Annulation du colloque « La Palestine et l’Europe » au Collège de France : « Cette interdiction ouvre la voie à une ère de censure institutionnelle »

Nous, membres de la communauté scientifique, chercheurs, enseignants, étudiants et citoyens attachés à l’indépendance du savoir, exprimons notre profonde inquiétude face à l’annulation du colloque « La Palestine et l’Europe : poids du passé et dynamiques contemporaines », initialement prévu au Collège de France.

Cette décision, prise à la suite d’un article polémique et de pressions directes exercées par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, constitue une atteinte sans précédent à la liberté académique en France. Sous prétexte de garantir l’intégrité scientifique, le ministère a légitimé une intervention politique dans le champ de la recherche, en contradiction avec sa mission première : protéger l’indépendance des universitaires et la pluralité des approches scientifiques.

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Issus d’universités prestigieuses telles que l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), la School of Oriental and African Studies de Londres, l’université d’Amsterdam, l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et le Centre national de la recherche scientifique, à Paris, ou la Queen Mary University of London, les intervenants ont été injustement discrédités, sur la base d’amalgames et d’accusations infondées. Leur compétence, leur rigueur et la reconnaissance internationale de leurs travaux ne sauraient être effacées par des campagnes de dénigrement.

Des principes mis en péril

La recherche n’a pas vocation à plaire ni à se conformer à un « équilibre politique » dicté par le pouvoir. Elle repose sur la méthode, la critique, le débat argumenté, des principes aujourd’hui mis en péril. En confondant évaluation scientifique et contrôle idéologique, cette interdiction ouvre la voie à une ère de censure institutionnelle, où des calomnies médiatiques suffiraient à bâillonner la réflexion universitaire.

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Nous refusons que la France suive cette pente. Nous refusons que le Collège de France devienne le réceptacle d’une telle dérive. Nous affirmons que la mission des universités et des institutions de recherche n’est pas de conforter le pouvoir, mais d’éclairer la société.

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Salt Typhoon et Volt Typhoon: deux groupes de hackers soutenus par la Chine ont coûté plus de 8 milliards de dollars à l’Australie en 2024 et menacent ses structures critiques

Dénonçant des « niveaux d’espionnage sans précédent », le directeur général de la sécurité du service de renseignement intérieur a alerté sur le danger que représentent les groupes de hackers chinois pour son pays.

Les hackers chinois n’ont pas que les États-Unis dans leur viseur. L’Australie est aussi une de leurs cibles, a révélé son directeur général de la sécurité du service de renseignement intérieur (ASIO), Mike Burgess, lors d’une conférence, a rapporté la BBC. Un cyberespionnage qui lui a coûté plus de huit milliards de dollars sur l’année 2023-2024, dont environ 1,3 milliard lié à des secrets commerciaux et à la propriété intellectuelle volés à des entreprises.

Dénonçant « des niveaux d’espionnage sans précédent », il a accusé la Chine de mener « de multiples tentatives pour scanner et pénétrer les infrastructures critiques en Australie (…) en ciblant les réseaux d’approvisionnement en eau, de transport, de télécommunications et d’énergie ».

Un risque de « sabotage à fort impact »

Mike Burgess a surtout cité deux groupes de hackers suspectés d’être protégés par la République populaire de Chine: Salt Typhoon et Volt Typhoon. Ils sont notamment connus pour avoir ciblé des infrastructures critiques américaines au cours des dernières années, dont des réseaux de télécommunications.

« Ces groupes sont des pirates informatiques travaillant pour les services de renseignement et l’armée chinoise », a de nouveau accusé Mike Burgess, ajoutant qu’ils « ont été impliqués dans le vol d’informations sensibles, mais [que] le véritable danger résidait dans la menace de sabotage, c’est-à-dire la perturbation d’infrastructures critiques ».

Le directeur général de la sécurité de l’ASIO a accusé les régimes autoritaires comme la Chine de chercher à « entraver la prise de décision, nuire à l’économie, saper la capacité de combat et semer la discorde sociale » avec ces opérations de sabotage. À cause de ces attaques, l’Australie est de plus en plus exposée à un risque de « sabotage à fort impact », a-t-il mis en garde.

Infiltration indétectable

Ce risque est d’autant plus grand car les hackers en question disposent de capacités « extrêmement sophistiquées », d’après Mike Burgess, utilisant des techniques de pointe pour, entre autres, s’introduire en toute discrétion dans les systèmes des entreprises australiennes.

« Une fois infiltrés, ils cartographient activement et de manière intensive vos systèmes et cherchent à maintenir un accès permanent et indétectable, ce qui leur permet de mener des actions de sabotage au moment opportun », a-t-il déclaré.

Là où de brèves interruptions de télécommunications, sans aucun rapport avec une ingérence étrangère, ont eu des répercussions importantes sur la société, ce serait encore pire avec Salt Typhoon ou Volt Typhoon. Ce ne serait pas seulement un réseau téléphonique ne fonctionnant pas pendant au moins une journée, mais tous les réseaux qui pourraient être hors service en même temps. Les hackers pourraient aussi couper l’électricité en pleine vague de chaleur ou encore polluer l’eau potable de l’Australie, a averti Mike Burgess.

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La Chine se couvre de champs de panneaux solaires d’un gigantisme inédit

Des panneaux solaires dans la préfecture de Hainan, province du Qinghai, dans l’ouest de la Chine, le 1ᵉʳ juillet 2025. NG HAN GUAN/AP

Dans une zone aride du nord de la Chine, à la lisière du désert de Gobi, le paysage jaune et rocailleux laisse soudain place à un océan de panneaux solaires. Rangés en lignes par blocs absolument similaires de 300 mètres par 200 mètres et séparés par un quadrillage d’allées, ils s’étendent à perte de vue. Leur orientation s’adapte automatiquement pour capter un maximum de luminosité. Monté sur une structure en béton construite suffisamment haut pour donner un aperçu de l’ampleur du champ photovoltaïque, Liu Yuanguan étend son bras en direction du nord. « Les plus éloignés sont à une bonne quinzaine de kilomètres », affirme le vice-président de Baofeng, le groupe énergétique responsable du site.

Ce champ de la région autonome du Ningxia, démarré dès 2017, a désormais une puissance de 1 gigawatt (GW), soit déjà 50 % de plus que les plus grands champs photovoltaïques d’Europe. Baofeng y fait pousser des baies de goji pour trouver une utilité agricole à ce site et freiner la désertification qui affecte ce territoire. L’entreprise possède un autre champ photovoltaïque similaire 200 kilomètres plus au sud, et encore de nombreux autres projets solaires et éoliens dans les régions voisines du Gansu et de la Mongolie-Intérieure. « A terme, nous visons 30 GW », dit le haut cadre.

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Budget: bonbons, biscuits, huiles, boissons… Le prix de ces produits risque d’augmenter en 2026

Plusieurs articles du budget pour 2026 prévoient de taxer directement ou indirectement certains produits de grande consommation. Si le projet de loi de finances venait à être voté, de nombreux aliments risqueraient de voir leur prix augmenter.

Après les sodas en 2025, quels seront les produits de grande consommation qui verront leur prix augmenter en 2026 à cause du budget? En février derner, les députés avaient effectivement mis en place une nouvelle taxe sur les boissons sucrées qui avait pour but d’augmenter leur prix de 10%. Afin d’inciter les clients à moins en consommer.

Alors que le Projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2026 est en cours d’examen à l’Assemblée nationale, plusieurs de ses articles prévoient de taxer davantage certains produits. RMC Conso vous liste ceux qui risqueraient d’augmenter si ce texte était adopté.

· Les biscuits et bonbons avec la taxe anti-sucre

Cette nouvelle taxe aurait un fonctionnement assez similaire à celui de la taxe soda, qui taxe plus ou moins fort une boisson en fonction du nombre de kilos de sucre qu’elle contient par hectolitre. Là, en fonction du nombre de kilos de sucre ajoutés qu’il contiendrait par quintal (100 kilogrammes), un produit alimentaire serait surtaxé.

C’est un amendement à l’article 11 du PLFSS déposé par les députés Renaissance qui prévoit de mettre en place cette nouvelle fiscalité. Voici concrètement le surcoût qui devra être supporté par l’industriel:

-Si un produit a moins de 5 kilogrammes de sucre ajoutés pour un quintal (moins de 5%), la taxe sera de 4 euros par quintal.

-Si un produit a entre 5 et 8 kilogrammes de sucre ajoutés par quintal (entre 5 et 8%), la taxe sera de 21 euros par quintal.

-Si un produit a plus de 8 kilogrammes de sucre ajoutés par quintal (plus de 8%), la taxe sera de 35 euros par quintal.

Cette nouvelle taxation concernera l’ensemble des produits alimentaires transformés. Mais visera encore plus spécifiquement les biscuits sucrés et les bonbons qui contiennent le plus de sucre ajouté. Les producteurs de ces deux types de produits devront supporter le surcoût induit par cette nouvelle fiscalité. Et pourront de ce fait le répercuter sur le prix de leurs produits. Notons toutefois que les entreprises à moins de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires ne seraient pas concernées afin de préserver les entreprises artisanales.

L’objectif d’une telle taxation est double. Dissuader d’un côté le consommateur de manger de ces produits mauvais pour la santé. Et de l’autre rapporter de l’argent à la Sécurité sociale: le produit de cette taxe servira à financer des programmes de prévention contre l’obésité.

· Les boissons énergisantes alcoolisées (Vody)

C’est un produit certes beaucoup moins consommé que les bonbons et les biscuits, mais qui a beaucoup fait parler de lui cette année. Les boissons énergisantes alcoolisées, c’est-à-dire des boissons alcoolisées comportant une adjonction de substances actives ayant un effet stimulant comme la caféine, la taurine ou la guaranine, vont être taxées.

Cet amendement inscrit dans le PLFSS vise une marque en particulier: la Vody. En mai dernier la répression des fraudes s’est inquiétée du succès de ce mélange de vodka et de boisson énergisante titrant entre 18 et 22% d’alcool pour une canette de 25 centilitres. Par la présence de caféine, ce mélange masque la fatigue et l’effet de l’ivresse, ce qui peut entrainer une surconsommation. Sa forte teneur en sucre masque également le goût de l’alcool et facilite encore plus sa consommation à l’excès.

Il existait déjà depuis 2020 une taxe visant les « prémix », ces mélanges d’alcool et de boissons non alcoolisées sucrées. Mais étonnamment, les boissons énergisantes alcoolisées comme la Vody y échappaient jusqu’alors. L’amendement adopté dans le PLFSS visera donc à rectifier le tir.

· Les huiles, margarines, laits infantiles avec la taxe hexane

Cette nouvelle taxe n’imposera pas directement les produits concernés, mais pourrait tout de même avoir une incidence sur leur prix à l’avenir. Les députés ont approuvé samedi 8 novembre la création d’une taxe sur l’hexane.

Qu’est-ce que c’est? Il s’agit d’un solvant neurotoxique et perturbateur endocrinien, qui est malgé tout massivement utilisé par l’industrie agroalimentaire pour extraire les huiles végétales. Toutes les entreprises qui produisent, vendent ou importent de l’hexane seront asujetties à cette nouvelle contribution à hauteur de 0,3 centime par litre.

L’augmentation du coût de l’hexane avec cette taxe peut donc se répercuter sur la chaîne de production de certains industriels qui s’en servent. Ces derniers pourront également chercher à utiliser un produit alternatif pour se conformer à la volonté de cette nouvelle taxation: réduire l’usage de ce solvant. Toutefois, cette transition pourrait entraîner un surcoût, qui se répercutera sur les produits.

Dans l’amendement instaurant cette nouvelle taxe, le député Richard Ramos (MoDem) listait certains produits d’alimentation courante pouvant présenter des résidus d’hexane. C’est le cas de certaines huiles, de margarines, de laits infantiles ou de plats préparés. Ces produits pourraient donc être amenés à augmenter.

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Hannibal Kadhafi libéré au Liban après dix années de détention sans jugement

Hannibal Kadhafi entouré d’Inès Harrak, cheffe de son équipe de défense, et l’avocat français Laurent Bayon, à Beyrouth, le 10 novembre 2025. AVOCATS DE LA DÉFENSE D’HANNIBAL KADHAFI/AFP

Hannibal Kadhafi, le plus jeune fils encore en vie de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi, tué en Libye le 20 octobre 2011, est sorti de prison lundi 10 novembre, après dix années de détention à Beyrouth, durant lesquelles il n’a jamais été jugé. Sa remise en liberté a été rendue possible par le paiement d’une caution de 900 000 dollars (777 000 euros), acquittée par une délégation libyenne du gouvernement de Tripoli, qui a assisté à la libération.

Mardi, l’homme âgé de 50 ans était en compagnie de son épouse et de ses enfants, et n’avait pas quitté le pays du Cèdre, malgré son intention de gagner une autre destination, sur laquelle sa défense garde le secret. Il doit obtenir pour cela une autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, qui, en 2011, en pleine répression de l’insurrection dans l’Est libyen, avait frappé d’interdiction de voyager Mouammar Kadhafi et ses proches.

Le long séjour d’Hannibal Kadhafi derrière les barreaux au Liban a été dénoncé comme arbitraire par l’ONG Human Rights Watch, qui a appelé à sa libération en août, estimant que sa détention était basée sur des « allégations apparemment non fondées ».

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« Le climat compatible s’étend de plus en plus vers le nord » de l’Europe: pourra-t-on bientôt cultiver du riz en Angleterre en raison du réchauffement climatique?

Dans une région marécageuse de l’est de l’Angleterre, une chercheuse britannique expérimente la culture du riz, qui pourrait un jour devenir viable dans le pays en raison du réchauffement climatique.

Grandes bottes en caoutchouc aux pieds, Nadine Mitschunas manipule avec une joie non dissimulée les plants de riz à maturité qui émergent de l’eau d’une petite parcelle qu’elle cultive dans les Fens, une région particulièrement fertile de l’est de l’Angleterre.

« Faire pousser du riz n’avait jamais été fait au Royaume-Uni » et ces plants montrent que ce « n’est finalement pas aussi fou qu’il y paraît », grâce au changement climatique, avance cette chercheuse au centre britannique d’écologie et d’hydrologie (UKCEH).

Du riz dans le « grenier à blé du Royaume-Uni », mais aussi des citrons ou des pois chiches dans le sud: c’est le pari de moins en moins fou que font des chercheurs britanniques, qui étudient à quoi ressemblera l’agriculture de demain dans le pays.

Comment une algue peut-elle réconcilier l’agriculture et le climat?

Nadine Mitschunas dirige ainsi des recherches visant à tester dans le Cambridgeshire de nouvelles cultures en réhumidifiant ou remettant en eau une ancienne région de tourbières. Son riche sol a permis de développer une agriculture particulièrement productive, et la région concentre un tiers des légumes et 20% des pommes de terre et betteraves cultivés en Angleterre.

Blé, fraises, oignons, avoine…

Mais le drainage des sols appauvrit progressivement la terre, menaçant l’agriculture locale, et libère le CO2 capté par les tourbières. C’est ce qu’ont constaté Craig et Sarah-Jane Taylor, agriculteurs partenaires du projet de l’UKCEH.

« Nous avons bien conscience que nos sols s’épuisent et que nous devons changer pour assurer l’avenir », explique Sarah-Jane, qui souligne que l’accès à l’eau « devient un problème, et ça va empirer ».

Comme ailleurs dans le monde, les effets du changement climatique se font sentir au Royaume-Uni, avec des phénomènes extrêmes plus fréquents, un réchauffement des températures, ou un assèchement des sols par endroits. Selon une modélisation de l’UKCEH, des cultures aujourd’hui largement répandues comme le blé ou les fraises deviendront beaucoup plus difficiles d’ici 2080 avec un réchauffement de 2°C. Avec une hausse de 4°C, ce sont les cultures d’oignons et d’avoine qui seraient pénalisées.

Mais à l’inverse, d’autres pourraient devenir viables, comme le tournesol, blé dur, soja, pois chiche, citron ou gombo, en particulier dans le sud-ouest du pays ou en Ecosse près du littoral. Dans les Fens, Nadine Mitschunas a testé neuf variétés de riz qui poussent habituellement aux États-Unis, Philippines, en Macédoine ou au Japon: quatre semblent prometteuses, en particulier une variété originaire de Colombie.

La germination des graines s’est faite en laboratoire, puis les semis ont été plantés dans l’eau en juin et la récolte a commencé début octobre. « Je ne mange pas encore mon propre riz », s’amuse la chercheuse, mais d’ici dix ans, cela pourrait devenir une réalité. « Le climat compatible avec la culture du riz s’étend de plus en plus vers le nord » de l’Europe, explique-t-elle, citant des projets plus avancés aux Pays-Bas et en Allemagne. La chercheuse teste aussi divers légumes (salades, céleris, citrouilles…), des fraises, ou encore des plantes aromatiques. Son projet vise également à régénérer les tourbières afin d’accroître les capacités de captage de CO2 du pays.

« Nous pouvons prendre des risques que les agriculteurs ne pourraient pas se permettre », explique Nadine Mitschunas.

« Et pourquoi ne pas essayer? »

Ailleurs au Royaume-Uni, d’autres équipes de chercheurs testent également de nouvelles cultures. À l’université de Southampton, Mark Chapman, professeur de biologie, dirige une étude visant par exemple à expérimenter la culture de pois chiches dans divers endroits du pays.

« Si nous attendons 20 ou 30 ans et que nous nous rendons compte que nous ne pouvons plus cultiver du blé comme nous l’avons toujours fait, alors nous aurons un problème », explique Mark Chapman.

Il faut donc s’interroger maintenant sur les futures cultures, les variétés à privilégier et (se demander) si les consommateurs accepteront de changer leurs habitudes, pour « faciliter la transition », selon lui. « Nous sommes à un point où nous devons essayer plus de choses. Et on doit impliquer les agriculteurs », qui connaissent leurs sols, et devront s’approprier ces changements, ajoute le chercheur.

Dans les Fens, Sarah-Jane et Craig font figure de précurseurs. Mais après l’étonnement des débuts, ils ont noté l’intérêt croissant d’autres agriculteurs. « Il fut un temps où on ne cultivait pas la pomme de terre ou la betterave ici, et maintenant ce sont les principales cultures. Donc pourquoi le riz ne serait pas une option? Et pourquoi ne pas essayer? » demande Sarah-Jane.

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Mort de Mathis : des centaines de personnes ont marché à Saint-Omer pour dire « un dernier au revoir » au jeune homme, tué par un automobiliste sous protoxyde d’azote

Participants à la marche blanche en hommage à Mathis, à Saint-Omer (Pas-de-Calais), le 11 novembre 2025. SAMEER AL-DOUMY/AFP

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mardi 11 novembre, à Saint-Omer (Pas-de-Calais), pour rendre hommage à Mathis, 19 ans, mortellement percuté le 1er novembre à Lille par un automobiliste ayant consommé du protoxyde d’azote et fuyant la police. La marche blanche s’est élancée d’un grand parc où Mathis avait ses habitudes, avant de cheminer en ville. Proches et anonymes, vêtus de blanc, certains portant des tee-shirts à l’effigie du jeune homme, ou des vêtements qu’il avait lui-même créés, ont défilé dans le calme pour lui dire « un dernier au revoir ».

Le 1er novembre, à 4 h 48 du matin, Mathis traversait une rue du centre-ville lorsqu’il a été percuté par un véhicule qui roulait à vive allure. Selon le procureur de la République de Lille, Samuel Finielz, le conducteur, âgé de 31 ans, avait plusieurs fois refusé d’obtempérer aux injonctions des policiers.

L’enquête a aussi établi « une consommation de protoxyde d’azote contemporaine de la conduite ». Quelques mètres après l’accident, le mis en cause a tenté de fuir à pied avant d’être interpellé. Déjà connu pour des délits routiers, il a été mis en examen pour homicide routier aggravé et placé en détention provisoire. Il conteste avoir conduit le véhicule.

« Perdre notre meilleur ami à 19 ans, le soir de Halloween, alors qu’il rentrait tranquillement d’une soirée où il s’était bien amusé, ce n’est pas normal », a confié à l’Agence France-Presse Tom, 20 ans, présent à la marche blanche. A l’issue de cette dernière, Emmanuel, le père de Mathis, habitant d’une commune voisine, a pris la parole au micro : « Je voulais tous vous remercier, la famille, les amis, les inconnus (…) si ça peut nous aider à ce que la justice soit plus ferme, qu’il n’y ait plus de protoxyde d’azote, je ne veux pas qu’il y ait de nouveau Mathis qui s’en aille un jour. »

Un vide juridique dénoncé par les proches de la victime

Les parents de Mathis réclament la « sévérité » et une loi interdisant spécifiquement de conduire quand on a consommé du protoxyde d’azote. Ils demandent à rencontrer le ministre de la justice, Gérald Darmanin, « pour lui faire des propositions concrètes ».

Aujourd’hui, il n’existe pas de loi « qui réprime la conduite après usage de protoxyde d’azote », déplore leur avocat, Antoine Régley. Or, « c’est un fléau grandissant, extrêmement inquiétant » au volant, « certains conducteurs perdent la vue quelques secondes, d’autres se sentent invincibles ».

En mars, le Sénat a voté la pénalisation de l’usage détourné du protoxyde d’azote ou « gaz hilarant », sans viser spécifiquement la conduite ni aller jusqu’à interdire totalement sa vente aux particuliers, comme l’avaient fait auparavant les députés. L’avenir de cette loi dépendra des négociations entre les deux chambres.

Originaire d’Haïti, Mathis a été adopté par un couple du Nord. Il travaillait dans un fast-food de la banlieue lilloise et préparait son bac en candidat libre. Sous le pseudo MPX, il écrivait aussi quelques textes de rap. A Lille, près du lieu du drame, de nombreux hommages lui ont déjà été rendus sous forme de messages et de fleurs attachés à un arbre. Les obsèques du jeune homme ont eu lieu, lundi, dans l’intimité familiale.

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Le Monde avec AFP

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Pour le ministre de l’Industrie, la reprise des usines Novasco s’annonce « difficile »

L’aciériste qui fabrique des aciers spéciaux, notamment pour le secteur automobile, en est à son quatrième redressement judiciaire depuis 2014.

La reprise des usines de l’aciériste Novasco en redressement judiciaire s’annonce « difficile », a estimé dimanche le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, à trois jours de la décision du tribunal judiciaire de Strasbourg sur le devenir de l’entreprise et de ses 760 salariés.

« Sur Novasco, il y a des projets qui seront examinés par le tribunal le douze, mercredi: ça va être difficile, je préfère le dire tout de suite, ça va être difficile », a répété le ministre, interrogé dans l’émission Dimanche en politique, sur France 3.

Le ministre est même allé jusqu’à former le voeu de « redonner un avenir » à « ce site », semblant parler de l’usine d’Hagondange en Moselle, la plus importante du groupe, qui compte quelque 450 salariés, dont il espère qu’elle « puisse avoir un devenir, donc ne ferme pas et ne soit pas une friche ».

Il a rappelé avoir reçu cette semaine « tous les élus locaux » et avoir « obtenu la mobilisation de l’intercommunalité locale, de la région et de la Banque des territoires » pour que « demain, même s’il n’y avait pas éventuellement de projets de reprise satisfaisants, on ne laisse pas tomber le site ».

Le fonds Greybull n’aurait pas tenu ses engagements

Parmi les deux repreneurs potentiels, Europlasma envisagerait de reprendre les quatre sites, à Saint-Etienne, Custines (Meurthe-et-Moselle), Leffrinkoucke près de Dunkerque (Nord) et surtout Hagondange, mais au prix de licenciements (75 salariés seraient repris sur 450). Métal Blanc n’a en revanche cantonné son offre qu’à un seul site, celui de Leffrinkoucke.

Novasco, qui fabrique des aciers spéciaux, notamment pour le secteur automobile, en est à son quatrième redressement judiciaire depuis 2014.

Le groupe avait été repris en 2024 par le fonds d’investissement britannique Greybull Capital, qui avait promis d’y injecter 90 millions d’euros tandis que l’Etat verserait 85 millions.

Si l’Etat a globalement tenu ses engagements financiers, Greybull n’a apporté que 1,5 million d’euros, selon les syndicats.

Mercredi, le ministre avait indiqué vouloir demander des comptes à l’actionnaire britannique a qui il entendait faire respecter ses engagements, sans en dire davantage.

L’industrie sidérurgique européenne multiplie les plans de licenciements, souffrant entre autres de la concurrence chinoise, des coûts élevés de l’énergie, ainsi que des difficultés des constructeurs automobiles, gros consommateurs d’acier.

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Horoscope du 12-11-2025 : Poissons

Amour

Avec l’astre des poissons, vous avez tendance à être sensibles et émotifs dans vos relations. Aujourd’hui, il est préférable de ne pas laisser vos sentiments vous faire sombrer dans l’anxiété. Soyez ouvert et communicatif pour faire évoluer vos relations.

Santé

N’oubliez pas de prendre soin de votre corps physique. Les exercices réguliers et une alimentation équilibrée sont essentiels pour maintenir votre énergie et votre vitalité. Évitez les excès en nourriture ou en boisson pour éviter les troubles digestifs.

Travail

Afin d’évoluer dans votre carrière et atteindre vos objectifs, soyez plus confiant et assertif. Ne craignez pas de parler de vos idées et de vos ambitions pour vous faire des atouts chez vos supérieurs.

Horoscope du 12-11-2025 : Verseau

Amour

Comme un éclair de lumière, la situation amoureuse va s’éclaircir aujourd’hui pour vous, Verseau. Allez-y, soyez ouvert(e) aux possibilités qui se présentent et vous verrez que tout va bien tourner. N’ayez pas peur de vous mettre en danger, mais soyez attentif à votre coeur, il sait ce qu’il veut.

Santé

Pour un baillement de chance, n’oubliez pas de prendre soin de votre santé aujourd’hui. Un moment de repos devrait suffire pour que vous vous sentiez réconforté, mais n’hésitez pas à prendre des mesures plus importantes si nécessaire. Un peu de méditation ou de yoga ne vous ferait pas de mal non plus.

Travail

Cours de foudre de chance sur le front du travail ! Une tâche importante pourra être résolue aujourd’hui, et vous serez reconnu(e) pour vos réalisations. Ne vous laissez pas surprendre par la bonne humeur de vos collègues, mais laissez-les vous soutenir et vous aider à atteindre vos objectifs.