C’est un jour où vous devez faire attention à vos émotions, votre cœur est sensible et vous risquez de tomber sous le charme de quelqu’un qui ne correspond pas à vos attentes. Ne vous laissez pas emporter par la romance, prenez du recul et gardez la tête froide pour éviter les mauvaises décisions. Si vous êtes en couple, préparnez-vous à recevoir des mots doux de votre partenaire, c’est un signe qui montre qu’il s’intéresse à vous et à votre bien-être.
##
Santé
Votre énergie vitale est en hausse, vous avez envie de bouger et de prendre soin de votre corps. N’hésitez pas à vous inscrire à des activités sportives ou à essayer de nouvelles recettes culinaires pour donner un nouvel élan à votre régime alimentaire. La dynamique et la motivation devraient vous aider à atteindre vos objectifs de bien-être.
##
Travail
Aujourd’hui, vous serez confronté à une nouvelle opportunité de carrière qui pourrait vous permettre d’évoluer professionnellement. N’oubliez pas de faire preuve de fierté et de confiance en vous-même, car cela vous aidera à convaincre vos supérieurs de vos capacités. Cette expérience pourrait être un véritable tournant dans votre carrière, profitez-en!
Pour les Béliers, ce jour est marqué par une nouvelle étape importante dans les relations sentimentales. S’inclinez vers leur partenaire et montrez-lui combien vous l’appréciez. Un accord amoureux est à prévoir.
Santé
Un regime alimentaire équilibré est recommandé pour les Béliers ce jour. Il est essentiel de boire suffisamment d’eau pour éviter les maux de tête. Une petite pause dans vos activités physiques peut être utile pour éviter les fatigues.
Travail
Ce jour est propice aux bons conseils. N’oubliez pas de donner l’exemple à vos collaborateurs et d’être conseiller en cas de difficultés professionnelles. Un projet important doit aboutir ce mois-ci.
Il est l’homme dont les droites reviennent baiser la chevalière, guettant du coin de l’œil le réveil de ses ambitions. A 76 ans, Philippe de Villiers n’est plus seulement l’écrivain nostalgique et islamophobe qui, depuis dix ans, accumule les succès d’édition. Le Vendéen est devenu le favori de Vincent Bolloré, qui a mis la force de frappe de son groupe au service du souverainiste. L’homme aux deux mésaventures présidentielles (4,74 % des voix en 1995, 2,23 % en 2007) connaît un regain de notoriété inattendu, supplantant Eric Zemmour dans le rôle du prophète de malheur dont raffole la France inquiète d’un supposé « grand remplacement ».
La maison d’édition du groupe Bolloré, Fayard, a publié mercredi 8 octobre son dernier brûlot mélancolique (Populicide, Fayard, 418 pages, 21,90 euros). Sorti un an plus tôt, Mémoricide (Fayard) s’est écoulé à plus de 230 000 exemplaires. Chaque vendredi, sur CNews, son émission attire plus de 800 000 téléspectateurs, jusqu’à 7 % de part d’audience : le tube de la chaîne, rediffusé le lendemain sur Europe 1. En septembre, sa pétition pour un référendum contre l’immigration, organisée par les équipes du Journal du dimanche (JDD),a recueilli près de 2 millions de signatures. Un chiffre aisément manipulable, mais témoignant incontestablement de la force de la marque De Villiers… et qui lui a permis de récolter autant d’adresses e-mail. Un fichier d’une ampleur inédite qui suffirait à collecter suffisamment de dons pour amorcer une campagne électorale, relève Alexandre Pesey, directeur de l’Institut de formation politique, rompu aux levées de fonds.
Cet homme de réseaux de la droite radicale observe que « quelque chose monte autour de lui, notamment chez les jeunes. Il y a eu les effets Sarkozy, Marion Maréchal, Zemmour ; il y a désormais l’effet De Villiers. Depuis le succès de sa pétition, l’ambiance ressemble à ce qui s’est passé autour d’Eric Zemmour en 2021 : une petite musique qui monte, une infrastructure qui se met en place, des gens qui viennent à lui, une tournée littéraire… » Que ce prestataire et interlocuteur régulier de Vincent Bolloré chante les louanges du septuagénaire n’est pas anodin.
Il vous reste 84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Geoffrey Kondogbia a sorti un nouveau morceau de rap ce mardi et y a glissé plusieurs références au football.
Absent des terrains depuis la mi-septembre, Geoffrey Kondogbia a profité de son temps libre pour publier un morceau de rap ce mardi. Un son appelé Pots de vin et signé KONDO, son nom d’artiste, où le milieu de l’OM glisse quelques références au monde du football.
À commencer par la pochette de ce single où l’on voit un personnage de l’anime Captain Tsubasa (Olive et Tom) Julian Ross au moment de son problème de santé sur la pelouse.
La pique au club « angevin »
Si le milieu international centrafricain précise que son morceau peut contenir des paroles « explicites », le ton reste mesuré. On notera quand même un joli tacle à l’Angers SCO, actuel 17e de Ligue 1 et marqué par plusieurs affaires extra-sportives ces dernières saisons.
« J’ai enfilé le coupe-vent pour faire face à la justice des pots de vin. Je ne connais ni l’angoisse ni la boule au ventre, je n’ai jamais porté le maillot angevin », chante ainsi le milieu phocéen de 32 ans.
Un refrain de Bokassa à Eto’o en passant par Mobutu
Un peu plus étonnant, en revanche, la comparaison que Geoffrey Kondogbia s’offre pour son refrain. Le joueur centrafricain associe ainsi deux célèbres dictateurs africains, Jean-Bedel Bokassa et Mobutu Sese Seko, à une légende du football continental également connue pour son tempérament conflictuel.
« Du même pays que Bokassa, de la même ethnie que Mobutu. Autoritaire je suis bon qu’à ça, bantou comme Samuel Eto’o », lâche le footballeur de 32 ans.
De nombreux footballeurs ont aimé
Si ce morceau est le premier sous le pseudo KONDO, Geoffrey Kondogbia n’en est pas à son coup d’essai dans la musique, puisqu’il a déjà sorti un album sous le nom Oda en 2022. Ce nouveau son a été chaleureusement accueilli par plusieurs noms du foot. Tout juste revenu du rassemblement des Bleus, Florian Thauvin a réagi d’un émoji « flamme » alors que Marcus Thuram a aussi validé Pots de vin. Tout comme Gianelli Imbula ou Yannis Salibur.
« Merci… depuis de temps », a aussi commenté son ancien compère de l’OM Valentin Rongier. Et de voir le rappeur Gradur saluer la prestation de KONDO: « C’est trop fort fréro! Va falloir penser à envoyer la suite. »
Mathilde Panot, présidente LFI, déclare que le parti « censurera » le Premier ministre, ensuite « ça sera soit la démission ou la destitution » d’Emmanuel Macron{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
FORUM BFMTV – « Je comprends la colère des gens qui ont voté pour le RN. Peut-être que la gauche a loupé des choses notamment sur la question de la sécurité », reconnaît Céline Hervieu, députée PS
FORUM BFMTV – « Si on met François Ruffin, Robert Ménard et Jean-Louis Borloo autour d’une table, ils pourraient s’entendre pour le bien de la France », estime Guillaume Tourenne, cadre bancaire
FORUM BFMTV – « On ne peut pas continuer à être champion du monde de ceux qui paient le plus d’impôts, c’est inadmissible », lance Charles Melcer, retraité
FORUM BFMTV – Taxer les petits colis: « On peut prendre l’argent ailleurs, je suis cliente chez Shein, je sais ce n’est pas bien », assume Aurélie, agent immobilier
L’écrivaine Lydie Salvayre, à Paris, en 2025. JEAN-PIERRE LOUBAT
« Autoportrait à l’encre noire », de Lydie Salvayre, Robert Laffont, « Pavillons », 220 p., 20 €, numérique 14 €.
Sa voisine et amie, Albane, aimerait voir Lydie Salvayre écrire à l’encre rose de la « romance », cette veine que la jeune femme adore et qui « cartonne ». Mais la romancière, récompensée par le prix Goncourt en 2014 pourPas pleurer(Seuil), n’a cessé de le prouver depuis ses débuts : elle préfère de très loin le noir du mauvais esprit. C’est donc la couleur qu’elle adopte pour Autoportrait à l’encre noire, autoportrait qui se déploie sans que jamais l’autrice cesse de se cabrer contre les attendus du genre ni de surveiller les éventuels accès de sentimentalisme ou d’enjolivement qui pourraient la guetter, tandis qu’elle évoque ses parents, ses lectures, ses colères, son goût de la solitude… « J’écris parce que je ne sais pas parler », assure-t-elle. « Le Monde des livres » a tout de même eu envie de lui poser quelques questions.
« Autoportrait à l’encre noire » est né d’une suggestion des éditions Robert Laffont. Quel rapport entretenez-vous avec le travail de commande ?
Il vous reste 88.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Boris Vallaud, président du groupe (Socialistes et apparentés) à l’Assemblée, déclare que « ce qui se joue [aujourd’hui] est la démocratie »{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
Censure du gouvernement de Sébastien Lecornu: « Je ne vais pas dire aux députés de ma famille politique ce qu’ils ont à faire », déclare Laurence Garnier, vice-présidente des Républicains
Des manifestants acclament des membres de l’armée malgache lors d’une manifestation à Antananarivo, la capitale de Madagascar, samedi 11 octobre 2025. ZO ANDRIANJAFY / REUTERS
Une unité militaire malgache a déclaré, dimanche 12 octobre, prendre le contrôle de l’armée à Madagascar secouée par des manifestations antigouvernementales, le président, Andry Rajoelina, dénonçant une « tentative de prise de pouvoir illégale ».
« Désormais, tous les ordres de l’armée malgache, terre, air, mer, émaneront du quartier général du Capsat [corps d’armée des personnels et des services administratifs et techniques] », ont annoncé des officiers de cette unité dans une déclaration vidéo.
Des soldats du Capsat ont également rejoint les milliers de personnes à nouveau rassemblées dimanche à Antananarivo, cette fois pour une cérémonie d’hommage aux vies perdues depuis le début des manifestations antigouvernementales, le 25 septembre. Les militaires ont été accueillis avec enthousiasme. Il n’y a eu aucune réaction pour le moment du commandement militaire.
Le général Démosthène Pikulas a été investi chef d’état-major des armées lors d’une cérémonie à l’état-major, en présence du ministre des armées, Manantsoa Deramasinjaka Rakotoarivelo. « Je lui donne ma bénédiction », a déclaré le ministre à l’adresse de M. Pikulas, choisi par l’unité Capsat ayant rejoint samedi les manifestants antigouvernementaux.
« On vaincra, car le mal ne vaincra pas à Madagascar », a déclaré le colonel du Capsat Michael Randrianirina lors des prières organisées dans la capitale en hommage aux personnes tuées dans les troubles.
Les officiers ont été rejoints sur scène lors de la commémoration par plusieurs personnalités de l’opposition, dont l’ancien président Marc Ravalomanana, renversé lors du soulèvement de 2009. Une gerbe portant le message « A toutes les victimes mortes pour la nation » a été déposée.
Répression policière
En 2009, le Capsat, basé dans la périphérie de la capitale, avait déjà mené une mutinerie lors du soulèvement populaire ayant porté au pouvoir l’actuel président, Andry Rajoelina. Cette même unité avait annoncé samedi qu’elle « refuserait d’obéir à l’ordre de tirer » sur les manifestants, condamnant la répression policière récente – un tournant majeur depuis le début de la contestation.
Restez informés
Suivez-nous sur WhatsApp
Recevez l’essentiel de l’actualité africaine sur WhatsApp avec la chaîne du « Monde Afrique »
Rejoindre
Newsletter
« Le Monde Afrique »
Chaque samedi, retrouvez une semaine d’actualité et de débats, par la rédaction du « Monde Afrique »
S’inscrire
Des soldats étaient ensuite entrés samedi dans la capitale à bord de véhicules militaires pour rejoindre les manifestants, qui les ont accueillis avec jubilation et ont appelé à la démission du président. Des soldats ont affronté des gendarmes devant une caserne.
« Une tentative de prise du pouvoir illégale et par la force, contraire à la Constitution et aux principes démocratiques, est actuellement en cours sur le territoire national », a déclaré président malgache, Andry Rajoelina, dimanche dans un communiqué. « Le dialogue est la seule voie à suivre et la seule solution à la crise à laquelle le pays est actuellement confronté », a-t-il ajouté, appelant à « l’unité ».
Des officiers de la gendarmerie, accusés de violences contre les manifestants, ont publié dimanche matin une déclaration vidéo reconnaissant « des fautes et des excès lors de [leurs] interventions » et appelant à la « fraternité » entre l’armée et les gendarmes. « Nous sommes là pour protéger, pas pour terroriser », ont-ils déclaré, ajoutant que « désormais, tous les ordres viendront uniquement » du quartier général de la gendarmerie.
Répondant à l’une des revendications de la contestation, le Sénat a annoncé dimanche la destitution de son président, Richard Ravalomanana, ancien général de la gendarmerie.
La manifestation de samedi à Antananarivo a été l’une des plus importantes depuis le début de la contestation, le 25 septembre, lancée par le mouvement Gen Z pour protester contre les coupures d’eau et d’électricité et qui s’est transformée en une remise en cause des responsables politiques au pouvoir, à commencer par le président, Andry Raojelina.
Samedi soir, le nouveau premier ministre, Ruphin Zafisambo, a assuré que le gouvernement, « qui se maintient fermement », était « prêt à collaborer et à écouter toutes les forces : les jeunes, les syndicats et l’armée ». « Madagascar ne pourra pas résister à d’autres crises si cette division entre les citoyens persiste », a poursuivi le général Zafisambo dans un bref discours filmé. De son côté, la présidence a publié un communiqué assurant que le président, Andry Rajoelina, « rest[ait] dans le pays » et « continu[ait] de gérer les affaires nationales ».
L’île Maurice, à environ deux heures d’avion de Madagascar, a confirmé que l’ex-premier ministre malgache, Christian Ntsay (2018-2025), et l’homme d’affaires Maminiaina Ravatomanga, un proche conseiller du président Rajoelina, étaient arrivés dimanche matin de Madagascar par un vol privé.
L’Union africaine a exhorté dimanche « toutes les parties prenantes malgaches, civiles et militaires, à faire preuve de calme et de retenue ». L’Afrique du Sud voisine a également appelé « à respecter le processus démocratique et l’ordre constitutionnel ».
La compagnie aérienne Air France a suspendu ses vols vers l’île au moins jusqu’à mardi.
Au moins 22 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations et plus d’une centaine blessées, d’après un bilan des Nations unies. Le président Rajoelina a évoqué des « chiffres erronés » mercredi, estimant les « pertes de vies » à 12, tous « des pilleurs, des casseurs », selon lui.
Selon des médias locaux, les services d’urgence ont signalé samedi deux nouveaux morts et 26 blessés supplémentaires. Le Capsat a déclaré qu’un soldat avait également été tué par balle par les gendarmes.
Le PS demandait notamment à Sébastien Lecornu « la suspension immédiate et complète » de la réforme des retraites de 2023, la confirmation de l’abandon du 49.3 et du relâchement de la trajectoire budgétaire.
Le député PS Laurent Baumel a annoncé au micro de BFMTV ce mardi 14 octobre que son parti ne censurera pas le nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu.
Les socialistes « ne voteront pas de motion de censure », a expliqué le député. Le PS, qui demandait « la suspension immédiate et complète » de la réforme des retraites de 2023, la confirmation de l’abandon du 49.3 et du relâchement de la trajectoire budgétaire, menaçait de déposer sa propre motion de censure dès ce mardi matin en cas de réponse négative ou évasive du gouvernement.
Des camions transportant des biens d’Afghans expulsés par les autorités pakistanaises, près du passage de Torkham, entre les deux pays, le 1ᵉʳ septembre 2025. FAYAZ AZIZ / REUTERS
Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a fermement condamné, dimanche 12 octobre, les « provocations » de l’Afghanistan, qui a lancé samedi une opération contre des soldats pakistanais le long de la frontière séparant les deux pays. « Il n’y aura aucun compromis sur la défense du Pakistan, et chaque provocation sera suivie d’une réponse forte et efficace », a-t-il promis dans un communiqué, accusant Kaboul d’abriter des « éléments terroristes ».
Samedi soir, le ministère de la défense taliban avait rapporté avoir mené « avec succès » une opération armée « de représailles » contre les forces de sécurité pakistanaises « en réponse à des violations répétées et à des frappes aériennes sur le territoire afghan par l’armée pakistanaise ». Lors de ces affrontements frontaliers, « 58 soldats pakistanais ont été tués et 9 talibans ont perdu la vie », a annoncé dimanche le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid. Islamabad n’a pas confirmé ce chiffre.
De son côté, l’armée pakistanaise a déclaré dimanche, dans un communiqué, que « 23 soldats pakistanais étaient morts en défendant l’intégrité territoriale de [leur] pays contre cette attaque scandaleuse », et a assuré avoir « neutralisé plus de 200 talibans et terroristes affiliés au moyen de tirs, raids et frappes de précision ».
L’escalade a commencé jeudi, lorsque deux explosions ont retenti à Kaboul et une troisième dans le sud-est de l’Afghanistan. Le lendemain, le ministère de la défense taliban a imputé ces attaques au Pakistan, accusant son voisin d’avoir « violé sa souveraineté ». Islamabad n’a pas confirmé être à l’origine de ces frappes aériennes, mais a appelé Kaboul « à cesser d’abriter sur son sol des talibans pakistanais [Tehrik-e-Taliban Pakistan, TTP] ».
Ce mouvement, formé au combat en Afghanistan et qui se revendique de la même idéologie que les talibans afghans, est accusé par Islamabad d’avoir tué des centaines de ses soldats depuis 2021. Ces derniers mois, les militants du TTP ont intensifié leur campagne de violences contre les forces de sécurité pakistanaises dans les zones montagneuses frontalières avec l’Afghanistan.
« L’Afghanistan joue avec le feu et le sang », a mis en garde dimanche le ministre de l’intérieur pakistanais, Mohsin Naqvi, assurant que son voisin recevra, « comme l’Inde, une réponse écrasante afin qu’il n’ose plus jeter ne serait-ce qu’un regard hostile sur le Pakistan ». Le ministre faisait référence à la pire confrontation depuis des décennies avec l’Inde, survenue en mai et lors de laquelle les deux ennemis historiques avaient échangé tirs de missiles, envois de drones et barrages d’artillerie.
Samedi soir, Islamabad avait déclaré être attaqué à sa frontière. Il assurait avoir répliqué à des affrontements armés partis des provinces afghanes de Kunar, Nangarhar, Paktika, Khost et Helmand, tout le long de la ligne Durand, qui divise les deux pays. Kaboul avait finalement annoncé, autour de minuit heure locale, la fin de son opération.
Le Monde Mémorable
Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde »
Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde »
Découvrir
Newsletter
« A la une »
Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »
S’inscrire
Le Monde Application
La Matinale du Monde
Chaque matin, retrouvez notre sélection de 20 articles à ne pas manquer
Télécharger l’application
Newsletter abonnés
« International »
L’essentiel de l’actualité internationale de la semaine
S’inscrire
« Notre opération nocturne a rempli ses objectifs. Nos amis, comme le Qatar et l’Arabie saoudite, ont lancé un appel pour que le conflit cesse, et il est désormais terminé », a déclaré le ministre des affaires étrangères afghan, Amir Khan Muttaqi, en visite en Inde.
Le haut-commissaire des Nations unies aux réfugiés, Filippo Grandi, a regretté dimanche « ces nouvelles tensions et affrontements le long d’une frontière déjà fragile, théâtre de conflits, de déplacements forcés et de crises humanitaires depuis des décennies ».
Les relations entre les deux pays sont en dents de scie depuis le retour au pouvoir des talibans afghans à l’été 2021, Islamabad, accusant son voisin « d’abriter » des talibans pakistanais du TTP. Plus tôt samedi, le TTP a revendiqué des attaques meurtrières dans le nord-ouest du Pakistan qui ont causé la mort de 23 personnes. Elles ont eu lieu vendredi non loin de la frontière avec l’Afghanistan, dans la province du Khyber Pakhtunkhwa.
Pour Islamabad, ce sont les talibans afghans, de retour au pouvoir à Kaboul depuis l’été 2021, qui favorisent cette résurgence du TTP. Un rapport du Conseil de sécurité des Nations unies publié cette année estimait que le TTP « a sans doute été le groupe extrémiste étranger en Afghanistan qui a le plus profité » du retour des talibans afghans, « qui ont accueilli et activement soutenu » le mouvement. Mais Kaboul dément fermement et renvoie l’accusation à Islamabad, assurant que le Pakistan soutient des groupes « terroristes », notamment la branche régionale du groupe Etat islamique (EI).
Jeudi, le ministre de la défense pakistanais, Khawaja Muhammad Asif, a déclaré au Parlement que les multiples tentatives pour convaincre les talibans afghans de cesser de soutenir le TTP avaient échoué. « Nous ne tolérerons plus cela. Unis, nous devons sévir contre ceux qui les aident, que leurs cachettes se trouvent sur notre sol ou bien sur le sol afghan », a-t-il affirmé. L’année 2024 a été la plus meurtrière pour le Pakistan en près d’une décennie, avec plus de 1 600 morts dans ces violences, principalement des soldats.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a appelé samedi l’Afghanistan et le Pakistan à « faire preuve de retenue », soulignant que « la stabilité dans les relations Iran-Pakistan-Afghanistan contribue à la stabilité régionale ». Le ministère des affaires étrangères saoudien a également incité les deux pays « à éviter toute escalade et à dialoguer pour apaiser les tensions ».