Le milliardaire Pierre-Edouard Stérin au cœur d’une enquête sur le financement illégal de candidats du RN

Le milliardaire Pierre-Edouard Stérin, à Paris, le 6 septembre 2023. STEPHANE LAGOUTTE/CHALLENGES-REA

Mardi 11 juin 2024, deux jours après la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron. La vie politiquefrançaise s’apprête à vivre un bouleversement majeur, avec le ralliement du président du parti Les Républicains, Eric Ciotti, au Rassemblement national (RN). Hasard du calendrier : pendant que les télévisions patientent devant le siège du parti d’extrême droite, dans le 16e arrondissement de Paris, l’homme qui rêvait de cette union se présente, non loin de là, à Nanterre, dans les locaux de la direction nationale de la police judiciaire. Ce jour-là, Pierre-Edouard Stérin est entendu, en tant que « suspect libre », dans le cadre d’une enquête préliminaire sur des faits de financement illégal de campagne électorale, selon les informations du Monde confirmées par le parquet de Marseille, qui dirige la procédure.

Les enquêteurs s’interrogent sur le rôle du milliardaire, fervent soutien d’un projet de société ultralibéral, réactionnaire et xénophobe, dans un système de financement illégal des campagnes électorales du RN en 2020 et en 2021, principalement dans le quart sud-est de la France. L’enquête, étendue aux infractions de blanchiment et d’exercice illégal de la profession de banquier, est menée dans le plus grand secret depuis 2021 par la brigade de la criminalité financière de la police judiciaire marseillaise.

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Accusation de viols contre Seb Mellia: l’humoriste placé en garde à vue après le dépôt de deux plaintes

L’humoriste a été entendu dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris après le dépôt de deux plaintes pour viol. Il est ressorti libre.

L’humoriste Seb Mellia a été placé en garde à vue, ce mardi 8 juillet, dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte après le dépôt de deux plaintes, en avril 2024 et en mai 2024, pour viols, a appris BFMTV.com auprès du parquet de Paris, confirmant une information du Parisien.

Il est ressorti libre ce mercredi soir. « La garde à vue a été levée aux fins de poursuite en préliminaire », ajoute le parquet de Paris.

« Même si une mesure de garde à vue est toujours un moment difficile à vivre, il était important pour lui qu’après la fureur médiatique s’ouvre le temps de la justice afin qu’il puisse enfin s’exprimer sur les accusations portées à son encontre », a réagi auprès de BFMTV.com l’avocate de Seb Mellia, Me Jade Dousselin. « Nous sommes évidemment plus que satisfaits qu’il puisse ressortir libre », a-t-elle ajouté.

Me Jade Dousselin a rappelé que « la présomption d’innocence doit toujours primer, en atteste le classement sans suite dont il a bénéficié dans le précédent dossier le concernant ».

Des témoignages de plusieurs femmes

Dans ce dossier figure la plainte déposée par Tania Dutel contre Seb Mellia. En mai 2024, l’humoriste française avait partagé cette plainte dans une publication Instagram. Deux photos qu’elle avait accompagnées d’un message directement adressé à Seb Mellia: « Maintenant tu sais… Je compte sur tes soutiens du métier pour faire une capture d’écran et te l’envoyer. »

Seb Mellia clame son innocence depuis le début de l’affaire. En janvier 2024, l’humoriste belge Florence Mendez était sortie du silence en révélant sur Instagram avoir reçu les témoignages de 31 femmes dénonçant le comportement du stand-upper.

En mars de la même année, onze femmes avaient témoigné auprès du magazine Télérama d’agissements commis entre 2010 et 2022 par Seb Mellia. Certaines l’accusent d’agressions sexuelles ou de viols. Parmi ces femmes, trois d’entre elles sont également humoristes et les huit autres sont des spectatrices de ses one man shows.

Seb Mellia avait démenti ces accusations et avait affirmé, par la voix de son avocate, « n’avoir jamais eu vent d’une quelconque souffrance ni d’un quelconque grief de la part d’une partenaire, et encore moins d’une accusation de viol ou de tout autre comportement délictuel ».

Sur Instagram fin janvier 2024, il s’était dit « choqué et anéanti » par les accusations à son encontre et dénonçait une « chasse à l’homme ». Il s’était néanmoins excusé d’avoir « pu offenser certaines de (ses) partenaires dans le passé, et sans le vouloir par un comportement inapproprié ».

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