Sur les rails à travers le Cantal

Au tout début du printemps, dans le sud-ouest du Cantal, l’herbe a déjà verdi et les arbres fruitiers déploient de resplendissants bouquets blancs. Mais, à mesure que le train prend de l’altitude et se dirige vers le plomb du Cantal, sommet du massif qui a donné son nom au département, le vent forcit et les signes printaniers se font rares. Le voyageur ne retrouvera les bourgeons qu’à la descente, au bord des rives de l’Alagnon, de l’autre côté de la montagne.

Il peut sembler déraisonnable de choisir le train pour traverser ce département rural et montagneux, l’un des moins denses de France. Le territoire est pourtant parcouru par deux lignes, sans compter le train du plateau du Cézallier,qui servait autrefois à transporter le bétail vers la grasse herbe d’altitude, et dont une partie a été transformée en chemin de fer touristique.

La ligne qui relie Toulouse à Clermont-Ferrand, en six heures quarante minutes, n’est pas avare en vues plongeantes, viaducs, tunnels, desservant sept arrêts dans le département. En pratique, pour certains tronçons, un car aux vitres teintées remplace, hélas, le confortable TER bleu de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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Mort du jeune autiste blessé par des tirs policiers aux États-Unis, après plusieurs jours de coma

Victor Perez, un jeune autiste de 17 ans grièvement blessé par des tirs de policiers le 5 avril, dans une ville de l’Idaho aux États-Unis est mort annoncent ses proches ce samedi 12 avril.

Entre la vie et la mort depuis une semaine, Victor Perez a succombé à ses blessures. La famille de cet adolescent autiste de 17 ans grièvement blessé par des tirs de policiers le samedi 5 avril à Pocatello dans l’Idaho (États-Unis) ont annoncé le décès du jeune homme ce samedi 12 avril rapporte Associated Press.

Ses proches indiquent que les médecins avaient déclaré l’adolescent en état de mort cérébrale. Ils ont pris la décision de débrancher les machines qui le maintenaient en vie. Une veillée a eu lieu dans la soirée.

Selon la tante de l’adolescent, Ana Vasquez, Victor Perez avait d’abord subi plusieurs interventions chirurgicales, au cours desquelles les médecins lui avaient retiré neuf balles et l’avaient également amputé d’une jambe.

Adolescent désorienté et armé d’un couteau

Les faits ont eu lieu dans le jardin de la famille de Victor Perez. Sur une vidéo filmée par un témoin et relayée par l’agence Associated Press, on voit l’adolescent, visiblement désorienté, agiter un couteau pendant qu’une femme tente de le désarmer avec un bâton.

Arrive ensuite une patrouille de quatre policiers, dont trois sont armés de pistolets et un autre d’un fusil. Depuis la rue, positionnés derrière la clôture du jardin, ils ordonnent à Victor Perez de lâcher le couteau. Mais le garçon se relève et se dirige vers les agents, qui font immédiatement feu sur lui. Neuf balles ont atteint Victor Perez.

La police avait été prévenue par le fils d’un garagiste installé non loin du jardin où le drame s’est déroulé. Ne connaissant pas Victor Perez, il avait signalé à l’opérateur du 911 – le numéro d’urgence – un jeune homme brandissant un couteau et semblant « assez ivre ».

Un sentiment d’injustice de la famille

Après la diffusion de cette vidéo, le chef de la police de Pocatello, Roger Schei a demandé de faire preuve de prudence estimant qu’elle ne montrait la scène que sous un seul angle.

« Il faut analyser tous les faits et les preuves pour avoir une idée claire de ce qu’il s’est passé », a-t-il indiqué dans une déclaration filmée et postée sur les réseaux sociaux. L’enquête a été confiée à l’East Idaho Critical Incident Task Force.

Dans un entretien à CBS News jeudi dernier, la tante du défunt a partagé sa tristesse et son sentiment d’injustice. « C’est difficile de leur faire confiance. La police est censée nous aider, nous protéger, s’ils ne le font pas, qui le fera? »

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Gabon : le général Brice Oligui Nguema, putschiste en voie d’élection

Le général Brice Oligui Nguema lors d’un meeting à Libreville, le 10 avril 2025. DANIEL BELOUMOU OLOMO / AFP

Libreville est encore assoupie. Au quartier Charbonnages, vendredi 11 avril au petit matin, les averses tombées au cours de la nuit ont laissé de grandes flaques d’eau que les rares passants évitent avec précaution. Les vendeurs proposent déjà mangues, avocats, bananes, ananas… « Les gens n’ont pas fait de provisions, comme ils le font habituellement la veille d’un scrutin. Cela traduit une forme de sérénité », explique Bergès Mietté, enseignant à l’université de Libreville et chercheur associé au laboratoire Les Afriques dans le monde (LAM) de Sciences Po Bordeaux.

« Pour la première fois depuis 1993, on assistera [ce samedi] à une élection où il n’y aura pas eu de violences au cours de la période préélectorale », se félicite Désiré Ename, directeur de l’hebdomadaire Echos du Nord. Quelque 850 000 Gabonais sont appelés aux urnes pour un scrutin qui doit mettre fin à dix-neuf mois de transition.

Le 30 août 2023, la dernière élection présidentielle avait tourné au putsch. Une heure seulement après l’annonce de la victoire d’Ali Bongo Ondimba pour un troisième mandat au terme d’un scrutin ostensiblement truqué, des militaires prenaient le pouvoir et portaient à la tête de l’Etat le commandant en chef de la garde républicaine, Brice Oligui Nguema. En quelques minutes et sans effusion de sang, le général mettait fin à la dynastie des Bongo, qui avait vu Omar (de 1967 jusqu’à sa mort, en 2009) puis son fils Ali régner sur le Gabon, pays riche en pétrole et en minerais (fer, manganèse…), pendant cinquante-cinq ans.

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Marathon de Poitiers: « Je voudrais juste avoir une petite pensée pour Agathe », souligne l’un des organisateurs de la course


Marathon de Poitiers: « Je voudrais juste avoir une petite pensée pour Agathe », souligne l’un des organisateurs de la course{if(tcData&&(tcData.eventStatus=== »tcloaded »||tcData.eventStatus=== »useractioncomplete »)){callback()}},[vendorId])}}))};]]>

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« Je suis tombé dans le piège »: l’influenceur algérien Amir DZ raconte l’enlèvement dont il dit avoir été victime en France

Amir Boukhros, influenceur algérien hostile au régime d’Alger, s’est exprimé sur la tentative d’enlèvement dont il dit avoir été victime sur le sol français. Trois hommes soupçonnés d’être impliqués ont été mis en examen vendredi 11 avril.

Une affaire qui pourrait raviver les tensions entre Paris et Alger. Amir Boukhors, influenceur algérien opposant au régime algérien, s’est exprimé samedi 12 avril sur France 2 sur la tentative d’enlèvement dont il dit avoir été victime.

Une affaire dans laquelle trois hommes, dont l’un travaille dans l’un des consulats d’Algérie en France, ont été mis en examen vendredi 11 avril, pour arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivie de libération avant le 7e jour, en relation avec une entreprise terroriste, selon le parquet national antiterroriste (Pnat) français.

L’influenceur de 41 ans, connu sous le nom d’Amir DZ sur les réseaux sociaux où il se présente comme « journaliste d’investigation » raconte avoir été victime d’un kidnapping sur le sol français l’année dernière.

L’homme raconte qu’il est 23h30 le 29 avril 2024 lorsqu’une voiture l’attend devant chez lui, au sud de Paris. « Je vois un gyrophare et quatre personnes qui descendent de la voiture avec un brassard de police. (…) Ils m’ont mis les menottes et dit qu’un officier de la police judiciaire m’attendait », affirme Amir Boukhors.

27 heures de séquestration

D’après lui, il s’agit de faux policiers. Emmené de force dans un conteneur isolé, en Seine-et-Marne, il dit avoir été relâché 27 heures plus tard, après avoir été drogué avec des médicaments.

Dans sa plainte, consultée par l’AFP, Amir DZ avait raconté aux policiers que ses ravisseurs avaient « fait les surpris » en découvrant son identité, pensant plutôt « qu’il avait détourné un camion de drogue », puis l’avaient libéré.

« Vers 3 heures du matin, ils m’ont dit qu’ils allaient me libérer dans un lieu, d’aller tout droit, de prendre le train et de rentrer chez moi », relate l’influenceur.

Amir DZ est persuadé que ses ravisseurs sont en réalité les services secrets algériens, venus l’intimider. Installé en France depuis 2016, l’Algérie réclamait le retour de l’influenceur au million d’abonnés sur TikTok, hostile au régime en place à Alger, pour le juger. Il a obtenu l’asile politique en 2023.

Trois hommes mis en examen

Après avoir fait l’objet d’une enquête ouverte au parquet de Créteil, les investigations ont été reprises par le Pnat en février dernier.

Près d’un an après les faits, trois hommes soupçonnés d’être impliqués dans l’enlèvement ont donc été mis en examen et placés en détention vendredi. L’un travaille dans un consulat d’Algérie en France.

Samedi 12 avril au soir, Alger a « vivement protesté » contre la détention en France de son agent consulaire, sur « la forme » et sur « le fond » de l’affaire.

Une « cabale judiciaire inadmissible »

L’Algérie rappelle que « l’agent consulaire a été arrêté en pleine voie publique puis placé en garde à vue sans notification par le canal diplomatique » et dénonce « l’argumentaire vermoulu et farfelu » du ministère de l’Intérieur français, fustigeant une « cabale judiciaire inadmissible » reposant « sur le seul fait que le téléphone mobile de l’agent consulaire inculpé aurait borné autour de l’adresse du domicile d’Amir Boukhors.

« Ce tournant judiciaire de l’enquête avec l’arrestation d’agents liés au régime algérien et leur présentation à un juge révèle aussi que les faits du 29 avril 2024 sont une affaire d’État », estime l’avocat d’Amir Boukhors, maître Plouvier.

Particulièrement actif sur le dossier des relations franco-algériennes, Bruno Retailleau a réagi samedi après-midi. Le ministre de l’Intérieur évoque une situation « grave, tellement grave que c’est le parquet national antiterroriste qui dirige l’enquête », allant jusqu’à évoquer, un potentiel acte « d’ingérence étrangère ». Une semaine seulement après la visite en Algérie du chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, pour tenter d’apaiser les tensions entre les deux pays.

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Etats-Unis : la justice face aux assauts de l’administration Trump

Le représentant américain Adriano Espaillat (à droite), président du Congressional Hispanic Caucus, s’exprime lors d’une conférence de presse avec Jennifer Vasquez Sura, épouse de Kilmar Abrego Garcia, un migrant salvadorien qui vivait légalement aux Etats-Unis, expulsé par erreur vers le Salvador. A Washington, le 9 avril 2025. KEN CEDENO / REUTERS

Dans la confrontation entre l’administration Trump et la justice, les tribunaux américains ont, jusqu’à présent, tenu leur rang sur la question de l’immigration. La décision de la Cour suprême, jeudi 10 avril, d’ordonner aux autorités fédérales de « faciliter » le retour aux Etats-Unis de l’immigré salvadorien Kilmar Abrego Garcia, renvoyé « par erreur » dans son pays, le 15 mars, de l’aveu même des autorités, a été saluée par nombre de juristes comme le signe que l’Etat de droit n’est pas sans ressources contre les assauts du gouvernement.

La décision a été rendue à l’unanimité des neuf juges, comme l’avait été, mercredi, celle de la Cour, considérant que les quelque 200 Vénézuéliens emmenés sans autre forme de procès, le 15 mars, au Salvador, dans les mêmes circonstances que Kilmar Abrego Garcia, auraient dû pouvoir contester leur détention devant un juge, selon le principe d’habeas corpus, essentiel en droit anglo-saxon. La Cour s’était cependant divisée (six contre trois) sur la manière d’aborder le fond du dossier : l’administration Trump peut-elle se prévaloir d’une loi s’appliquant en temps de guerre ou d’invasion (Alien Enemies Act de 1798) pour mener à bien sa politique d’expulsions massives en temps de paix ? La majorité avait préféré statuer seulement sur une question procédurale de localisation de la plainte.

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« Gray Pride »: manifestation en gris en Hongrie pour protester contre l’interdiction de la Marche des fiertés

Pour dénoncer l’interdiction récente de la Marche des fiertés en Hongrie, des milliers de manifestants ont défilés vêtus de gris dans les rues de Budapest samedi 12 avril.

« La ressemblance est à la mode ». Des milliers de manifestants en vêtements ternes brandissant des pancartes satiriques sont descendus dans les rues de Budapest samedi 12 avril. L’objectif: se moquer des récentes mesures du Premier ministre Viktor Orban contre la diversité et les droits des personnes LGBTQ+.

Agitant des drapeaux gris, dont des drapeaux arc-en-ciel en noir et blanc appelant à une « Gray Pride », plus de 10.000 personnes se sont jointes à la manifestation à Budapest, selon les journalistes de l’AFP.

Parti politique parodique

Le rassemblement s’est tenu à l’appel du Parti hongrois du chien à deux queues (MKKP), un mouvement parodique enregistré comme parti politique, en réponse à l’adoption récente d’une loi destinée à interdire la Marche des fiertés annuelle sous le prétexte qu’elle enfreint la très critiquée loi de « protection de l’enfant » hongroise.

La nouvelle loi, passée en procédure accélérée au Parlement, permet aussi aux autorités de verbaliser les personnes organisant ou assistant à l’événement et d’utiliser des logiciels de reconnaissance faciale pour identifier d’éventuels contrevenants.

« Regardez toutes ces personnes ici aujourd’hui, habillées en gris – une parfaite démonstration de ce qu’est la ressemblance », a expliqué Kata Bicskei, un ingénieur de 53 ans. « Nous ne voulons pas que tout le monde se ressemble ».

Un autre protestataire, Tamas Olajos, a souligné que « l’humour révèle l’absurde » et que le rassemblement était une « façon de répondre à un régime qui se prend trop au sérieux ».

Depuis le retour au pouvoir de Viktor Orban en 2010, la Hongrie a adopté une série de lois, critiquées domestiquement et à travers l’Union européenne parce qu’elles ont réduit les droits des minorités sexuelles et de genre dans le pays.

Lundi, le parlement doit voter un amendement à la constitution qui renforcera les bases légales de l’interdiction de la Marche des fiertés.

Manifestations en série

Les récentes mesures avaient déjà provoqué de précédentes protestations en Hongrie, des milliers de personnes bloquant les ponts de la capitale chaque mardi pour demander l’abrogation de la loi interdisant la Marche des fiertés.

Les organisateurs de cette dernière ont assuré qu’ils prévoient toujours d’organiser l’événement de cette année, prévu le 28 juin. Une douzaine de parlementaires européens ont annoncé qu’ils y participeraient.

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La parentalité a transformé votre sommeil. Racontez-nous

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« Une décroissance contrainte »: le Printemps de Bourges lance la saison des festivals musicaux malgré un budget en baisse

Avec la chute des subventions et l’envol des coûts, le plus ancien festival de musique mise notamment sur les artistes émergents, « moins gourmands en cachets ».

De Michel Polnareff à Tiakola, le Printemps de Bourges ouvre mardi sa 49e édition, en même temps que le bal des festivals musicaux, mais subit une « décroissance contrainte », entre chute des crédits et coûts qui s’envolent.

Le W, plus grande scène du Printemps de Bourges, s’apprête à vibrer dans un enchaînement de stars et de styles. Clara Luciani, Lucky Love et Fatboy Slim seront présents, ainsi qu’une ribambelle de rappeurs à succès comme Tiakola, Soolking ou Vald, tout juste de retour avec son « Pandémonium ».

La soirée d’ouverture est osée, avec pour tête d’affiche Michel Polnareff, qui sort un nouvel album le 25 avril. À 80 ans, l’interprète de « Goodbye Marylou » rempile pour une nouvelle – et peut-être dernière – tournée, dont Bourges marque la première date française. Mais lors de ses précédents concerts dans l’Hexagone en 2023, « l’Amiral » avait essuyé une tempête de critiques sur la qualité de sa prestation.

Cette 49e édition ne déroge pas non plus à son habitude de présenter de nouvelles têtes et ses créations, dont l’une consacrée à la grande voix du monde arabe Oum Kalthoum.

Une situation économique de plus en plus tendue

En coulisses, le mot d’ordre, « c’est de ne pas perdre de plumes en 2025, pour être là en 2026 » et célébrer les 50 ans de l’évènement, glisse Jean-Michel Dupas, programmateur du Printemps de Bourges.

Le festival, qui mixe partenariats privés dont le Crédit mutuel, subventions et fonds propres (billetterie, bars…), avance sur une ligne de crête. Il reste « très subventionné » et « une seule salle gagne de l’argent, c’est le W », observe l’organisation.

Pourtant, entre les concerts en salles et l’offre gratuite dans la ville du centre de la France, l’évènement séduit: il a attiré environ 250.000 personnes l’année passée.

Ce constat doux-amer est similaire à la situation des autres festivals, dans une situation économique de plus en plus tendue: 44% de ceux affichant des taux de remplissage supérieurs à 90% ont bouclé une édition déficitaire en 2024, selon le Centre national de la musique.

Concurrencés par l’ampleur de l’offre (festivals, salles, stades), touchés par un changement de consommation des jeunes et à la merci des caprices météorologiques, les festivals doivent de surcroît composer avec une conjoncture défavorable, où la culture pâtit souvent des arbitrages politiques.

Pour la première fois en dix ans, le budget du Printemps de Bourges – en hausse en 2024, à environ 7,5 millions d’euros – a été revu en baisse, amputé de 400.000 euros de financement.

Ce coup de rabot s’explique par une diminution de « 150.000 euros de sponsoring » et « 250.000 euros d’aides publiques », détaille à l’AFP le directeur du festival, Boris Vedel.

Miser sur les artistes émergents

L’Etat a maintenu son soutien et celui de la ville résiste, mais les aides de la région Centre-Val de Loire ont diminué et celles du département du Cher se sont effondrées, ajoute-t-il. Face à cette « décroissance contrainte », le Printemps n’a d’autre choix que de « se renforcer sur l’émergence », selon Boris Vedel.

Mettre en lumière des découvertes a toujours été dans l’ADN du festival, notamment via les Inouïs. Ce dispositif a accompagné 1.600 artistes depuis sa création il y a 40 ans, dont Christine and the Queens (désormais Rahim Redcar) et Eddy de Pretto.

Avec une carrière et une notoriété moins développées, ils présentent l’avantage d’être moins gourmands en cachets, qui ont globalement explosé.

« En cinq, six ans, les artistes internationaux ont pris 50% et, en France, on est à 20, 25% de hausse, loin de l’inflation », s’agace Jean-Michel Dupas, en précisant que les coûts de production ont aussi grimpé de « 25% depuis le Covid ».

Avec « les subventions qui baissent…ça fait un cocktail sympa », ironise-t-il. « Les festivals tirent un peu la langue, à part deux ou trois, c’est très dur. »

Malgré tout, le Printemps, présenté comme le plus ancien festival de musiques actuelles, affiche une volonté intacte d’emporter le public dans « l’énergie de la fête, de la danse et de l’émotion » jusqu’à dimanche.

Il en va d’un héritage à faire perdurer: celui de son cofondateur Daniel Colling, décédé en janvier et à qui un temps d’hommage entre professionnels est prévu mercredi.

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Stéphane Bour, producteur « geek » de piment : « J’aime le côté scientifique, l’aspect défi de cette culture »

Stéphane Bour, 38 ans, chez lui, à Prunay (Marne), le 28 mars 2025. INFERNO-PEPPERS.FR

Miser sur le piment et accessoirement sur les agrumes en plein cœur du vignoble champenois quand on est plus habitué à bidouiller des data que des graines, l’idée peut sembler saugrenue. Pas pour Stéphane Bour, 38 ans, qui a quitté, il y a deux ans, région parisienne, lignes de code et salaire confortable de cadre pour assouvir « une passion dévorante ». Derrière ses lunettes rectangulaires et son air faussement sérieux se cache « Inferno Peppers », du nom de son site de vente de graines et de plants de piment, une centaine de variétés publiques, plus ou moins rares, mais aussi des croisements de sa création.

Ce père d’une fillette de 10 ans applique son âme de geek à l’agriculture, qu’il envisage naturelle et sans pesticides. « J’aime le côté scientifique, l’aspect défi », reconnaît-il en arpentant son terrain de 6 000 mètres carrés situé à une vingtaine de kilomètres de Reims (Marne), et sur lequel il vient d’installer une serre de 290 mètres carrés. Objectif à terme : vendre 15 000 plants de piment et 20 000 agrumes par an. « Les hivers moins longs et les températures plus élevées rendent possible de faire pousser ces variétés éloignées des cultures locales. »

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