drones et missiles sur l’Ukraine, lesquels ont été abattus à hauteur de 88 % par effet de tirs ou de brouillage.

Depuis le mois de mai, ce sont en moyenne 185 drones par jour qui s’abattent sur l’Ukraine. La Russie devrait être capable de produire 60 000 drones en 2026. Cela soulève deux interrogations : pourquoi la Pologne n’est-elle pas en mesure d’arrêter 20 drones à elle seule ? L’OTAN a-t-elle l’intention de lancer une opération à chaque nouvelle violation de son espace aérien ?

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Stands, animations, quiz… Le programme de la Semaine mondiale de l’allaitement à Poitiers

La Protection maternelle infantile et le CHU de Poitiers organisent, du lundi 13 au vendredi 17 octobre, dans la Vienne, plusieurs activités dans le cadre de la Semaine mondiale de l’allaitement maternelle.

Comme chaque année, le CHU de Poitiers s’associe aux sages-femmes et puéricultrices de la Protection maternelle et infantile (PMI) à l’occasion de la Semaine mondiale de l’allaitement maternelle. Du lundi 13 au vendredi 17 octobre, plusieurs activités seront organisés à Poitiers, dans la Vienne.

La PMI et le CHU vont « proposer différentes actions gratuites pour échanger librement avec les parents et futurs parents », explique le Conseil départemental dans un communiqué. La PMI a pour mission de réaliser des actions de prévention, de dépistage et des activités d’éveil pour les enfants.

L’objectif est de permettre aux parents « d’échanger librement sur l’allaitement maternel » et de « répondre à toutes leurs questions ». Le thème de cette année est « priorité à l’allaitement: créer des systèmes de soutien durables ». Autrement dit, les intervenants mettront l’accent sur « l’importance de développer des environnements favorables à l’allaitement, bénéfiques à la fois pour les familles et pour la planète », précise le communiqué du département de la Vienne.

Plusieurs lieux occupés

Des stands d’information et des « cafés allaitement » seront organisés tout au long de la semaine au CHU de Poitiers et dans la galerie marchande Auchan Poitiers Sud. Au centre hospitalier, des quiz, des jeux et des partages d’expériences seront proposés du lundi au vendredi, de 12 heures à 16 heures, dans le bâtiment Jean Bernard, et de 10 heures à 12 heures au niveau des consultations obstétriques au rez-de-chaussée.

Les « cafés allaitement » se tiendront au service de néonatalogie et maternité du CHU. Dans la galerie marchande Auchan, les stands seront ouverts de 13 heures à 17 heures, du mardi au vendredi.

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A Portland, avec humour, des militants contredisent la description apocalyptique de la ville par Donald Trump

Sur la place centrale de Portland (Oregon), en face de la mairie, Seth Todd est déguisé en grenouille gesticulante. « Le but est d’offrir un contraste puissant avec le récit de l’administration Trump, qui prétend que nous sommes extrêmement violents. Non, nous protestons, mais en plaisantant », confie le militant de 25 ans. Mardi 7 octobre au soir, deux ans après les attaques terroristes commises par le Hamas en Israël, il manifeste avec une centaine de personnes pour que cesse la guerre meurtrière menée depuis à Gaza.

Une petite manifestation d’opposition au deploiement des troupes fédérales à Portland, Oregon, États-Unis, le 7 octobre 2025. JOHN RUDOFF / REUTERS

Jeudi 2 octobre, il était aussi en première ligne devant le centre de détention de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police fédérale des frontières, pour protester contre l’expulsion des migrants sans papiers de Portland. Ce jour-là, la police lui a injecté du gaz lacrymogène dans le trou d’aération de sa grenouille, alors qu’il aidait des camarades chargés par la police. « Ça va, ce n’était pas si terrible », confie Seth Todd, en dépit des échauffourées. Ici, on est entre professionnels du militantisme de gauche, mais l’on a choisi d’afficher une atmosphère bon enfant – les manifestants viennent déguisés ou entonnent des chansons créées par l’intelligence artificielle – afin de rendre grotesques les accusations alarmistes proférées par Donald Trump.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Donald Trump instrumentalise la violence d’extrême gauche pour justifier l’intervention de l’armée dans les grandes villes américaines

Le président des Etats-Unis a décidé d’envoyer la garde nationale « rétablir l’ordre » dans cette ville de l’Oregon connue pour ses mouvements militants progressistes. « Le règne de terreur de la gauche radicale à Portland prend fin, le président Donald J. Trump mobilisant des ressources fédérales pour enrayer l’enfer mené par les “antifas”, a écrit la Maison Blanche dans un communiqué le 30 septembre. Si les politiciens démocrates nient la réalité, il est évident que ce qui se passe à Portland n’est pas une manifestation ; il s’agit d’une anarchie préméditée qui sème la zizanie dans la ville depuis des années, laissant des policiers agressés, des citoyens terrorisés et des biens dégradés. »

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Concept flou, casting compliqué… Le gouvernement « technique », solution ou fausse bonne idée?

La piste d’un gouvernement d’experts qui ne seraient pas liés à des partis politique a repris de l’épaisseur ces dernières heures. Mais la manœuvre, rarissime en France, n’offre aucune assurance de sortir de la crise politique.

Quelques mots prononcés par Sébastien Lecornu qui pourraient donner des idées à Emmanuel Macron. Le Premier ministre démissionnaire a semblé définitivement lâché l’éponge ce mercredi soir sur France 2, appelant à nommer un gouvernement « complètement déconnecté des ambitions présidentielles de 2027 ».

De quoi faire revenir dans l’atmosphère l’idée d’un casting ministériel technique déjà évoqué à de multiples reprises à l’été 2024 après le fiasco de la dissolution. Mais de quoi parle-t-on vraiment? L’expression de gouvernement technique n’a aucune réalité juridique.

Elle n’apparaît par exemple nulle part dans la Constitution. En science politique, ces mots permettent de qualifier un gouvernement constitué de « personnes qui ne sont pas liées à un parti politique » comme le précise une note du centre de recherches politiques de Sciences-Po.

L’hypothèse a été mise sur la table à plusieurs reprises. Après le fiasco de la dissolution à l’été 2024, le nom de Thierry Beaudet, président du CESE (Conseil économique, social et environnemental) qui n’avait jamais exercé aucune fonction politique, était revenu sur la table.

« Certains se disent que si on a une personnalité qui n’est pas politique au sens partisan, ça peut faire bouger les lignes et permettre à la fin d’emmener largement le Parlement vers des accords », décrypte l’historien spécialiste de la Ve République Jean Garrigues.

En France, au moins une occurrence

La pratique est cependant rarissime en France. Ces dernières décennies, plusieurs personnalités de la société civile ont bien été nommées au gouvernement mais à jamais à Matignon et le plus souvent en guise de symbole.

L’avocat Éric Dupond-Moretti à la Justice et l’historien Pap NDiaye à l’Éducation nationale sous Emmanuel Macron, la documentariste Yamina Benguigi pendant le quinquennat de François Hollande, le président d’Emmaüs Martin Hirsch lors du mandat de Nicolas Sarkozy à l’Élysée…

Mais pour trouver le précédent d’un vrai gouvernement technique, il faut remonter à la IIIe République en 1877 avec le président MacMahon qui avait propulsé un gouvernement de fonctionnaires. Leurs profils: des « hommes étrangers aux derniers conflits, indépendants vis-à-vis de tous les partis », censés « rester en dehors des luttes politiques ».

La méthode visait alors à empêcher ses opposants, qui avaient gagné les élections législatives, d’accéder au pouvoir. Las: le gouvernement fut renversé une poignée de jours plus tard.

On peut aussi regarder du côté de nos voisins européens qui ont déjà eu des exécutifs techniques à plusieurs reprises cette dernière décennie comme en Belgique. La comparaison est cependant difficile en raison d’un paysage politique très éclaté et d’un pouvoir fédéral relativement fort.

L’exemple en Italie: le cas Draghi

Le cas de l’Italie, au système politique plus proche du nôtre, peut aussi être évoqué. En 2021, en pleine crise politique et financière liée à la démission du Premier ministre Giuseppe Conte, le chef de l’État italien propose ainsi à Mario Draghi qui n’a jamais eu aucun mandat électoral de le remplacer.

Cet ancien banquier passé par Goldman Sachs n’est pourtant pas vraiment un néophyte des allées du pouvoir. Un temps président de la banque d’Italie, ex-président de la banque centrale européenne qui a notamment géré la crise des subprimes en 2008… Cet professeur d’économie dispose d’un vaste réseau politique sur la scène italienne et internationale. Et Mario Draghi a beau avoir un profil technique, il ne fait pas vraiment table rase du passé en devenant le chef du gouvernement.

Il reconduit ainsi l’essentiel des ministres sortants et va chercher des profils assez proches du sien en nommant par exemple le directeur général de la banque d’Italie au ministère des Finances. La méthode lui permet cependant d’obtenir une vaste coalition.

Je suis « un grand-père » « au service des institutions », plaide encore Mario Draghi pour apparaître comme un homme au-dessus des partis. Bon an mal an, le gouvernement tient en tentant d’appliquer plusieurs réformes exigées par Bruxelles pour assainir sa situation économique.

« Un miracle »

18 mois plus tard, Mario Draghi est cependant contraint de s’en aller, faute d’être parvenu à garder le mouvement 5 étoiles, l’un de ses partenaires à ses côtés, ouvrant de nouveau une crise politique. Conclusion: vu de l’Italie, le gouvernement technique n’est pas la panacée pour sortir du marasme dans lequel est plongée la France.

« Si on tient 18 mois, ça permet d’aller jusqu’à la prochaine présidentielle, ce serait franchement un miracle vu le contexte et ça permet qu’on évite des calculs trop partisans », défend cependant un député macroniste.

En nommant un gouvernement technique, Emmanuel Macron pourrait en effet faire le pari qu’une large parti de l’hémicycle accepterait de ne pas censurer un exécutif sans couleur politique claire.

Reste cependant que le budget de l’État et de la sécurité sociale relèvent de choix politiques, comme le montre la demande des socialistes de suspendre la réforme des retraites pour ne pas censurer le futur gouvernement.

« Moi, des gens qui n’ont aucun avis sur rien et qui deviennent ministres ou Premier ministre, je n’en connais pas. Un gouvernement technique, ça n’existe pas », tranche le président des sénateurs macronistes François Patriat.

D’autres craignent que l’image apolitique d’un gouvernement n’enfonce encore plus le pays dans la crise politique. Sans étiquette politique, qui devient in fine responsable du bilan des ministre? Potentiellement, plus grand-monde.

« Est-ce que cela n’ouvre pas les portes à la censure sur tous les bancs, en se disant ‘on ne connaît pas cette personne, on ne lui doit rien?’. Je ne sais pas », reconnaît un élu LR.

Crise politique : une élection présidentielle anticipée est-elle possible?

Peu de volontaires

Et si Emmanuel Macron se lançait dans l’aventure d’un gouvernement technique, il resterait encore à trouver le casting. Ces derniers mois, de nombreuses hypothèses ont circulé autour Christine Lagarde, présidente de la BCE dont le mandat court jusqu’en 2027. Difficile cependant de voir vraiment en elle une figure déconnectée de la politique alors qu’elle a été ministre sous Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy.

Pour l’instant, les candidats hors partis candidats pour arriver à Matignon, ne se battent pas vraiment au portillon

« Quelle personnalité un peu au-dessus de la mêlée veut lâcher son travail pour aller à Matignon et tomber dans quelques semaines? À mon avis, peu de personnes », reconnaît une ancienne ministre LR.

Matignon, « pas le rêve » de Laurent Berger

Un nom a pourtant émergé ces derniers jours, celui de Laurent Berger. L’ancien patron de la CFDT, avait déjà approché à l’été 2024 pour devenir Premier ministre, avant de refuser. L’ancien patron de la CFDT semble depuis avoir tourné la page de la politique en prenant la direction d’une branche de la banque CIC au printemps dernier.

L’ex-syndicaliste a ainsi refusé de prendre la tête d’éventuelles négociations sur le budget la semaine dernière comme lui avait suggéré l’ancien Premier ministre Gabriel Attal. Son arrivée à Matignon semble désormais relativement improbable.

« Son rêve ne se situe pas dans le quartier des ministères », confie son entourage.

Le chef de l’État pourrait aller chercher un profil proche de celui de Jean Castex, alors totalement inconnu du grand public à sa nomination à Matignon. Ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, ce haut fonctionnaire avait appris à connaître le chef de l’État lorsqu’il est devenu chargé de la stratégie de déconfinement liée au Covid-19 en 2020. Arrivé aux manettes, Jean Castex avait cependant bien choisi un gouvernement composé de politiques.

Quel choix fera cette fois le chef de l’État? Réponse peut-être rapidement: Emmanuel Macron a promis de nommer un Premier ministre d’ici vendredi soir.

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Viols de Mazan : le seul accusé qui avait fait appel voit sa peine alourdie à dix ans de prison

Gisèle Pelicot à son arrivée au palais de justice de Nîmes, le 9 octobre 2025. LEWIS JOLY / AP

Husamettin Dogan, l’unique accusé ayant fait appel de sa condamnation dans le dossier des viols de Mazan a été condamné, jeudi 9 octobre, à une peine de dix ans de prison. C’est plus qu’en première instance : en décembre 2024, l’homme avait été condamné à neuf ans de prison.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Viols de Mazan : un accusé désespérant, un procès en appel pour presque rien

L’accusation avait requis douze ans de réclusion criminelle contre M. Dogan. L’accusé n’a pas réagi à l’énoncé de la sentence, debout dans le box des accusés.

Pendant son réquisitoire, l’avocat général Dominique Sié avait estimé que Husamettin Dogan « ne [voulait] surtout pas assumer ses responsabilités ».

« Œuvre de destruction massive »

« Le viol, c’est comme une petite mort qui est des plus sournoises. Qui est une destruction au compte à rebours et à ce titre la peine ne peut être qu’à hauteur de la gravité des faits de M. Dogan », avait justifié M. Sié, expliquant qu’il s’agissait d’un homme « totalement responsable de ses actes » qui « a dénié l’humanité de [Gisèle] Pelicot » et a « participé comme tous les autres à une œuvre de destruction massive d’une femme livrée en pâture ».

« Les actes sexuels commis sur personne endormie sont constitutifs du viol, car la victime n’a pas été en mesure d’exprimer » son consentement, avait-il clamé, contredisant la défense de l’accusé, qui estimait qu’il n’avait « jamais eu l’intention » de violer Gisèle Pelicot car il pensait participer à un jeu libertin.

Un point balayé par M. Sié, qui a rappelé jeudi matin que « l’intention, en droit, ce n’est pas le projet de l’acte, c’est la conscience de l’acte ». « On ne peut pas en 2025 considérer que parce qu’elle n’a rien dit elle était d’accord. Car là on se situe dans un mode de pensée d’un autre âge ! », a-t-il lancé.

Le Monde avec AFP

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« C’est une bonne question »: le maire de Cannes David Lisnard n’exclut pas de quitter Les Républicains

Invité de BFM Nice Côte d’Azur lors du salon des maires à Grasse, ce jeudi 9 octobre, David Lisnard, maire de Cannes, a évoqué la crise politique en cours. Il a également laissé planer le doute sur son éventuel départ des Républicains.

En pleine crise politique nationale, le salon des maires des Alpes-Maritimes se tient à Grasse, ce jeudi 9 octobre, en présence de David Lisnard, édile de Cannes et président de l’association des maires de France (AMF).

Face à ce qu’il considère comme un « spectacle affligeant », le président du parti Nouvelle Énergie rappelle au micro de BFM Nice Côte d’Azur que « les maires se sont habitués à être solides dans la tempête », en citant notamment « les Gilets jaunes, le Covid et la guerre en Ukraine ».

Un avenir à LR en suspens

Le dimanche 5 octobre, alors que Bruno Retailleau menaçait de quitter le gouvernement Lecornu le soir-même de sa nomination, David Lisnard s’étonnait de voir Les Républicains accepter « de participer à un gouvernement sans en connaître les principaux membres (…), en sachant le risque d’apparaître complice du dernier soubresaut du macronisme agonisant ».

Le maire de Cannes assurait qu’il était « impossible » pour lui « de rester vice-président » de LR. Il avait également menacé de quitter le parti pour rester affilié exclusivement à Nouvelle Énergie si la « participation » des Républicains au gouvernement était confirmée.

Ce jeudi, auprès de BFM Nice Côte d’Azur, David Lisnard a évoqué son avenir au sein des instances LR, affirmant qu’il restait vice-président du parti. « Je le suis toujours, mais c’est une bonne question », a-t-il expliqué, assurant qu’il pourrait donner « une réponse définitive dans quelques jours ou quelques heures ».

En accord avec le RN sur « la sécurité et l’immigration »

Alors que Jordan Bardella a récemment évoqué un possible pacte de gouvernement avec la droite, David Lisnard a préféré tempérer, rappelant qu’il faisait partie de ceux « qui avaient dit qu’il ne fallait pas aller vers le macronisme ».

« Il ne faut pas se fourvoyer en allant vers un RN dont le programme économique est très contradictoire et qui a des propositions (abaissement de l’âge de départ à la retraite, prélèvements supplémentaires sur l’épargne…) qui sont insoutenables », a-t-il ajouté.

L’édile a cependant estimé que les positions du Rassemblement National « sur le plan de la sécurité et de l’immigration » ne posaient pas de problème.

« Il faut arrêter l’hypocrisie: du centre-gauche jusqu’au RN, tout le monde est d’accord. Tout le monde dit qu’il faut couper le robinet de l’immigration, qu’il faut remettre de l’ordre », a-t-il affirmé au micro de BFM Nice Côte d’Azur.

Un nouvel appel à la démission d’Emmanuel Macron

Le lundi 6 octobre, David Lisnard estimait que « l’intérêt de la France commande qu’Emmanuel Macron programme sa démission ».

L’élu a réitéré cet appel au président de la République, jugeant que pour sortir de la crise, « il faut remettre les choses dans l’ordre: une élection présidentielle qui précède une élection législative ».

D’un point de vue plus local, le président de l’AMF a refusé de se positionner vis-à-vis du duel lancé entre Éric Ciotti (UDR) et Christian Estrosi (Horizons) lors des prochaines élections municipales à Nice. « C’est aux Niçois de choisir qui ils veulent comme maire », a-t-il conclu.

L’interview complète de David Lisnard est à retrouver sur BFM Nice Côte d’Azur à 19h20 et sur nos réseaux sociaux.

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« La politique française de l’emploi low cost a des conséquences délétères »

Les Français ont la passion de l’égalité, constatait Tocqueville. Et pourtant, ils ne s’entendent pas sur la façon de la mesurer. Dans la fureur du débat sur la taxe Zucman, les uns ont insisté sur l’explosion du patrimoine des 0,1 % les plus riches et l’aggravation du taux de pauvreté. Les autres ont répondu en mettant en avant le sérieux coefficient de Gini, qui mesure scientifiquement la répartition des revenus (ou de la richesse) au sein de la population. Or, d’après cette méthode imaginée par le statisticien italien fasciste, mais surdoué, Corrado Gini (1884-1965), la France est, du point de vue des inégalités, dans la moyenne des pays riches.

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Mais une précision s’impose : elle est dans la moyenne des pays riches… « après redistribution ». Seul le système fiscalo-social français, avec son impôt progressif et ses allocations, permet de contenir l’ampleur des écarts. En revanche, comme le montre une étude publiée le 8 juillet par l’Observatoire des inégalités, la France est, parmi ces pays, l’un des plus inégalitaires avant redistribution.

Tout se passe comme si l’on avait écrasé les revenus primaires des Français se situant dans la moitié basse de l’échelle, pour ensuite les « regonfler » grâce à des transferts. La France est le seul pays à présenter un tel profil. Dans les pays européens qui lui sont comparables, les rémunérations primaires sont plus élevées, ce qui allège la nécessité d’une redistribution.

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L’une des causes de cette anomalie française, c’est la « smicardisation du salariat », souligne une note publiée le 29 septembre par la Fondation Jean Jaurès, sous la signature de Guillaume Duval. En France, aujourd’hui, la moitié des salariés du privé gagnent entre un smic et 1,5 smic, soit de 1 800 euros à 2 700 euros brut par mois. Si l’on excepte la Grèce et le Portugal, c’est la concentration des salaires dans le bas de l’échelle la plus forte d’Europe !

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