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Au Pakistan, l’épisode extrême de mousson a fait près de 400 morts depuis jeudi

Des secouristes et des habitants recherchent des victimes dans les décombres de maisons effondrées dans le village de Dolari, dans le district de Swabi, dans la province montagneuse de Khyber Pakhtunkhwa, au nord du Pakistan, le 18 août 2025. AAMIR QURESHI / AFP

Alors que les opérations se poursuivent pour sortir des dizaines de corps encore ensevelis, au moins 393 personnes sont mortes depuis jeudi dans des pluies de mousson torrentielles au Pakistan, ont annoncé mardi 19 août les autorités.

Parmi ces morts, précise l’Autorité nationale de gestion des catastrophes (NDMA), 356 ont été enregistrés dans la seule province montagneuse du Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest frontalier de l’Afghanistan. Au total, ajoute la NDMA, 706 Pakistanais sont morts depuis le 26 juin, date du début de la mousson, censée durer jusqu’à la mi-septembre. Islamabad recense également un millier de blessés sur la même période.

Secouristes et voisins s’activaient mardi à extraire les dizaines de corps toujours prisonniers des décombres au Pakistan. A la télévision nationale, le général Inam Haider, président de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes, a prévenu : « L’épisode de pluies torrentielles va continuer jusqu’à samedi. » « Et un autre est attendu à la fin du mois », a-t-il ajouté.

Des inondations dans les grandes villes redoutées

Mardi, la pluie a gagné d’autres provinces. Jusqu’ici, plus de 350 des près de 400 morts ont été recensés au Khyber Pakhtunkhwa, et la quasi-totalité des autres dans le reste du nord du pays. Le Baloutchistan et le Sind, dans le Sud côtier, sont désormais aussi touchés. Le météorologiste en chef du Sind, Ameer Haider Laghari, redoute « des inondations dans les grandes villes » dont Karachi, la capitale économique, « car les infrastructures sont en mauvais état ».

Au Baloutchistan, déjà « 40 à 50 maisons ont été endommagées et la principale autoroute vers le Sind a été fermée aux poids lourds », a rapporté de son côté le coordinateur de l’agence locale de gestion des catastrophes, Mohammed Younis.

Et si les pluies se poursuivent, préviennent les autorités, la chaleur − typique de la mousson d’été − reste forte, faisant redouter la propagation de bactéries et d’épidémies, alors que l’eau stagnante est chaque année synonyme de vague de dengue au Pakistan.

Les grandes inondations de 2010 puis de 2022 n’ont fait que renforcer l’inquiétude des 255 millions de Pakistanais qui voient les phénomènes climatiques extrêmes se multiplier. Le pays, l’un des plus vulnérables aux effets du changement climatique, voit se succéder au fil des saisons inondations massives, explosions de lacs glaciaires et sécheresses inédites.

Le Monde avec AFP

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