« Sur le fil de la violence », de Mark O’Connell : face au tueur, trouver la bonne distance

Malcolm Macarthur à la sortie de la Cour pénale centrale, à Dublin, en 1983. INDEPENDENT NEWS AND MEDIA/GETTY IMAGES

« Sur le fil de la violence. Une histoire de vérité, d’invention et de meurtre » (A Thread of Violence : A Story of Truth, Invention, and Murder), de Mark O’Connell, traduit de l’anglais (Irlande) par Charles Bonnot, Stock, « La cosmopolite », 320 p., 22,50 €, numérique 16 €.

En 2013, Mark O’Connell croise régulièrement un vieil homme arborant une vigoureuse crinière blanche dans les librairies dublinoises et sous les travées du Trinity College. Il croit d’abord reconnaître un ancien professeur de lettres, avant de comprendre avec effroi qu’il s’agit, en vérité, de Malcolm Macarthur, sorti de prison depuis peu. En 1982, ce dandy d’ascendance aristocratique avait défrayé la chronique irlandaise pour un double meurtre qui plongea le pays dans un scandale politique incongru – au moment de son arrestation, le coupable s’était réfugié chez le procureur général, qui était l’un de ses amis. Une affaire restée dans les mémoires sous l’acronyme « GUBU », pour « grotesque, unbelievable, bizarre and unprecedented » (« grotesque, incroyable, bizarre et sans précédent »).

Lettré, étrangement froid, Macarthur a inspiré le personnage principal du Livre des aveux (Flammarion, 1990), un roman de John Banville racontant son histoire, sur lequel Mark O’Connell a planché durant des années pour son doctorat en littérature. « Croiser cet homme dans la rue était comme voir une fiction surgir soudain dans le monde réel : un frisson étrange et fascinant à la fois, explique-t-il au “Monde des livres”, de passage à Paris. Il y avait quelque chose d’intéressant à creuser sur cette dissonance cognitive très particulière. »

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Impôt sur la fortune improductive: « Il n’y a jamais eu d’échange avec le Rassemblement national […] Il faut arrêter les délires complotistes », assure Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados


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EN DIRECT, budget 2026 : les députés rejettent la fiscalisation des indemnités journalières en cas d’affection de longue durée

Le point sur la situation, lundi 3 novembre à 21 heures

Le Parti socialiste (PS) attend de voir « la copie complète » du projet de loi de finances pour décider ou non de censurer le gouvernement, a déclaré son premier secrétaire, Olivier Faure, sur le plateau de BFM-TV. « Cela se joue en fait dans le mois » de novembre, a-t-il ajouté.

Le président de la commission des finances, Eric Coquerel, a dénoncé l’attitude des socialistes, qui avaient promis de censurer le gouvernement faute d’avancées sur la taxe sur le patrimoine. « Le bilan, c’est qu’il n’y a rien eu, même pire », a-t-il fait valoir, dénonçant l’adoption d’une version édulcorée de la taxe sur les holdings ainsi qu’un « compromis avec le RN » sur l’impôt sur la fortune improductive.

« C’était assez cordial mais, manifestement, on va tout droit vers les ordonnances ou la loi spéciale », a déclaré le député Rassemblement national (RN) Matthias Renault, à l’issue de la réunion des groupes parlementaires organisée par le gouvernement, à laquelle la gauche a refusé de participer.

Les députés achèvent dans la soirée huit jours de débats sur la partie « recettes » du budget de l’Etat, sans espoir de voter ce premier volet mardi comme c’était prévu initialement. Ils entameront demain l’examen du budget de la Sécurité sociale, rejeté en commission vendredi. Celui-ci doit faire l’objet d’un vote solennel le 12 novembre.

Le nouvel impôt sur la « fortune improductive », approuvé vendredi 31, ne devrait apporter qu’une retouche assez modeste à la taxation actuelle du patrimoine, selon l’évaluation fournie par la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin. Ce prélèvement ne devrait rapporter qu’« environ 500 millions d’euros » de plus que l’actuel impôt, qui a fait entrer 2,2 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat en 2024, a-t-elle dit en séance aux députés qui l’interrogeaient.

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Deux ans après le début de la guerre, Modiin, ville symbole du patriotisme israélien : « Les enfants apprennent qu’Israël et son peuple passent avant tout »

Le patriotisme et le nationalisme se nourrissent des larmes. Ce lundi 20 octobre, elles coulent à flots sur les visages des jeunes militaires portant béret vert et uniforme de combat, réunis dans la ville de Modiin, qui enterre Itay Yavetz. Le soldat de 21 ans a été tué la veille dans Gaza, probablement un des derniers morts israéliens de la guerre commencée le 7 octobre 2023, après l’attaque du Hamas, si le cessez-le-feu conclu le 10 octobre devait se poursuivre.

Devant la tombe, son jeune frère, Raz, en sanglots, lit un message écrit par le militaire juste avant d’entrer la première fois à Gaza, en juillet 2024. « Tu as écrit : “J’ai grandi, j’ai appris sur moi-même, je me suis renforcé, j’ai mûri, je suis devenu un combattant, cela n’a pas été facile mais je suis content de là où je suis aujourd’hui. Dans peu de temps, nous allons entrer sur le terrain et nous allons réaliser tout ce que nous avons appris dernièrement. Il n’y a pas plus heureux que moi d’entrer dans Gaza avec mes camarades.” »

L’armée affirme qu’Itay Yavetz est mort après avoir été touché par une arme antichar utilisée par des combattants du Hamas dans la zone de Gaza toujours occupée par Israël – ce que l’organisation islamiste palestinienne a démenti. Un deuxième officier, Yaniv Kula, 26 ans, son supérieur, a été tué à ses côtés par l’explosion. Il a été enterré, le même jour, avec les honneurs, au mont Herzl, à Jérusalem. Lui aussi avait grandi à Modiin, dans le centre du pays.

Le choix de combattre

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Une femme tue l’ex-conjointe de son compagnon à Calais, avant de se suicider

La victime, âgée de 39 ans, est morte après avoir été visée par « deux coups de feu ». La suspecte, retrouvée morte dans sa voiture, a reconnu le meurtre dans une lettre.

Une femme a avoué par écrit en avoir tué une autre vendredi 31 octobre à Calais avant de se suicider, a déclaré à l’AFP le procureur de la République adjoint de Boulogne-sur-Mer, Patrick Leleu, confirmant des informations de médias locaux.

Agée de 39 ans, la victime, mère de deux enfants, est décédée « vers 14h30 » de « l’un des deux coups de feu tirés par une arme de gros calibre », selon le procureur adjoint.

L’autrice présumée des tirs a été retrouvée dans la soirée, morte dans sa voiture garée sur un parking de Calais, où elle « a mis fin à ces jours avec une arme du même type » en laissant « un courrier » dans lequel elle a « reconnu » avoir tiré sur la victime, a encore ajouté Patrick Leleu.

Une enquête pour homicide volontaire ouverte

Cette dernière a été tuée dans les parties communes de son immeuble, près du pas de la porte de son appartement, selon Philippe Mignonet, adjoint aux sécurités de la ville de Calais.

Le procureur adjoint a évoqué un « contexte familial » pour expliquer ce drame: l’assaillante aurait été « la compagne actuelle de l’ex-compagnon de la victime ».

Une enquête ouverte pour homicide volontaire doit aider à déterminer plus précisément les motivations de l’assaillante, a-t-il précisé.

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« Je ne veux pas que les Américains aient faim »: Trump prêt à financer l’aide alimentaire de 42 millions d’habitants (après qu’un juge le lui a ordonné)

L’aide alimentaire de 42 millions d’Américains doit être suspendue dans quelques heures. Un juge a ordonné à Donald Trump de mobiliser des fonds d’urgence.

Donald Trump s’est dit prêt vendredi 31 octobre à financer le principal programme public d’aide alimentaire aux Etats-Unis, à quelques heures de sa suspension provoquée par une paralysie budgétaire qui dure depuis un mois, sans issue en vue.

Après plus de quatre semaines de « shutdown » et la mise au chômage technique de centaines de milliers de fonctionnaires, des perturbations dans le trafic aérien ou encore la fermeture de parcs nationaux, les effets du blocage doivent s’étendre aux 42 millions d’Américains qui dépendent du programme Snap, que l’Etat fédéral doit arrêter de financer dans la nuit de vendredi à samedi.

« MON HONNEUR »

Après qu’un juge fédéral, saisi par des associations, a ordonné vendredi au gouvernement d’utiliser des fonds d’urgence pour financer Snap, Donald Trump s’est dit ouvert à une telle solution.

« Je ne veux pas que les Américains aient faim (…) Si le tribunal nous donne les directives juridiques appropriées, ce sera MON HONNEUR de fournir le financement » du programme Snap, a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

« Vous allez avoir de vrais gens, de vraies familles – vous allez avoir des enfants – qui souffriront de la faim dès ce week-end », avait auparavant lancé de son côté le ténor républicain Mike Johnson, en accusant l’opposition démocrate de « continuer leurs jeux politiciens à Washington ». La ministre de l’Agriculture de Donald Trump, Brooke Rollins, avait affirmé que le programme SNAP serait à court de fonds après un mois de « shutdown ».

Des dépenses de santé qui vont exploser

Face au potentiel tarissement de l’aide alimentaire, certains Américains organisent déjà une chaîne de solidarité. « Je suis tout simplement consternée par la manière dont notre pays traite les familles et les enfants », a déclaré à l’AFP Kerry Chausmer, une habitante de la proche banlieue de Washington qui va aider deux familles à payer leurs courses en l’absence d’aide.

Samedi les nouveaux coûts d’assurance santé seront connus pour les plus de 24 millions d’Américains dont la couverture passe par le programme fédéral « Obamacare ». Et avec l’expiration attendue à la fin de l’année de subventions publiques pour ce programme, les coûts risquent d’exploser, selon le cercle de réflexion KFF.

La question des subventions pour « Obamacare » est au coeur de la confrontation au Congrès entre républicains et démocrates, qui ne parviennent pas à s’entendre sur un nouveau budget. Le parti de Donald Trump propose de prolonger le budget actuel, avec les mêmes niveaux de dépenses, tandis que l’opposition réclame une prolongation de ces subventions.

Même si les républicains sont majoritaires au Sénat, plusieurs voix démocrates sont nécessaires pour mettre fin au « shutdown » et adopter un budget.

« Tout est de leur faute »

La plupart des sondages indiquent jusque-là que les Américains pointent principalement du doigt le parti présidentiel. Selon une enquête d’opinion pour ABC et le Washington Post publiée jeudi, 45% des interrogés attribuent la responsabilité du « shutdown » en premier lieu à Donald Trump et aux républicains au Congrès, contre 33% aux élus démocrates.

Alors que la solde des militaires avait pu être versée en octobre après une décision de Donald Trump, il n’est pas certain qu’une telle mesure soit possible pour novembre. Et les plus d’1,3 million d’Américains sous les drapeaux pourraient se joindre aux 1,4 million de fonctionnaires dont la paie est déjà gelée depuis un mois.

Parallèlement, les perturbations continuent dans le trafic aérien en raison de pénuries de contrôleurs aériens, certains choisissant de se faire porter pâle plutôt que de travailler sans salaire. L’aéroport JFK à New York, l’un des plus importants du pays, a ainsi dû cesser tout départ et toute arrivée pendant une heure et demie vendredi.

Côté démocrate comme républicain, certains espèrent qu’une issue à la crise pourrait venir d’une intervention de Donald Trump, intervenu en faveur des militaires et désormais des bénéficiaires de Snap, mais resté à la marge des débats sur la paralysie budgétaire.

Vendredi, il a réitéré sa promesse de négocier avec les démocrates sur leurs revendications, mais seulement après la levée du « shutdown ». « On va se voir très rapidement, mais ils doivent rouvrir le pays », a assuré le républicain à son arrivée en Floride où il passera le week-end dans sa luxueuse résidence Mar-a-Lago. « C’est de leur faute, tout est de leur faute », a ajouté Donald Trump.

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En Tanzanie, la présidente sortante proclamée gagnante de la présidentielle après trois jours de violences

La présidente de Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, ici lors d’un meeting de campagne, à Mwanza, dans le nord du pays, le 28 octobre 2025. MICHAEL JAMSON£/AFP

La cheffe de l’Etat tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, a remporté la présidentielle avec 97,66 % des voix, selon les résultats définitifs proclamés samedi 1er novembre à la télévision d’Etat après trois jours de violences électorales.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Tanzanie, des manifestations violemment réprimées après une élection présidentielle sans opposition

« Nous demandons l’intervention d’un organe crédible pour superviser de nouvelles élections », a réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) John Kitoka, porte-parole du parti d’opposition Chadema, écarté du scrutin. M. Kitoka a aussi dénoncé une « parodie de démocratie ».

Le pays de 68 millions d’habitants a sombré dans la violence mercredi, jour d’élections présidentielle et législatives qui se sont déroulées sans opposition, les deux principaux adversaires de la cheffe de l’Etat ayant été soit emprisonné, soit disqualifié.

« Nous remercions les forces de sécurité d’avoir veillé à ce que les violences n’empêchent pas le vote (…). Ces actes n’ont rien de patriotique », a déclaré samedi Mme Hassan, ajoutant « condamne[r] fermement » les manifestations de ces derniers jours.

Lire aussi | Tanzanie : Samia Suluhu Hassan, discrète présidente accusée de répression

Des tirs nourris entendus à Dar es-Salaam

Mme Hassan qui a accédé à la tête de la Tanzanie à la mort de son prédécesseur, John Magufuli, en 2021, dont elle était la vice-présidente, aspirait cette fois à être élue. Saluée dans un premier temps pour avoir assoupli les restrictions instaurées par son prédécesseur, elle a été accusée ensuite de mener une répression sévère contre ses détracteurs.

Un journaliste de l’AFP a observé mercredi une faible affluence à des bureaux de vote généralement bondés de la capitale économique et plus grosse ville du pays, Dar es-Salaam, avant d’entendre des tirs nourris alors que des centaines de personnes protestaient, incendiant notamment un commissariat. La contestation s’est ensuite étendue dans le pays.

Lire aussi | En Tanzanie, les électeurs désertent les bureaux de vote pour les élections présidentielle et législatives, sans suspense ; des manifestants ont défilé à Dar es-Salaam

« Au moment où nous parlons, le nombre de morts à Dar [es-Salaam] est d’environ 350 et il y en a plus de 200 à Mwanza [nord du pays]. Si l’on ajoute les chiffres des autres endroits dans le pays, on arrive à un total d’environ 700 morts », a déclaré jeudi à l’AFP M. Kitoka, dont la formation a appelé au boycott du scrutin. Son chef, Tundu Lissu, arrêté en avril, sera jugé pour trahison, une accusation passible de la peine capitale.

L’ONU appelle à une « enquête minutieuse et impartiale »

« Il n’y a eu aucun usage excessif de la force », a répondu le ministre des affaires étrangères tanzanien, Mahmoud Thabit Kombo, sur la chaîne Al-Jazira, faisant état de « poches de violence » dans le pays. « Je n’ai pas vu ces 700 morts », a-t-il poursuivi. « Nous n’avons encore aucun chiffre pour aucune victime dans le pays. »

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Le bilan de l’opposition a été qualifié de « plutôt crédible » par une source diplomatique, qui a fait état de « centaines de morts ». Une source sécuritaire a reçu des informations similaires. Plusieurs hôpitaux et centres de santé ont refusé de s’exprimer auprès de l’AFP.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, « très inquiet », a réclamé vendredi une « enquête minutieuse et impartiale sur les accusations d’utilisation excessive de la force », appelant toutes les parties à la « retenue » et à « empêcher toute nouvelle escalade ».

Le Monde avec AFP

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« Les cours d’eau peuvent se réveiller en quelques minutes »: après les crues meurtrières dans la Drôme, les habitants redoutent de nouvelles pluies

Les corps des deux personnes disparues dans les crues dans la Drôme ont été retrouvés ce vendredi 31 octobre. Un choc chez les habitants qui s’inquiètent de voir les crues revenir avec les pluies prévues sur le département ce week-end.

Les crues feront-elles leur retour dans la Drôme? C’est du moins ce que craignent les habitants du département touchés cette semaine par des inondations qui ont causé la mort de deux personnes dont les corps ont été retrouvés, ce vendredi.

Une inquiétude accentuée par la pluie qui devrait tomber abondamment ce week-end sur le secteur. Une « nouvelle perturbation de la Nouvelle-Aquitaine à la frontière belge » est ainsi attendue « dès la matinée », selon Météo France.

Ce temps pluvieux pousse les riverains à modifier leurs habitudes pour rester en sécurité.

« Je ne passe jamais là quand il y a un peu d’eau »

C’est le cas de Ludivine, une habitante de Nyons, qui refuse d’emprunter les routes qui traversent l’Eygues, la rivière de sa commune, en cas de fortes pluies.

« Il ne faut pas passer la digue, quand il y a de l’eau », explique-t-elle à BFMTV. « Même quand la barrière n’est pas fermée, je ne passe jamais là quand il y a un peu d’eau », ajoute-t-elle.

Face à ces fortes pluies, les habitants de la commune appellent aussi à la vigilance face à cette météo. « Souvent à cette période ou en décembre, il y a souvent de belles crues, donc je me fais ma propre idée de ce qu’il faut faire ou non », détaille Chantal, une riveraine.

La région sous surveillance

Malgré le danger d’une nouvelle inondation, certains habitants se sentent en sécurité dans leur commune.

« Les cours d’eau peuvent se réveiller en l’espace de quelques minutes, mais ils sont, en théorie, protégés. Ici, c’est plus un concours de circonstances si les personnes ont été emportées », déclare Michel, un habitant.

Face aux prochaines pluies, la région reste tout de même en surveillance. Dans la nuit de mercredi à jeudi, le niveau de l’Eygues est monté de plus deux mètres.

Zoé Lamarche avec Sylvain Allemand

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Alexis Lebrun et Simon Gauzy au rendez-vous des quarts de finale WTT champions de tennis de table de Montpellier

Alexis Lebrun et Simon Gauzy, pendant un entraînement, à l’Arena Sud de France, à Pérols, en périphérie de Montpellier, le 28 octobre 2025. LEWIS JOLY POUR « LE MONDE »

Epoustouflant. Mené deux sets à zéro, Alexis Lebrun a renversé, vendredi 31 octobre, le 4e joueur mondial, le Japonais Tomokazu Harimoto (9-11, 10-12, 11-4, 11-9, 12-10), pour se hisser en quarts de finale du WTT champions de Montpellier, à l’issue d’un match spectaculaire et après avoir sauvé quatre balles de matchs.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Dans le sillage des frères Lebrun, Montpellier est devenue une « vitrine » du « ping » en France

Le Montpelliérain de 22 ans a dû puiser loin dans ses ressources pour remonter une partie mal engagée et terrasser la tête de série numéro 2 de cette épreuve du deuxième échelon mondial. Après avoir mené rapidement 6-1, grâce à sa puissance autant en revers qu’en coups droits, l’aîné des Lebrun, bénéficiaire d’un abandon adverse au tour précédent, a subitement baissé de régime. Harimoto s’est alors ressaisi pour conclure 11-9.

Dans ce match phare des huitièmes de finale, après l’élimination la veille de son petit frère, Félix, par Simon Gauzy, Alexis Lebrun a d’abord semblé manquer de solution. Mais il n’a pas paniqué. Sa défense héroïque lors du 8e point de la deuxième manche, remporté au bout d’un long bras de fer (5-3), a soulevé les vivats des 6 500 spectateurs, sans toutefois empêcher le Japonais d’arracher le set.

Un quatrième set intense

Le tricolore, numéro 13 mondial et auteur de solides performances lors du sacre européen par équipes des Bleus le 19 octobre, s’est révolté dans la troisième manche, s’offrant six balles de set avant de conclure d’un revers long de ligne. Au bout d’un quatrième set intense, à l’instar de ce point gagné loin de la table pour revenir à 9-9, l’aîné des Lebrun a recollé à deux manches partout dans une ambiance survoltée.

Même mené de quatre points (4-8) dans le set décisif, il a encore haussé son niveau de jeu, grignotant peu à peu son retard avant de sauver quatre balles de match et de conclure 12-10, pour le plus grand bonheur du public héraultais.

Alexis Lebrun affrontera ce samedi, à 20 h 45, le Slovène Darko Jorgic, tête de série numéro 7 et 10e au classement mondial, pour une place en demi-finales. Simon Gauzy, 31 ans, a, lui, rendez-vous avec le jeune Japonais Sora Matsushima, 18 ans, à partir de 15 h 15.

Dans le tableau féminin, Prithika Pavade, dernière Française en lice, a été éliminée vendredi soir en huitièmes de finale. Menée deux sets à zéro par la Japonaise Miwa Harimoto, Pavade a aussi réussi à recoller à 2-2. Mais la Française s’est inclinée dans la manche décisive (7-11, 6-11, 11-5, 12-10, 4-11).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Simon Gauzy, doyen de l’équipe de France de tennis de table et coéquipier de luxe des frères Lebrun

Service Sports (avec AFP)

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