En 2025, quelles sont les œuvres qui vous ont le plus touché, captivé, bousculé, fait réfléchir ? L’année dernière, nous vous avions proposé de réaliser ce classement et vous aviez été nombreux à y participer. D’ici au 31 décembre, les journalistes du Monde partageront avec vous la sélection de leurs productions culturelles favorites de 2025. A vous de réaliser la vôtre.
Pour chaque catégorie d’œuvres, plusieurs choix sont possibles. Les résultats seront ensuite calculés et publiés sur le site du Monde entre la fin de décembre et le début de janvier, accompagnés de vos témoignages.
Vous remarquerez que deux nouvelles catégories rejoignent cette année les romans, films, bandes dessinées, albums musicaux et jeux vidéo : les séries et les mangas. Pour les premières, nous n’avons soumis au vote que les œuvres de fiction. Pour les seconds, nous avons choisi de ne faire figurer que les derniers tomes parus.
Vous avez la possibilité d’attribuer des points à chaque œuvre figurant dans la liste. Un équivaut à 2 points ; un à 1 point ; un à − 1 point ; et un à − 2 points. Le n’enlève ni ne donne aucun point, mais est utile pour les œuvres qui vous ont laissé… circonspect. Enfin, si des choix figurant dans la liste ne vous disent rien, passez votre chemin.
Vos préférés ne figurent pas dans notre sélection ? Vous avez la possibilité de les ajouter vous-même. Les œuvres recommandées à plusieurs reprises seront ajoutées au classement final. Bonne sélection !
Le président de la République est revenu ce samedi 22 novembre sur la polémique née des propos tenus par le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, devant les maires de France réunis en congrès.
Il n’avait pas encore pris la parole depuis le début de la polémique. Quatre jours après les propos tenus par le général Fabien Mandon devant les maires de France, Emmanuel Macron a fait savoir que le chef d’état-major des armées avait « toute sa confiance » et que ses déclarations avaient été « sorti(es) de leur contexte pour faire peur ».
« On a tout le savoir, toute la force économique et démographique pour dissuader le régime de Moscou (…). Ce qu’il nous manque, et c’est là où vous avez un rôle majeur, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est », avait déclaré le général Fabien Mandon durant le congrès des maires de France.
« Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu’il faut dire les choses, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production défense, alors on est en risque », avait-il ajouté.
Emmanuel Macron dénonce des « surréactions »
En réaction, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon avait notamment exprimé son « désaccord total » avec le chef d’état-major des armées. « Oui à la défense nationale mais non aux discours va-t-en-guerre insupportables! », avait également tonné le patron du PCF, Fabien Roussel.
Depuis le sommet du G20 se tenant actuellement à Johannesburg, en Afrique du Sud, le chef de l’État a balayé la controverse et assuré que le discours du chef d’état-major des armées « était plus élaboré que la phrase qu’on en a sortie ».
Pour Emmanuel Macron, les déclarations portant sur les « enfants » ont suscité des « surréactions ». « Je comprends surtout que ça a été détourné par beaucoup de gens qui ont un autre agenda », a grincé le président de la République. « Moi je ne céderai pas à l’esprit de défaite, au déclinisme ambiant. »
Le nombre de personnes concernées, ainsi que l’impact concret de cette décision sur le fonctionnement futur de l’ambassade et de ses différents services à Bamako, n’a pas été précisé. Selon le Quai d’Orsay, cette décision graduée a été prise « au regard du contexte [sécuritaire] et à l’instar de plusieurs de ses partenaires ». Une référence à différents pays occidentaux, en particulier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, qui, dès le 30 octobre, avaient annoncé l’évacuation de leur personnel« non essentiel » et de leurs familles du Mali.
Les enjeux symboliques et humains d’une telle mesure sont toutefois bien plus importants pour Paris que pour Washington ou Londres. Outre son statut d’ex-puissance coloniale qui entretient des relations très tendues avec Bamako depuis qu’une junte souverainiste y a pris le pouvoir par un coup d’Etat, en 2020, la France compte 4 300 ressortissants inscrits sur ses listes consulaires, parmi lesquels une large majorité de binationaux. Un chiffre qui en fait, de loin, le pays occidental comptant le plus de citoyens au Mali.
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Travailler jusqu’à 12 jours consécutifs légalement: « Comme d’habitude, on veut nous faire travailler plus longtemps », dénonce Thomas Vacheron, secrétaire confédéral CGT{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
Travailler jusqu’à 12 jours consécutifs légalement: « Ce qui est certain, c’est qu’il va falloir travailler plus » en France, explique Jean-Philippe Cartier, entrepreneur{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
CharlElie Couture, dans le bar-restaurant Le Chansonnier, à Paris, le 21 octobre 2025. EDOUARD CAUPEIL / PASCO POUR « LE MONDE »
A un moment, un buffle et un castor sont apparus dans la conversation. C’était à propos du livre que CharlElie Couture vient de publier, Manhattan Galerie. Traits portraits (Calmann-Lévy, 104 pages, 14,90 euros, numérique 11 euros), où il trace le portrait écrit et dessiné de 50 visiteurs de l’atelier-galerie qu’il a tenu à New York entre 2010 et 2015, The RE Galerie. On lui fait remarquer que ce livre est à l’image de beaucoup de ses chansons et tableaux : des zooms sur un personnage, un instant suspendu, avec tout un monde en arrière-plan, comme attrapé au vol. « J’ai toujours fait ça, répond-il. Quand j’étais gamin, si je dessinais un cow-boy, à côté, j’écrivais : “Le cow-boy court parce qu’il y a 100 Indiens qui le poursuivent, et après, il a rencontré un buffle, et après un castor…” » Le goût de raconter des histoires ? Une nécessité, plutôt. « J’ai toujours besoin d’en dire plus. »
C’est de cela que l’on discute, dans l’arrière-salle d’un café du 10ᵉ arrondissement de Paris, tandis que la nuit tombe, et que le verre de kir descend lentement : du « plus », du désir jamais éteint de multiplier les angles, les visions, les univers. A propos de son nouveau livre, il dit : « Il aurait pu contenir 100 portraits, mais ç’aurait été trop, non ? » Parfois, CharlElie Couture se retient. Rare concession aux limites du réel, pour un homme qui a passé sa vie à tenter de les abolir.
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Budget rejeté: « Il n’y aura pas de relance politique tant qu’Emmanuel Macron sera à l’Élysée », réitère Aurélien Taché, député LFI{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>
Dans une agence de transfert d’argent, à Beyrouth, le 27 juillet 2022. JOSEPH EID / AFP
Ils sont discrets, mal connus, mais représentent une manne considérable et grandissante : les envois d’argent des diasporas vers leur pays d’origine, appelés remises migratoires ou plus communément transferts d’argent des migrants, ont dépassé les 900 milliards de dollars en 2024. Ces flux financiers font, de ce fait, régulièrement l’objet de discours alarmistes, s’inquiétant d’un manque à gagner pour les pays d’accueil des immigrés.
Début novembre, un nouveau rapport de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie – un think tank français dont les publications soulèvent de nombreuses réserves – affirmait que ces envois de fonds représentaient « 155 milliards d’euros perdus pour la France en 15 ans » et qu’il serait par conséquent légitime de chercher « à réduire ces transferts » et « souhaitable de [les] taxer ».
La journée de dimanche 23 novembre sera riche en discussions autour de la guerre en Ukraine. À Genève, les Ukrainiens et Américains se réuniront pour évoquer le plan de paix de Donald Trump tandis que des échanges auront lieu en visio-conférence pour la Coalition des volontaires.
Alors que les Américains et les Ukrainiens vont se réunir à Genève dimanche 23 novembre pour évoquer le « plan de paix » du président américain, Emmanuel Macron annonce, ce samedi, que les pays de la « Coalition des volontaires » échangeront par visio-conférence la même journée.
Il rappelle également, depuis l’Afrique du Sud où il se trouve pour le G20, que « les gens qui vont se réunir demain à Genève, ce ne sont que des gens qui veulent la paix ».
« Il ne faut pas se tromper. La tension est avec la Russie, c’est la Russie qui a déclenché une guerre d’agression. C’est la Russie qui, depuis mars, ne veut pas le cessez-le-feu », ajoute le chef de l’État.
Territoires ukrainiens contre non-agression russe: à qui profite le plan de paix proposé par Trump ?
Des conditions pour que « la paix soit acceptable »
Le « plan de paix » de Donald Trump est un document en 28 points, vu avec une grande inquiétude à Kiev puisqu’il reprend plusieurs exigences clés de la Russie, à savoir que l’Ukraine lui cède des territoires, accepte une réduction de la taille de son armée et renonce à intégrer l’Otan. Il offre cependant des garanties de sécurité occidentales à Kiev pour prévenir toute nouvelle attaque russe.
Emmanuel Macron précise: « On va faire re-converger ces positions avec tous le même but: obtenir la paix, mais pas une paix qui serait précaire, une paix durable pour l’Ukraine et les Européens. »
Il rappelle qu’il y a des « conditions » pour que « cette paix soit acceptable, bien que « toute initiative qui va vers la paix est bonne ». Il faut, selon lui, des « éléments de la dissuasion ».
Sans eux, « les Russes reviendront et trahiront leur promesse. Nous l’avons vu à plusieurs reprises et notamment en ce qui concerne l’Ukraine en février 2022« , souligne le président français, qui estime que la paix « doit commencer par un cessez-le-feu ».
Le président de la République demande également à ce que le projet de Donald Trump soit « renforcé ». « Aucune frontière ne doit être modifiée par la force et l’Ukraine ne doit jamais être vulnérable. Toute décision impliquant l’Union européenne ou l’OTAN doit recueillir l’assentiment de leurs membres », a-t-il notamment écrit sur X.
« Avec nos partenaires européens et du G7, nous saluons les efforts des États-Unis pour ramener la paix en Ukraine. Cela montre une chose : tout le monde veut la paix, sauf la Russie qui continue obstinément de bombarder l’Ukraine », a également réagi le chef de l’État sur son compte X.
Une réponse avant le 27 novembre
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a, lui aussi, repoussé vendredi ce plan, que Donald Trump et Vladimir Poutine le pressent d’accepter, assurant qu’il allait proposer des « alternatives » aux Américains.
Une rencontre entre Poutine et Zelensky peut-elle aboutir à un accord de paix?
Les pourparlers avec les États-Unis seront menés par son bras droit, le chef de la présidence Andriï Iermak, et comprendra entre autres secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien, Roustem Oumerov, les chefs des services de sécurité et de renseignement et le chef d’état-major. Soit une délégation essentiellement militaire.
Donald Trump a donné jusqu’au 27 novembre, jour de la fête de Thanksgiving, à Volodymyr Zelensky pour donner sa réponse aux solutions proposées. « Il faudra bien que (ce plan, NDLR) lui plaise, et si cela ne lui plaît pas, alors, vous savez, ils n’auront qu’à continuer à se battre », a lancé le dirigeant américain.
Pavillon dédié aux ONG et aux associations civiles et sociales, lors de la COP30, à Belem, dans l’Etat du Pará, au Brésil, le 15 novembre 2025. MAURO PIMENTEL / AFP
L’un de ses surnoms est la « COP de l’adaptation ». La 30e conférence mondiale sur le climat (COP30) à Belem, au Brésil, a mis au cœur de son agenda la réduction de la vulnérabilité face aux impacts déjà majeurs du réchauffement. Une priorité pour la présidence brésilienne et pour les pays du Sud, qui payent un lourd tribut à la crise climatique. Cet enjeu était l’un des plus débattus dans la dernière ligne droite des négociations, qui doivent s’achever officiellement vendredi 21 novembre.
« Nous pesons moins de 1 % des émissions de gaz à effet de serre et pourtant nous souffrons le plus », dénonce Lina Yassin, déléguée du Soudan, s’exprimant au nom du groupe des 44 pays les moins avancés. L’adaptation consiste à limiter les dégâts humains et économiques des canicules, inondations ou sécheresses. Il s’agit par exemple de mettre au point des cultures plus résistantes aux chaleurs ou de créer des îlots de fraîcheur dans les villes. Mais ces politiques progressent lentement, tant le sujet a toujours été le parent pauvre des politiques climatiques au regard de la réduction des émissions – que l’on appelle l’atténuation.
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